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Publié par la rédaction le 12 février 2010 à 0:01

Nelson Mandela célébré par ses héritiers sur fond de divisions

La «nation arc-en-ciel» a célébré jeudi le 20e anniversaire de la libération de Nelson Mandela. Amis, avocats ou compagnons de cellule s’étaient mobilisés pour raconter ce moment qui a changé leur vie. «Le chef de la prison est venu et il nous a dit : “Je viens juste de recevoir un fax. Vous serez libérés demain.” Il s’attendait évidemment à une explosion de joie. Mais, à la place, on lui a répondu : “Un fax ? Qu’est-ce que c’est qu’un fax ?”» raconte aujourd’hui en souriant Ahmed Kathrada, l’ex-compagnon de cellule de Nelson Mandela. C’était le 11 février 1990. Après vingt-sept ans d’incarcération, Nelson Mandela passait les portes de la prison de Victor-Verster, à Paarl, près du Cap (Sud-Ouest). En quelques années, le changement politique a été radical au pays de l’apartheid. Les lois ségrégationnistes ont été démantelées, la démocratie installée, et le pays s’est doté d’une des Constitutions les plus libérales au monde. Nelson Mandela, architecte des négociations entamées en prison en 1982, est considéré comme le moteur principal de ce miracle. «C’est à lui que l’on doit tout. Il nous a guidés vers la liberté. On l’a aidé, bien sûr, mais c’est lui qui avait l’énergie de garder la lutte en vie. C’est lui qui a ouvert les négociations. Il avait toujours un pas d’avance dans la politique de ce pays», a déclaré son ancien conseiller, Cyril Ramaphosa, lors de l’ouverture d’une exposition commémorative au Cap. La haute commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme, Navi Pillay, elle-même sud-africaine, a salué «la voie du pardon et de la démocratie» choisie par Mandela. «Beaucoup de gens passés par où il est passé auraient cherché à se venger et (se seraient engagés) dans un racisme inversé», a-t-elle souligné. Le Congrès national africain (ANC) a remporté chaque scrutin haut la main depuis 1994. Mais l’unité de jadis, construite autour du plus vieux prisonnier du monde, s’effrite au fil des ans. Depuis la mise à l’écart de Thabo Mbeki, l’ancien président répudié par la base, les tensions sont palpables. «Si nous voulons faire la différence, nous devons nous inspirer de l’état d’esprit de Nelson Mandela le jour de sa libération», a déclaré Mgr Desmond Tutu, appelant tous les Sud-Africains à célébrer la réconciliation. Messages préenregistrés  Mais les conseils de l’archevêque n’ont pas eu beaucoup d’effet sur le très controversé Julius Malema. Lors de la cérémonie qui s’est tenue jeudi devant la prison de Victor-Verster, le chef de la Ligue des jeunes de l’ANC n’a pas hésité à s’en prendre à Frederik De Klerk, traitant le Prix Nobel de la Paix de «raciste». Sur les luttes intestines qui déchirent son parti, Nelson Mandela, 91 ans, reste silencieux. Depuis quelques années, il ne fait plus aucune déclaration spontanée. Ses messages préenregistrés, soigneusement filtrés par la Fondation Mandela, laissent planer de sérieux doutes sur son état de santé physique et mental. Sa présence, jeudi, au Parlement, a été sa seule apparition publique lors d’une journée qui lui était entièrement consacrée. «La leçon de la lutte menée en Afrique du Sud est que le changement ne vient jamais sans combat. Mais, quand ils se battent, les progressistes peuvent changer l’histoire. C’est la leçon que no us devrions tirer quand nous nous attaquons aux grandes causes planétaires d’aujourd’hui, la pauvreté, le réchauffement climatique, le terrorisme», écrivait jeudi Gordon Brown, le premier ministre britannique, dans The Independent. LIRE AUSSI » EN IMAGES - Mandela, un combattant de la liberté » La génération Mandela, si loin de l’apartheid

Publié par la rédaction le 10 février 2010 à 21:29

Woerth défend la mobilité des fonctionnaires

Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, Éric Woerth présente officiellement ce jeudi au Conseil supérieur de la fonction publique d’État le décret controversé sur la mobilité des agents. LE FIGARO. - À quoi ce décret sur la mobilité servira-t-il ? Éric WOERTH. - Tout simplement à appliquer la loi votée l’été dernier après beaucoup de concertation ! Aux fonctionnaires, elle offrira de vrais parcours professionnels : une administration ne pourra plus retenir un agent ayant trouvé un poste qui l’intéresse dans une autre administration, et il ne perdra plus de rémunération ou d’ancienneté en changeant de poste… Parallèlement, nous réformons en profondeur l’administration. Des services sont fusionnés, l’informatisation progresse : au final, des postes disparaissent. Pour les fonctionnaires dont le poste a été supprimé, la loi «mobilité» oblige l’administration à leur faire trois vraies propositions et à les former s’ils en ont besoin, en maintenant l’intégralité de leur salaire. S’il les refuse, l’agent peut être placé en disponibilité, après avis de la commission administrative paritaire (CAP) où siègent les syndicats. Trois nouvelles offres lui sont faites. S’il les refuse encore, il pourra être licencié, après un nouveau passage en CAP. Les syndicats parlent d’une «provocation»… Ce n’est pas un chiffon rouge, c’est plutôt un drapeau blanc ! La future procédure est bien moins brutale que l’actuelle, instaurée par le gouvernement Mauroy. Quand un poste est supprimé aujourd’hui, le fonctionnaire doit accepter le premier poste qu’on lui donne. S’il refuse, il est considéré comme ayant abandonné son poste et radié des cadres. Il perd ses droits à l’allocation-chômage. La règle est si dure qu’elle est peu appliquée. L’administration paie donc des agents qui n’ont plus de travail ? Une vingtaine de licenciements à peine a lieu chaque année pour ce motif. Donc, oui, des personnes - des cadres surtout - restent payées alors que leur poste a été supprimé. Ce n’est acceptable pour personne. Des agents craignent d’être obligés de déménager ou d’accepter un poste sans lien avec leurs compétences. Quelles garanties pouvez-vous leur apporter ? L’infirmière transformée en prof de sport, c’est une caricature ! La loi prévoit que les emplois proposés tiendront compte de la compétence professionnelle, de la résidence et de la situation familiale du fonctionnaire. L’employeur devra respecter ces critères, avec avis de la commission administrative paritaire. Et l’agent pourra toujours saisir la justice s’il estime la loi bafouée. La loi sera appliquée pour la qualité des offres mais aussi pour les conséquences de six refus d’affilée. Je refuse à la fois la caricature et l’angélisme : être fonctionnaire, c’est un statut avec des droits et des devoirs, dont celui d’assurer la continuité du service public. Sept des huit organisations de fonctionnaires boycottent la réunion de jeudi. Est-ce le signe d’une tension sociale ? Je présiderai cette réunion, libre à chacun d’y venir dans le contexte actuel - la crise, mais aussi l’approche des régionales. Le dialogue, en tout cas, reste respectueux, dense et direct entre les syndicats et moi. La preuve, nous avons signé plusieurs accords historiques, le dernier encore en novembre sur la santé et les conditions de travail. Six des huit organisations ont également signé mi-2008 un texte majeur, qui redéfinit la représentativité syndicale et instaure le principe d’accord majoritaire. Un créneau est prévu à l’Assemblée fin mars pour le transposer dans la loi. Quant aux agents directement concernés par les réorganisations, certains éprouvent, c’est vrai, des inquiétudes. C’est normal car nous menons de vraies réformes ! À nous d’y répondre en prenant encore mieux en compte les réalités humaines et en donnant des perspectives claires de carrières. Nicolas Sarkozy a évoqué sur TF1 la titularisation des contractuels. Allez-vous y travailler ? Nous réglerons la question cette année. Il y a des situations normales : des personnes en CDD parce qu’elles répondent à des besoins ponctuels ou des personnes qui ont choisi un CDI, parfois mieux payées que les titulaires. Et il y a des situations clairement abusives : des personnes en CDD à répétition ou en CDI «subi», sur des postes durables, sans raison de ne pas être titularisées. Ce sont ces cas que nous allons revoir. L’enjeu n’est pas tant financier - ces personnes sont déjà payées par l’État - qu’humain. Il faut surtout voir comment leur titularisation peut passer par la reconnaissance de leur expérience. Cela n’aurait pas de sens de leur faire passer les mêmes concours que les candidats externes alors qu’elles travaillent depuis longtemps pour l’État. LIRE AUSSI : » Controverse sur la sécurité de l’emploi des fonctionnaires » Les fonctionnaires ont du vague à l’âme

Publié par la rédaction le 31 janvier 2010 à 17:40

Régionales : Aubry espère que «la carte sera toute rose»

Devant quelque 1.300 secrétaires de section réunis à La Mutualité à Paris,Martine Aubry a exhorté, dans un discours-fleuve de près d’une heure, à choisir les listes socialistes au premier tour, «parce que le bulletin socialiste, c’est celui de la vision, de la proximité, et de la solidarité», et aussi de la «crédibilité de notre bilan». «Le 21 mars au soir, j’espère que la carte des régions sera toute rose dans une crise bien noire», a déclaré la Première secrétaire, chaleureusement applaudie. «Nous, nous sommes fiers de ce que nous sommes, nous sommes une gauche décomplexée», a poursuivi Mme Aubry, pour qui c’est «l’an 1 de la reconquête». Pour son numéro deux Harlem Désir, «le PS change, retrouve des couleurs, nous le sentons dans ce début de campagne». Conforté par les sondages, l’optimisme socialiste est cependant terni depuis une semaine par le «clash» avec le président sortant de Languedoc-Roussillon, Georges Frêche. Son dernier dérapage sur la «tronche pas catholique» de Laurent Fabius a conduit le PS a le lâcher pour bâtir une liste alternative. Cette personnalité controversée, très populaire dans sa «Septimanie» –nom qu’il voulait donner à sa région–, jouit de l’appui de nombreux responsables socialistes locaux qui ne semblent pas près de l’abandonner et brillaient par leur absence dimanche. Frêche, «c’est fini !» A la tribune, Martine Aubry s’est bornée à évoquer discrètement le déplacement de son lieutenant François Lamy pour résoudre une «difficulté» et tenter de réunir écologistes et socialistes dans une même liste. Devant la presse, elle avait été plus tranchante: avec Frêche, «aujourd’hui, c’est fini!». «Le seul risque qu’on prend dans sa vie, c’est quand on perd son âme, et je n’ai pas envie de la perdre et je n’ai pas envie que la gauche la perde». Autre lieutenant, le député Claude Bartolone a adapté la formule: «il vaut mieux perdre une région que perdre son âme». En coulisses, les supputations allaient bon train. Le porte-parole Benoît Hamon a souligné que le Bureau national devrait mardi «investir Hélène Mandroux», maire de Montpellier. «On peut être ferme sur les principes et gagner». Devant le risque d’implosion d’un important fief socialiste (quelque 15.000 adhérents), le PS affiche la volonté de dialogue avec les réfractaires. Cependant, un dirigeant glisse qu’»il n’est pas impossible qu’au Bureau national, on traite de ce qui se passera après la constitution des listes». Menace voilée d’exclusion, conformément aux statuts. Très souriante, galvanisée par un sondage qui la conforte dans un statut de présidentiable, Martine Aubry a fustigé «l’inefficacité», «l’imprévoyance», et «l’injustice sociale» de Nicolas Sarkozy. Elle a plaisanté sur la prestation télévisée du chef de l’Etat: «on attendait Sacrée soirée et on a eu Le maillon faible!», provoquant rires et applaudissements. Et d’ironiser sur la vision de droite de «ses» 35 heures: ne seraient-elles «pas la cause de la vague de froid et de neige et en même temps de réchauffement climatique?», a-t-elle lancé.

Publié par la rédaction le 30 janvier 2010 à 7:18

Open d’Australie : une finale Hénin-Williams

Promenade de santé pour Justine Hénin face à Jie Zheng (6/1 6/0) «C’était parfait aujourd’hui. J’ai joué à la perfection.» Jie Zheng ne peut pas contredire Justine Henin, auteur de cette phrase à l’issue de sa qualification pour la finale. La Chinoise a été littéralement humiliée par la Belge, qui ne lui a laissé que des miettes. Bien qu’ayant gagné le toss, la Wallonne laissait à sa rivale l’honneur de servir la première. Cette dernière ne manquait pas l’occasion d’inscrire son jeu (1/0). Ce sera le seul et unique ! Derrière, Henin en alignait 12 consécutivement pour s’imposer en seulement 51 minutes (6/1 6/0) ! L’occasion pour elle de réviser ses gammes avant son choc très attendu avec Serena Williams. Aces (5), volées (10/13 au filet), l’ancienne n°1 mondiale s’est régalée. Un duel de patronnes Jamais gênée par les «premières-deuxièmes» de l’Asiatique (81% de réussite au service), elle faisait la différence dès le retour. En tennis, les statistiques mentent rarement et avec 23 coups gagnants à 3, on comprend mieux pourquoi Zheng n’a pas vu le jour. Fatiguée par l’enchaînement des matches et quelques insomnies, Henin n’aura donc pas eu à puiser dans ses réserves ce jeudi. Une bonne chose pour elle avant de retrouver une Serena Williams, qui semble pour le coup touchée physiquement (bandages à la cuisse droite et au genou gauche). Leurs trois derniers affrontements en Grand Chelem, tous en 2007 (Roland Garros, Wimbledon et US Open), avaient tourné sa faveur. La future suprématie du tennis féminin sera en jeu. Titrée en 2004 à Melbourne, la Belge espère récidiver samedi. Elle signerait alors l’un des plus beaux come-backs de l’Histoire du sport, à peine cinq mois après le triomphe à l’US Open de l’autre revenante belge, Kim Clijsters. Serena Williams venge l’élimination de sa sœur par Na Li (7/6 7/6) Après un début de tournoi survolé, Serena Williams commence à ressentir la fatigue. Recouverte de bandages (cuisse droite, genou gauche), la n°1 mondiale a une nouvelle fois puisé dans ses réserves en demi-finales contre Na Li, au lendemain de son quart très disputé face à Victoria Azarenka où elle avait remonté un handicap d’un set et demi (4/6 0/4). Ce jeudi, l’Américaine s’en est sortie grâce à son mental et à son service (60% de premières balles, 12 aces). Des aces au bon moment Au-delà des statistiques, c’est la capacité de Williams à répondre présente sur les points importants qui a une nouvelle fois impressionné. Na Li n’a pourtant jamais lâché prise. Dominée à l’échange, l’Asiatique, qui fera son entrée dans le Top 10 lundi, a défendu chaque point avec hargne. Elle ne pouvait cependant rien quand sa rivale sortait un ace pour empocher la première manche au tie-break (7-4). Continuant à y croire, Li obtenait une balle de break à 3/3, écartée… par un ace. Celle-ci avait raté sa chance. Si elle sauvait trois balles de match à 5/4 puis une à 6/5, elle s’inclinait sur un nouvel ace de la tête de série n°1 dans un deuxième tie-break (7-1). Lauréate à Melbourne en 2003, 2005, 2007 et 2009, Serena tentera de s’imposer pour la première fois une année paire.

Publié par la rédaction le 24 janvier 2010 à 5:16

Haïti : fin des recherches, plus de 111.000 morts

Samedi matin, le gouvernement haïtien a mis un terme aux opérations de recherches des personnes ensevelies sous les décombres de Port-au-Prince. Les autorités ont aussi revu à la hausse le bilan du tremblement de terre. Le gouvernement évoquait samedi le chiffre de 111.499 morts et de 190.000 blessés. En tout, les secours auront tiré des gravats 133 survivants depuis le séisme qui a ravagé Haïti. Un miraculé a encore été secouru cette nuit, le troisième en 24 heures. La priorité se porte désormais sur l’aide aux sans-abris. Alors que les Haïtiens souffrent de la faim, les distributions de nourriture, d’eau, de soins médicaux et d’abris s’accélèrent à Port-au-Prince et dans les villes les plus dévastées de Jacmel et Leogane. Près de 610.000 personnes sont hébergées dans quelque 500 camps installés dans des endroits de fortune. Place du Champ de Mars, où quelque 10.000 rescapés vivent sous la tente dans des conditions d’hygiène abominables, des militaires de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (Minustah) ont distribué à une cadence effrénée 22.000 litres d’eau et 10 tonnes de nourriture. Des milliers d’Haïtiens sur la route de l’exode La nourriture a été écoulée en deux heures, l’eau en quatre. «Il n’y a pas assez d’aide, elle n’arrive pas assez vite», a déploré Jean-Félix Louis, un maçon reparti bredouille. L’acheminement de l’aide devrait cependant s’améliorer. Le port de Port-au-Prince est partiellement opérationnel ainsi que 30% des stations-service. Parallèlement, d’importants mouvements de population, en partie avec l’accord des autorités, sont en cours. 130.000 personnes ont saisi l’offre de transport gratuit du gouvernement vers d’autres villes qui n’ont pas été affectées par la catastrophe. L’exode pourrait concerner jusqu’à un million de personnes, estime l’ONU. Le gouvernement haïtien a prévu de mettre en place dans tout le pays des dizaines de «villages» pouvant accueillir chacun 10.000 rescapés. Autre source d’inquiétude, les blessés. Les hôpitaux sont submergés. Des victimes sont abandonnées à l’entrée de certains hôpitaux de campagne et le bateau hôpital américain, d’une capacité de 1.000 lits, accueille de plus en plus de blessés grièvement atteints. Ses six salles d’opération fonctionnent à plein. Vu l’ampleur de la tâche, qui pourrait durer plusieurs mois, un deuxième bateau hôpital pourrait être prochainement dépêché à Port-au-Prince. 33 enfants haïtiens adoptés arrivent en France L’épouse du chef de l’Etat, Carla Bruni-Sarkozy, était présente à l’arrivée des enfants. La première dame a un peu joué avec eux. Crédits photo : AP Alors qu’une polémique sur l’adoption des enfants haïtiens fait rage, trente-trois bambins d’un à six ans adoptés par des familles françaises sont arrivés vendredi soir à Roissy. Ils ont été remis à leurs familles adoptives sous le regard de la première dame Carla Sarkozy. Excepté un petit garçon souffrant de diarrhées, ces enfants sont tous en bonne santé. La ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, a confirmé qu’un autre avion transportant des enfants, au dossier d’adoption finalisé, se posera en France dans les prochaines heures. Plusieurs gouvernements ont annoncé des mesures pour accélérer les procédures d’adoption afin de permettre aux orphelins concernés d’être mis hors de danger mais des ONG comme Save the Children ou World Vision craignent que, dans la précipitation, l’accélération des procédures ne déracine des enfants. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), qui redoute une traite des enfants, a annoncé u’une quinzaine de jeunes avaient disparu d’hôpitaux. LIRE AUSSI : » DOSSIER SPECIAL - Haïti dévasté » FIGARO MAGAZINE - « Des centaines de milliers d’enfants en détresse»

Publié par la rédaction le 24 janvier 2010 à 3:07

Haïti: une équipe française sauve le 133e survivant

Il est probablement le dernier miraculé du séisme qui a ravagé Haïti la semaine dernière. Un homme de 23 ans a été sorti samedi soir à Port-au-Prince, par une équipe de secouristes français, des décombres qui le retenaient prisonnier. Par chance, le jeune homme était resté coincé dans un magasin d’alimentation, dont les réserves lui ont permis de survivre pendant aussi longtemps. En bonne santé, il a été emporté sur un brancard tandis que l’équipe de secouristes français, et des secouristes américains et grecs également présents, étaient applaudis par la foule. «Ce qui s’est passé est extraordinaire. Il a résisté pendant onze jours, ce qui est particulièrement incroyable», a commenté Didier le Bret, ambassadeur de France à Haïti. «Officiellement la fin des sauvetages était hier, mais parce que les sapeurs pompiers sont des gens obstinés, ils sont venus quand on les a appelés», a ajouté le diplomate français. Trois miraculés en 24 heures L’annonce du sauvetage de cet homme est en effet intervenue alors que le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU a annoncé à Genève que «la phase de recherches et de secours» des survivants s’était officiellement achevée vendredi. Un porte-parole des Nations unies, Vincenzo Pugliese, a cependant précisé samedi à Port-au-Prince que «cela ne signifiait pas que les opérations de recherche s’étaient arrêtées». Soixante-deux équipes étrangères sont toujours à Port-au-Prince. Le jeune homme est le 133e survivant sorti des décombres depuis la catastrophe. Vendredi, un autre jeune homme de 22 ans ainsi qu’une femme de 84 ans avaient également été retrouvés vivants. Mais la vieille dame, transférée vers le navire hôpital de l’armée américaine qui croise au large des côtes haïtiennes, est dans un état très grave et sa survie n’est pas assurée. Le jeune homme, extrait des gravats d’un bâtiment proche du palais présidentiel, se trouve quant à lui dans un état stable. Protégé par des meubles qui ont formé autour de lui un espace libre, l’étudiant a pu survivre dix jours en buvant son urine. LIRE AUSSI » DOSSIER SPECIAL - Haïti dévasté

Publié par la rédaction le 23 janvier 2010 à 4:57

Batailles autour des lunettes sur Internet

Seulement 40 euros la paire de lunettes, et 110 euros pour des verres progressifs… Des prix cassés ? Non, il s’agit des tarifs minimums proposés par Direct Optic, pionnier en France de la vente en ligne de lunettes de vue. Ses prix sont aux antipodes de ceux affichés par les opticiens ayant pignon sur rue. Une paire de lunettes vendue en magasin coûte ainsi en moyenne 300 euros, contre 130 euros, options incluses, pour les internautes qui commandent chez Direct Optic. Mêmes tarifs sur le site du concurrent Happyview, lancé en septembre. Cette concurrence nouvelle a de quoi inquiéter les quelque 10.500 opticiens de France. D’autant que la Commission européenne veut obliger Paris à ouvrir leur marché aux opticiens en ligne. La loi française stipule que la vente à distance des produits de santé est interdite. Fin 2008, Bruxelles a mis la France en demeure de modifier sa réglementation, menaçant de saisir la Cour de justice européenne. Depuis, le flou juridique règne. L’été dernier, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a expliqué que ce commerce était licite dans l’Hexagone, à condition notamment que les sites vendant des lunettes emploient au moins un opticien diplômé. Direct Optic et Happyview en ont pris acte, ce qui leur permet d’être agréés par la Sécurité sociale, et donc de garantir le remboursement des prestations à leurs clients. Mais cela ne suffit pas pour être en règle avec le droit français, s’offusquent plusieurs syndicats d’opticiens. «En magasin, il y a beaucoup de contrôles», explique Christian Romeas, patron du Synope, le syndicat des opticiens sous enseigne. Ce n’est pas le cas des sites de ventes en ligne, qui se fournissent souvent en Asie. Une enquête menée en 2008 par UFC-Que choisir auprès de cinq sites étrangers et français de ventes en ligne a d’ailleurs fait ressortir que 80% des produits n’étaient pas conformes. Les opticiens Krys sont prêts à vendre en ligne «La vente sur Internet est inéluctable», raisonne de son côté Henri-Pierre Saulnier, patron de l’Union des opticiens. Plutôt que de s’y opposer, mieux vaut selon lui encadrer les ventes, par exemple en limitant la puissance des verres correcteurs vendus sur Internet. Le ministère de la Santé s’est réuni jeudi avec la direction de la concurrence et les syndicats d’opticiens. Son objectif est délicat : il lui faut trouver une position qui satisfasse Bruxelles tout en répondant aux exigences françaises de santé. Les services de Roselyne Bachelot devraient finaliser une proposition d’ici à l’été. En attendant, tous les acteurs s’activent pour continuer de tirer parti au mieux de ce marché qui concerne plus d’un Français sur deux et représente un chiffre d’affaires de plus de 5 milliards d’euros, selon le cabinet Xerfi. Craignant de voir leur part de ce marché s’effriter, les grands distributeurs traditionnels, le groupe Krys en tête, se préparent d’ailleurs à vendre eux aussi en ligne. De son côté, Direct Optic, dont les ventes sont passées de «plusieurs centaines de lunettes par mois en 2009 à plusieurs centaines par semaine aujourd’hui», construit en parallèle… un réseau de magasins. «Nos prix seront inférieurs de 10% à 20%, pas plus, à ceux des autres opticiens», prévient son cofondateur Emmanuel Greau. Pas question, en effet, de casser les prix en magasin. Mieux vaut se partager le gâteau. En dépit de l’arrivée timide de réseaux à bas coûts, il est encore particulièrement rentable avec une marge brute de l’ordre de 65%. LIRE AUSSI » Ces secteurs qui résistent au commerce en ligne

Publié par la rédaction le 23 janvier 2010 à 2:20

Migrants en Corse : un bateau suspect repéré

Ce sont les habitants de Paragano, près de Bonifacio, qui les ont découverts sur la plage, vendredi matin. Une centaine de migrants sont arrivés, sans être remarqués, sur la rive d’une réserve naturelle située à l’extrême sud de la Corse, non loin de la Sardaigne. Le groupe comprend 124 migrants : 57 hommes, 29 femmes dont cinq enceintes, 29 enfants et neuf nourrissons. Selon le maire de Bonifacio interrogé par RTL, ils étaient calmes, mais «réservés et fatigués». Les autorités leur ont distribué nourriture et eau. Les réfugiés ont commencé à être transférés dans un gymnase à Bonifacio. Services de secours, associations et médecins étaient sur place et des traducteurs ont également été dépêchés. Leur état de santé ne semble présenter aucun risque. Eric Besson veut un sommet de crise Sans papiers, leur nationalité n’a pas pu être établie avec certitude mais ces réfugiés, qui ont emporté avec eux peu de bagages, se présentent comme des kurdes venant de Syrie, d’Irak ou comme des Tunisiens. Aucun ne parle le français et seulement une poignée maîtrise un peu l’anglais. L’une des réfugiés a indiqué à la Croix-Rouge que le groupe avait embarqué en Tunisie. Le ministre de l’Immigration Eric Besson a affirmé que la situation de chacun des migrants serait examinée «au cas par cas». Eric Besson va aussi proposer à la présidence espagnole de l’Union européenne d’organiser un sommet de crise sur l’immigration clandestine. Les ministères de l’Intérieur et de l’Immigration ont dépêché dix fonctionnaires spécialisés de l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et l’emploi d’étrangers sans titre (Ocriest) en Corse, pour auditionner les clandestins. Ces agents, accompagnés, de leurs interprètes, assisteront les agents de la Police aux frontières (PAF) et les gendarmes locaux dans leur enquête pour retrouver le réseau de passeurs qui a convoyé ces familles jusque sur le littoral français. Les circonstances et la date de leur arrivée demeurent floues. Le groupe «aurait été débarqué par des passeurs, sans doute jeudi soir mais peut-être depuis plus longtemps», a indiqué la préfecture de Corse. Pour celle-ci, l’isolement de la plage expliquerait que les clandestins n’aient été découverts que vendredi matin. Des traces de campement ont été découvertes sur la plage : restes de nourriture, feu de camp, sacs en plastique.Un bateau susceptible de les avoir débarqués a été identifié. Naviguant dans les eaux internationales, il doit être contrôlé par les douanes italiennes vendredi après-midi. Le parquet d’Ajaccio a ouvert une information judiciaire pour «aide à l’entrée et au séjour d’étrangers en situation irrégulière en bande organisée». Le précédent de l’East Sea en 2001 Les autorités ont déployé un important dispositif sur terre et en mer - Un Falcon 50, deux hélicoptères et des patrouilles de gendarmes - pour s’assurer que d’autres réfugiés ne se trouvent pas sur des embarcations ou dans d’autres criques du littoral. Selon Eric Besson, rien n’indique que d’autres bateaux sur zone s’apprêteraient à déposer des immigrés. Déjà en 2001, les autorités françaises avaient dû faire face à un débarquement massif de réfugiés par la mer. Dans la nuit du 17 au 18 février, un vieux vraquier rouillé battant pavillon cambodgien, le «ZHDE East Sea», s’était échoué sur une plage de Boulouris, à l’est de Saint-Raphaël. A l’intérieur, les sauveteurs avaient découvert 910 Kurdes, dont 480 enfants, hébergés à fond de cale dans des conditions insalubres. En 2008, les passeurs, huit Syriens et un Libanais, avaient été condamnés à des peines d’un à dix ans de prison. retrouver ce média sur www.ina.fr

Publié par la rédaction le 21 janvier 2010 à 19:53

Obama veut brider les banques

«Les Américains ne doivent plus jamais être pris en otage par des banques trop grosses pour faire faillite». Barack Obama a utilisé des formules fortes en présentant deux nouvelles mesures choc pour encadrer davantage le système bancaire. Suite à ces annonces, la Bourse de New York chutait de 2%, le Dow Jones perdant 2% et le Nasdaq 1,32%. Les valeurs bancaires ont aussi dévissé: JP Morgan chute de 5,3%, Bank of America de 5,85%, Goldman Sachs de 4,3%. Le président américain veut interdire désormais aux grandes banques de mener des activités de marché spéculatives «pour leur seul profit», c’est-à-dire qui ne répondent pas aux intérêts de leurs clients. «Il ne faut plus que les banques s’éloignent trop des services qu’elles doivent à leurs clients», a-t-il déclaré, brocardant les établissements qui «utilisaient de l’argent bon marché dans des activités de marché énormément risquées». Il ne faut plus que les banques hébergent en leur sein des activités de hedge funds qui détiennent des «énormes montants» de dette à risque, a-t-il ajouté en substance. «Règle Volcker» Obama veut aussi limiter la taille des établissements financiers. «Je veux prévenir toute consolidation future du secteur», a-t-il déclaré lors de son allocution. «Il y a déjà trop de risques concentrés dans de trop grandes banques», a-t-il justifié en présentant cette mesure baptisée «règle Volcker», du nom de son économiste en chef. «Le peuple américain n’est pas mieux servi par de plus grosses banques.» «Bien que le système financier soit bien plus sain aujourd’hui qu’il n’était il y a un an, il fonctionne exactement selon les mêmes règles qui l’ont mené au bord de l’effondrement», s’est justifié le président, attaquant de nouveau les versements de bonus à Wall Street. «Nous devons maintenant réaliser ce plan», a déclaré le président américain à l’intention du Sénat, où il a dorénavant perdu la majorité suite à la victoire d’un républicain aux sénatoriales du Massachusetts mercredi. Peu après l’allocution du président américain, les régulateurs bancaires ont annoncé que les banques ne pourraient plus évacuer des risques hors de leur bilan à partir du 15 novembre. Ce qui les forcera à renforcer leur solidité financière. L’obstacle du Congrès Selon un analyste parisien, ces annonces interviennent alors que les Républicains et les grands de la finance ont «prouvé qu’ils s’unissaient contre Barack Obama», avec l’élection de Scott Brown aux sénatoriales du Massachussets mardi soir, qui a fait perdre aux démocrates leur majorité. «Ces mesures doivent encore passer par le Congrès pour être entérinées. Or, cela semble compliqué, compte tenu de la nouvelle configuration politique. Au final, parmi les réformes proposées par Obama, la plupart n’aboutira pas, y compris celle de la Santé», juge-t-il. L’analyste a poursuivi en indiquant que Timothy Geithner, le Secrétaire d’Etat au Trésor et ancien président de la Fed de New York, «aura bien du mal avec ses nouvelles missions, puisque c’est lui-même qui a permis à Goldman Sachs de devenir un géant de la finance au détriment notamment de Lehman Brothers, Bernstein, Bank of America-Merrill Lynch. Cette banque contrôle en plus la dimension politique, avec de nombreux hauts dirigeants dans différents échelons du gouvernement…»

Publié par la rédaction le 20 janvier 2010 à 15:27

La grande désillusion de Barack Obama

Si l’on compare la liesse, l’espoir et l’émotion qui étreignaient un Mall en transe, il y a exactement un an à Washington, avec la discrétion relative dans laquelle l’Amérique fêtera ce mercredi le premier anniversaire de l’investiture de Barack Obama, le contraste est éclatant. Pas seulement parce que la terrible catastrophe qui frappe Haïti mobilise toute l’énergie des politiques et des journalistes. Après un début en fanfare, force est de constater que la présidence Obama ne soulève plus les mêmes foules ni les mêmes attentes. Le taux de popularité du président est tombé à seulement 50 % d’opinions favorables selon le baromètre Gallup, et même 46 % selon un sondage de la chaîne CBS. Sur bien des sujets, la majorité des électeurs est de plus en plus sceptique sur sa capacité de changer les choses. Même dans le domaine des relations raciales, une majorité d’Américains pense désormais que la présence d’Obama à la Maison-Blanche n’a rien ou presque rien changé, selon un sondage rapporté par le New York Times. Le désaveu de l’électorat est tel que les démocrates ont perdu mardi le siège de sénateur de feu Ted Kennedy au profit d’un républicain, lors de l’élection partielle qui se tenait dans le Massachusetts. Une telle défaite du camp d’Obama dans ce fief libéral historique annonce «une tempête» pour les démocrates, lors des élections législatives de mi-mandat qui doivent se tenir à l’automne, estime le stratège républicain Bradley Blakeman sur le site du journal Politico. Elle démolit aussi la majorité de 60 sièges dont le président Barack Obama a besoin pour passer sa réforme de la santé, toujours sur le fil du rasoir, et ses autres grands projets d’économie verte et de réforme financière. «Les gens ont cru qu’il marcherait sur l’eau, comme le Christ, mais ce n’est qu’un homme, il n’est que président», explique Helen Thomas, doyenne des correspondants de la Maison-Blanche. «La déception est à la hauteur des attentes», ajoute-t-elle, avouant regretter qu’il n’ait pas été plus offensif vis-à-vis de l’opposition et qu’il ait «trop écouté ses militaires» sur l’Afghanistan. À l’opposé, le commentateur néoconservateur Charles Krauthammer pense que Barack Obama en a trop fait parce qu’il a surévalué le mandat que lui avait donné la population pour réformer. «Son élection n’était pas une acceptation du modèle de démocratie sociale à l’européenne», martèle-t-il pour expliquer «la chute» de celui qui était il y a un an «le roi du monde». Tous deux ont en partie raison. Car, si la coalition de votes qui avait porté Obama au pouvoir est bien en train de se déliter, c’est pour des raisons différentes. La gauche libérale l’accuse de s’être lui-même affaibli en lâchant trop de compromis sur la réforme de la santé et les autres projets sociétaux, comme le combat pour les droits des homosexuels. Les centristes indépendants se sont au contraire effrayés des dépenses publiques qu’il a décidées, faisant voter un plan de relance de 800 milliards de dollars au printemps dernier. Piques à gauche et à droite Barack Obama n’apprécie pas beaucoup ces critiques. Lundi, dans un discours prononcé en l’honneur de Martin Luther King, il a lancé une pique à la gauche de son parti, trop impatiente, pas assez pragmatique, rappelant que les grands pas comme les petits devaient être reconnus pour ce qu’ils sont : «Un progrès». Dans une adresse radiodiffusée, il avait aussi reconnu récemment sa frustration de ne pas avoir été capable de réunir la classe politique au-delà des partis. L’amertume du président est sans doute d’autant plus grande que la crise économique et le chômage à deux chiffres - qui expliquent largement l’effondrement de sa cote de popularité -, résultent des politiques menées par son prédécesseur. Ainsi va la loi d’un électorat décidément versatile, prompt à détrôner celui qu’il vient d’aduler. La politique étrangère n’est pas vraiment plus gratifiante. Parti en fanfare sur la scène du monde, où il a également été accueilli en «sauveur», Barack Obama y rencontre là aussi des difficultés auxquelles il va devoir apporter de nouvelles réponses. La politique d’ouverture menée sur tous les fronts diplomatiques, de la Chine au monde musulman en passant par la Russie ou l’Amérique latine, a commencé par être saluée comme une nouvelle ère américaine. Mais la crispation du régime iranien, les tumultes pakistanais et les attentats terroristes qui ont failli frapper l’Amérique sont venus rappeler au nouveau président que l’empathie et l’ouverture ne marchent pas toujours très bien en diplomatie, même si elles sont indispensables. Sa main tendue à l’islam est compliquée par l’activité des groupes islamistes terroristes, qui semblent discréditer son discours. Dans un monde et une Amérique en crise, Obama se veut une voix de raison. Mais le monde n’est pas toujours raisonnable. Ni les électeurs. LIRE AUSSI : » Barack Obama perd sa majorité qualifiée au Sénat » DOSSIER - Barack Obama à l’épreuve des faits » INTERVIEW - «Obama s’est trompé sur la signification de son élection» » VIDEO - Barack Obama, une année sur tous les fronts » VIDEO - La diplomatie de Barack Obama au fil de ses discours » BLOG - Le point de vue d’Ivan Rioufol sur la première année d’Obama » BLOG - Jack Lang plus enthousiaste que jamais sur Obama

Publié par la rédaction le 18 janvier 2010 à 11:40

Hugo Chavez exproprie une filiale de Casino

Après les activités pétrolières, énergétiques, sidérurgiques et des télécommunications, Hugo Chavez poursuit son processus de nationalisation d’entreprises. Le président socialiste vénézuélien a ordonné, dimanche, l’expropriation de la chaîne d’hypermarchés franco-colombienne Exito, détenue par Casino, qu’il accuse d’avoir augmenté ses prix à des fins «spéculatives».«Jusqu’à quand allons-nous permettre qu’une multinationale vienne faire cela ici ? Cela doit passer sous contrôle de la nation», a déclaré Hugo Chavez au cours de son programme radio-télévisé hebdomadaire, «Alo Presidente» (Allo Président). Le président vénézuelien avait déjà utilisé cette tribune il y a un an, pour menacer des sociétés internationales, à savoir Nestlé et Parmalat, qu’il jugeait responsables de la pénurie de lait dans son pays. A la suite de la dévaluation du bolivar, la monnaie locale, le 8 janvier dernier, Hugo Chavez avait menacé tout entreprise qui augmenteraient ses prix de manière abusive d’expropriation. Le bolivar s’échange désormais à 2,60 bolivars pour un dollar pour les importations des produits de base (santé, alimentation, équipements) et à 4,30 bolivars pour les autres (voitures, télécommunications, électronique, tabac, boissons…). Le groupe Casino est présent sur le marché vénézuélien depuis 2000, au travers des hypermarchés Exito mais aussi des supermarchés Cada, leaders sur leur segment. Au total, les 60 magasins détenus au Venezuela par Casino y ont réalisé, en 2008, un chiffre d’affaire de 741 millions d’euros, soit quelque 2,6 % du chiffre d’affaires total du groupe. Le groupe Casino doit présenter, lundi, après-Bourse, son chiffre d’affaires annuel et celui pour le quatrième trimestre 2009. En fin de matinée, l’action gagne 0,13% à 61,81 euros, après avoir été dans le rouge jusque-là. Sodexo et Accor, qui sont également présentes au Venezuela, progressent respectivement de 0,41% à 40,13 euros, et 0,46% à 37,21 euros. Les deux groupes ont annoncé que la dévaluation du bolivar aura un impact limité sur leurs comptes 2009. Le CAC 40 est en hausse de 0,43% à 3.971,37 points. A LIRE AUSSI : » Venezuela : une dévaluation à haut risque » Accor: la dévaluation du bolivar aura un impact limité » CONSEIL - L’effet « bolivar » pèse sur Accor et Sodexo

Publié par la rédaction le 18 janvier 2010 à 3:26

Des Haïtiens livrés à eux-mêmes

Du palais de justice, il ne reste plus qu’une carcasse, un monceau de briques cassées sous un amas de poussière. La présidence ne vaut guère mieux. L’orgueilleux palais est coupé en son milieu. Le ministère de la Santé, celui des Finances, le siège de la police, la grande majorité des hôpitaux publics sont rasés ou ont été évacués car ils sont inhabitables. Le centre de Port-au-Prince, capitale d’Haïti, est détruit à 50 % selon les premières timides estimations. Privé d’eau et d’électricité, le cœur névralgique du pays s’est mué en un vaste camp de réfugiés. «Il faut tirer les conséquences de ce désastre et dire la vérité : l’État haïtien a cessé d’exister», affirme Michel Soukan, l’un des responsables de Radio Signal. Depuis les premières heures de la catastrophe, la station est l’une des seules à émettre, presque l’unique moyen de maintenir un lien dans ce pays devenu chaotique. Devant le siège de la radio, des gens s’agglutinent face aux grilles qui barrent l’entrée. Gistin, comme tous les autres, tente de faire passer un petit papier. Il y a griffonné une histoire courte : des nouvelles de sa famille, la mort de sa nièce et une demande d’informations sur ses parents restés dans le sud du pays. « Personne ne sait rien. Les journalistes le liront à l’antenne et peut-être que quelqu’un me répondra.» «Peut-on dire quelque chose de rassurant ?» Dans le studio, les chefs de quartiers se succèdent au micro égrenant leurs demandes, toutes les mêmes, toutes urgentes : de l’eau, de la nourriture, des soins… «Nous sommes les seuls à couvrir tout le pays et l’étranger avec Internet. Nous sommes les seuls qui permettent aux Haïtiens d’un peu se parler», résume Michel Soukan. Même le président, René Préval, a utilisé les ondes jeudi, pour sa seule prise de parole depuis le drame. «Et encore, il n’a pas dit grand-chose. Mais pouvait-il dire quelque chose de vraiment rassurant ?», s’interroge, un peu agacé, le journaliste. L’ambassadeur américain s’est lui aussi assis dans le studio pour tenter d’expliquer les efforts déployés par les États-Unis. Car l’Amérique s’est invitée en force à Haïti. Des soldats américains contrôlent l’aéroport, organisant de leur mieux le ballet aérien des cargos d’aides. Toutes les 10 minutes, un gros-porteur estampillé US Army, touche le sol. Mais le petit aéroport de Port-au-Prince a vite montré ses limites face à l’ampleur du drame. Les estimations des Nations unies, très vagues parlent de 50 000 morts, de trois fois plus de blessés et d’au moins un million de sans-abri. Sur le tarmac, les palettes de vivres, de tentes, de médicaments s’empilent, tandis qu’en ville on manque toujours de tout. La nuit, sous les bâches tendues à la hâte au-dessus des rues barrées à la circulation pour servir de dortoir, les sinistrés attendent avec une incroyable patience. Au centre de la capitale, les choses commencent lentement à changer. Les premières distributions de vivre ont eu lieu, dans la plus grande confusion. «Les gens ont très faim cela ne s’est donc pas très bien passé», reconnaît-t-on aux Nations unies. Au marché Hyppolite de Port-au-Prince, des policiers ont fait feu sur des pillards. Les quartiers les plus reculés restent dangereusement isolés. À Canapé-Vert-Sainte-Marie, la population ne peut compter que sur elle-même. Bâtie sur les hauteurs, au creux d’un vallon pentu, cette cité populeuse de petits fonctionnaires s’est affaissée. Rares sont les pavillons, tous construits en mauvais béton, encore debout. Devant le fronton vaguement décoré de sa maison, désormais en ruines, Fritzner Décimus cherche encore Myrlène, sa femme. « Elle a crié, appelé au secours jusqu’à mercredi. Depuis on ne l’entend plus. Mais elle peut être encore vivante dessous», veut-il croire, le regard fixé sur la grosse plaque de béton désormais silencieuse. «On a essayé de la dégager avec un pied-de-biche et de petits outils mais cela n’a rien fait, insiste Fritzner. Il faudrait du secours.» Les secours passeront samedi matin, presque par hasard. Le long de la route toute proche, une équipe d’Ulis, une ONG de pompiers niçois, venue sonder le quartier est soudain apparue. Les hommes s’approchent de la maison. Cinq minutes durant, ils auscultent la pierre avec un vibrascope, un appareil d’écoute, avant de hocher la tête, navrés. «Il n’y a plus rien», affirme un officier. «Elle peut être dans le coma», insiste le mari. «Il ne faut pas trop espérer…», rappelle doucement le pompier. Derrière eux, pour signaler leur passage, ils ne laisseront que quelques signes à la peinture : la date des recherches et deux chiffres. Le premier, souvent très faible, indique les survivants retrouvés. L’autre, toujours important, les cadavres entrevus. Ces traces à la peinture commencent maintenant à se multiplier sur les ruines. Sans un mot de plus, Fritzner lentement retourne s’asseoir sur une petite chaise posée à l’ombre d’un arbre dans l’un des rares endroits un peu stable du lieu. Il pose les mains sur les genoux. Entouré d’amis, il va continuer à camper dehors comme il le fait depuis cinq jours. Sous son siège, son voisin, a glissé un fusil à pompe. Celui de son frère, policier. «Il a perdu son fils et son épouse. Il ne faut pas laisser des choses comme ça entre de telles mains», explique Henri Castille. Son jeune neveu aurait peut-être aussi pu survivre si l’aide était venue vite. «Mais ici l’État n’a jamais rien fait pour nous. Pour installer ou amener l’eau, l’électricité… Et puis des gens sont venus construire des maisons, n’importe comment, n’importe où, sans permis de construire, pour les louer. À la première catastrophe, on savait tous que tout s’effondrerait. Mais l’État s’en fichait. Aujourd’hui, le gouvernement est comme nous. Et ici, cela ne changera pas grand-chose.» «Bienvenue aux marines américains» À une encablure de Canapé-Vert, Médecins sans frontières a en hâte reconstruit un semblant d’hôpital. Le sien s’est effondré. On y opère dans des conditions extrêmes, « pire qu’en tant de guerre », lâche un membre de l’ONG. L’avion avec l’hôpital de campagne tarde, faute d’autorisation pour atterrir. «Pour peut-être faire bouger les choses, il nous a fallu remonter jusqu’au président de la République», explique François Servancks. Pour MSF, il est cependant urgent de se déployer. Avant même le séisme, l’ONG représentait à elle seule, 50 % de l’offre de soins gratuits à Port-au-Prince. Mais là encore, le vide rend les choses très délicates. «On ne peut quand même pas s’installer dans un hôpital public déserté, comme il y a en certains en ville, sans le moindre début d’autorisation», explique-t-on chez MSF. «Dans les faits, il y a déjà un moment que l’État haïtien déficient, vivait sous un semi-protectorat de l’ONU », rappelle un haut fonctionnaire. La mission onusienne locale a déployé depuis quatre ans 7 000 soldats et 2 000 fonctionnaires pour contribuer à assurer la gestion et la sécurité d’Haïti. Franklin, un universitaire, s’avoue las de ces discours sur la faiblesse de l’État. « René Préval a montré qu’il n’était pas capable. Il doit démissionner comme tout le gouvernement. Les politiciens ici sont des voyous. Que quelqu’un vienne redresser ce pays.» Franklin ne semble pas seul à ne plus croire en l’État haïtien. Sur la route qui mène à l’aéroport un panneau de bois émerge d’une villa en ruine. Une main malhabile y a écrit au charbon. « Welcome, US marines. We need you. Dead bodies inside» («Bienvenue aux marines américains. Nous avons besoin de vous. Des cadavres sont à l’intérieur»). » DOSSIER SPECIAL - Haïti dévasté

Publié par la rédaction le 16 janvier 2010 à 5:12

Un ministre haïtien avance le chiffre de 50.000 morts

Trois jours après le séisme meurtrier qui a frappé Haïti mardi, il est toujours difficile d’établir un bilan de la catastrophe. Après les premiers chiffres donnés par le chef du gouvernement haïtien - «bien au-dessus de 100.000 morts» - le ministre haïtien de la Santé publique, Alex Larsen, parle de 50.000 morts et de 250.000 blessés. Près d’1,5 millions d’Haïtiens sont en outre sans abri, a également déclaré le ministre. «Les premières estimations montrent que 10% des habitations à Port-au-Prince ont été détruites», explique le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l’ONU. Dans certaines zones, 10% à 50% des bâtiments sont détruits ou gravement endommagés, indiquent différentes estimations. Au total, indique l’ONU, 3,5 millions de personnes auraient été directement touchées par le tremblement de terre. Soit un tiers de la population du pays. L’espoir de retrouver des survivants s’amenuise Les Haïtiens ont passé jeudi leur troisième nuit au milieu des ruines. Les habitants déblayent eux-mêmes à mains nues tout ce qu’ils peuvent mais l’espoir de trouver des survivants s’amenuise d’heure en heure. A Port-au-Prince, les témoins décrivent des morgues et des cimetières pleins mais les cadavres continuent de joncher la ville. Vendredi, la chaleur tropicale qui règne dans l’île rendait la puanteur de plus en plus insoutenable. Et alors que les survivants manquent de tout, l’ambiance est de plus en plus tendue dans la captiale, où des coups de feu épars et des pillages sont rapportés. «Les gens ne peuvent pas cuisiner, ils n’ont pas de gaz, ils n’ont pas forcément d’eau et n’ont pas d’endroit où se préparer à manger», a décrit la porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM), Emilia Casella. «On court le risque d’avoir des émeutes», a averti le ministre brésilien de la Défense, Nelson Jobim, à son retour de la capitale haïtienne. Face à ces urgences, l’aide internationale qui afflue se heurte toujours à un casse-tête logistique. Les routes sont détruites ou bloquées, le port est hors service et la seule piste de l’aéroport de Port-au-Prince est terriblement encombrée. Vendredi, des parachutistes américains y ont pris position et ils devaient ensuite se déployer rapidement dans la ville pour accélérer les fouilles des décombres et la distribution de l’aide. Plus d’une trentaine de pays participent aux efforts sur place. Des sauveteurs de toutes nationalités sont à pied d’oeuvre avec des chiens et des tonnes de matériel. Mais l’incapacité des autorités locales, durement touchées par le séisme, à prendre les choses en main, accroît les difficultés. A ce sujet, le ministre de la Santé a précisé que le siège du gouvernement avait été transféré dans un commissariat de police non loin de l’aéroport international. LIRE AUSSI : » La capitale haïtienne en état d’urgence » DOSSIER SPECIAL - Séisme: Haïti dévasté » IMAGES - Haïti: l’horrible cohabitation des morts et des vivants » Haïti ravagé par un violent séisme » Haïti: la malédiction

Publié par la rédaction le 12 janvier 2010 à 3:02

«La taxe sur les bonus rapportera 360 millions»

La ministre de l’Économie vient de transmettre au Conseil d’État le texte instaurant une taxe sur les bonus, qui sera appliquée à la fin du premier trimestre. LE FIGARO. - ­Quelle forme prendra votre dispositif de taxation exceptionnelle des bonus ? Christine LAGARDE. - Le texte prévoit de taxer à hauteur de 50 % tous les bonus, quel que soit leur mode de distribution et quel que soit le calendrier de distribution. Cela signifie que la disposition concerne aussi bien les versements, en cash comme en actions, réalisés cette année et les années suivantes dès lors qu’ils auront été décidés au titre de 2009. Enfin, cette disposition s’appliquera, comme au Royaume-Uni, aux bonus supérieurs à 27 500 euros réalisés par les opérateurs de marché payés depuis la France. Concrètement, les banques devront payer la taxe pour environ 2 500 de leurs salariés. Combien cela rapportera-t-il ? Nous escomptons une rentrée de 360 millions d’euros, dont 270 millions seront consacrés à alimenter le Fonds de garantie des dépôts pour renforcer la sécurité des déposants. Les besoins ont en effet augmenté avec le relèvement de 70 000 à 100 000 euros du plafond de la garantie décidé par l’Union européenne. Le solde, soit 90 millions, sera directement reversé au budget de l’État. Ce chiffre de 360 millions repose sur les estimations fournies par les banques des bonus qu’elles prévoient de verser en 2010. Les niveaux de bonus sont en recul global de 16 % par rapport à ce qu’elles avaient payé en 2008 (au titre des résultats 2007), dernier exercice avant la crise. S’agit-il d’une taxe réellement exceptionnelle, valable en 2010 uniquement ? À ce stade oui. Mais je ne peux pas cacher que je m’interroge. J’attends des banques de la mesure et de la modération. Je jugerai sur pièces. Quel est l’objectif ultime de cette taxe ? Sans les concours exceptionnels de l’État aux banques, elles n’auraient pas pu réaliser les bénéfices engrangés ces derniers mois. Dans ces conditions, il est justifié que les Français soient associés à ces résultats. Pour l’avenir, cette mesure est un signal adressé aux banques, pour les inciter à financer l’économie, à utiliser les fonds propres qu’elles ont reconstitués pour faire des crédits, et non à verser des rémunérations extravagantes. Cette taxe ne crée-t-elle pas un risque de délocalisation des activités de marché, ou du moins une perte de compétitivité ? Je n’imagine pas qu’une banque délocalise du fait de la politique fiscale d’une année. Ce serait très court-termiste, et pas très raisonnable ! Je ne crois de toute façon pas à l’exode des traders. Pour aller où ? À Londres ? Soit c’est déjà fait, ce qui est profondément regrettable. Soit ce n’est pas le cas, et il n’y aura pas une grande différence entre la situation en France et celle au Royaume-Uni, puisque les dispositifs français et britanniques sont parfaitement alignés. Mais, à Paris, il existe une taxe sur les salaires, de 10 %, spécifique au secteur financier… Pourquoi ne l’avez-vous pas déduite de l’assiette de la nouvelle taxe ? Nous avons voulu, par une taxe exceptionnelle, répondre à une situation exceptionnelle. C’est cet objectif-là qui nous a guidés. Il existera une vraie distorsion avec les États-Unis… L’année passée, le président américain a concentré toutes ses forces sur la réforme du système de santé. Cette année, il peut donner la priorité à la réforme du système financier. Certes, les États-Unis ne sont pas très réceptifs à l’idée de taxer les bonus. Mais il existe aussi là-bas un très fort mouvement d’opinion publique. Je ne peux donc pas imaginer que l’on permette que les banques américaines se laissent aller à la démesure. Ce serait politiquement insupportable dans un pays où le chômage a atteint 10 %. Nous évoquerons de nouveau ce sujet au G20 début février. Et je suis convaincue que les États-Unis, eux aussi, bougeront sur ce sujet, même si c’est selon leurs codes et à leur façon. LIRE AUSSI » La difficile mise en place d’une régulation » Certaines banques ont trouvé la parade : augmenter les salaires fixes

Publié par la rédaction le 8 janvier 2010 à 9:33

Des scanners corporels à Orly et Roissy avant fin janvier

La France a finalement emboîté le pas au reste du monde pour renforcer la sûreté dans ses aéroports. Plusieurs scanners corporels vont être commandés pour les aéroports parisiens et devraient être opérationnels «d’ici à la fin du mois», selon la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). L’utilisation de cette technologie aurait permis de localiser les explosifs que portait à la jambe le Nigérian de 23 ans qui est monté à bord d’un avion de la compagnie Northwest au départ d’Amsterdam et à destination de Detroit le 25 décembre dernier. La généralisation des scanners corporels n’est pas à l’ordre du jour, car elle ne peut se faire que dans le cadre d’une évolution de la réglementation européenne. En revanche, Bruxelles autorise des expérimentations. Un test avait été programmé il y a moins d’un an sur l’aéroport de Nice. Il avait été abandonné face à la bronca des associations de défense des libertés individuelles. Cette technologie encore peu connue pose en effet plusieurs questions. Cliquez sur l’aperçu pour agrandir l’infographie • Qu’est-ce qu’un scanner corporel ? Cet appareil se présente comme un portique (voir notre infographie). • Est-il dangereux pour la santé ? Deux types de scanners corporels sont utilisés aux États-Unis. L’un utilise des ondes millimétriques qui s’arrêtent à la surface de la peau et identifie tout objet dissimulé sur la surface du corps. L’autre utilise le système X-Ray, comme dans les systèmes d’inspection de bagages, et pénètre sous la peau. Une exposition marquée ou régulière à ces ondes est nuisible à la santé. C’est le premier type de scanner, totalement inoffensif, qui sera utilisé dans les aéroports français. D’après la DGAC, ses ondes sont 500 fois moins puissantes que celles d’un téléphone portable. • Respecte-t-il l’intimité des passagers ? C’est le sujet de préoccupation des associations de défense des droits de l’homme. Selon la DGAC, toutes les précautions ont été prises pour respecter l’intimité des passagers. L’agent ne voit pas apparaître à l’écran un corps dénudé mais un androïde reconstitué en trois dimensions dont l’identité lui est masquée. De plus, le portique est agencé de telle façon que l’agent ne voit pas la personne en train de se faire scanner. Il ne peut donc pas faire le rapprochement entre un passager et l’image qui s’affiche sur son écran. Les parties génitales et le visage seront floutés sur l’écran. Enfin, comme pour les palpations aux portiques de sécurité, ce seront des hommes qui contrôleront des hommes et des femmes qui contrôleront des femmes. • Sera-t-il obligatoire ? Tant qu’aucune décision n’a été prise au niveau européen et que le scanner corporel n’est utilisé qu’à titre expérimental, il n’est pas obligatoire. Les passagers pourront toujours choisir la traditionnelle palpation manuelle. «Nous proposons un système plus rapide, moins gênant et plus sûr en lieu et place d’un système plus intrusif quand les palpations sont bien faites et moins sûres du fait d’une potentielle faille humaine», explique-t-on à la DGAC. En Angleterre et en Allemagne où de tels dispositifs sont testés depuis respectivement un an et neuf mois, 98 % des passagers acceptent de passer au scanner corporel. • Renforcera-t-il la sûreté ? Cette technologie permet de voir toute matière dissimulée à la surface du corps : couteau même en céramique, poudre à explosifs… Associé au système X-Ray qui, lui, est utilisé pour contrôler les bagages à main, il rend quasi impossible le passage d’armes ou d’objets dangereux. • La France peut-elle s’en procurer rapidement? Les autorités sont plus discrètes sur ce sujet. Outre la France, plusieurs pays ont déjà passé commande du matériel qui coûte 100 000 à 150 000 euros : les États-Unis, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, le Nigeria et bientôt l’Allemagne. Il n’y a pas de fabricant de scanner corporel en France. ADP devrait passer commande au Britannique Smith Detection ou à l’américain Rapiscan System. LIRE AUSSI » L’Europe peine à s’accorder sur la sûreté aérienne » Des contrôles toujours plus draconiens dans les aéroports » Les scanners corporels devraient attendre quelques années

Publié par la rédaction le 6 janvier 2010 à 17:22

H1N1 : il faut continuer à vacciner, estiment les médecins

Alors que l’épidémie de grippe H1N1 régresse en France et que la polémique enfle sur le coût de sa gestion, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a finalement annoncé que les médecins généralistes pourraient vacciner dans leurs cabinets comme ils le réclamaient depuis l’été. De quoi rajouter à la confusion des Français, de plus en plus nombreux à s’interroger sur l’utilité de se protéger contre une grippe qui ne paraît pas si méchante. Pour l’Organisation mondiale de la santé, la vaccination est toujours recommandée. «Il ne faut pas baisser la garde», a averti mardi une porte-parole de l’OMS, en précisant que «le nombre de pays touchés par la grippe pandémique continue d’augmenter  » et que «les pays de l’hémisphère Nord se trouvent au milieu de l’hiver». Les spécialistes français sont sur la même ligne, préconisant la vaccination avant tout chez les personnes à risque (femmes enceintes, enfants, malades chroniques…) mais aussi chez les adultes sans antécédents médicaux particuliers. Initialement réservé sur le bien-fondé de protéger ces derniers, le Pr Paul Léophonte (Toulouse) assure que sa position a évolué. «Le vaccin a maintenant fait les preuves de son innocuité, il faut plus que jamais se vacciner, sans réserve», estime le pneumologue qui juge la polémique actuelle «mal venue». «Cinq millions de personnes ont été vaccinées et environ 10 millions ont été infectées, ce qui veut dire que trois quarts de la population française n’est pas protégée. Cela vaut la peine de continuer à vacciner», renchérit le virologue Claude Hannoun, prédisant que le virus H1N1 va probablement continuer à circuler pendant des mois. «On ne peut pas savoir quelle sera la virulence de l’éventuelle deuxième vague, le terme d’imprévisibilité doit toujours être prononcé avec les virus grippaux», ajoute le Pr Léophonte. De plus, selon lui, la vague actuelle n’est pas si bénigne. «Nous n’avons jamais eu autant de décès de femmes enceintes et d’enfants avec une grippe saisonnière, relève même le Pr Hannoun. On ne peut pas comparer les 200 décès annoncés en France avec ce H1N1, qui ne sont que des décès directs, et les 2 000 morts annuelles par grippe saisonnière.» Décision trop tardive Les 50 000 généralistes, dont beaucoup sont furieux d’avoir été jusqu’ici exclus du dispositif, l’entendront-ils de cette oreille ? «Nous n’avons pas d’état d’âme sur le choix qui a été fait de vacciner en masse. Nous proposerons donc le vaccin à tous nos patients, comme nous le faisons déjà depuis des mois», assure Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), principal syndicat de médecins libéraux. Il dénonce toutefois une décision trop tardive du ministère de la Santé, accusé de multiplier les volte-face. «Comme tous les médecins, j’ai des patients à risque qui n’ont pas pu aller dans un centre de vaccination et je vais m’occuper d’eux en priorité», souligne le Dr Vincent Renard, vice-président du Collège national des généralistes enseignants. Le CNGE se dit plus perplexe, à ce stade de l’épidémie et compte tenu de son profil, sur l’utilité de vacciner les adultes sans facteur de risque. LIRE AUSSI : » DOSSIER SPECIAL - Tout sur la grippe A » Grippe A : des millions de cas sans symptômes » «La peur des adjuvants n’est pas justifiée» » Vaccin H1N1: la liste des personnes prioritaires

Publié par la rédaction le 5 janvier 2010 à 18:22

Sarkozy demande «audace» et «unité» à ses ministres

Si le gouvernement lui a souhaité «une bonne année, une bonne santé et beaucoup d’énergie», le chef de l’Etat, lui, a demandé en retour à ses ministres «du travail et encore du travail». Nicolas Sarkozy a officiellement sonné mardi la fin de la trêve des confiseurs en exhortant ses équipes, à l’occasion de leur premier conseil d’une année qui s’annonce difficile sur le front social, à faire preuve «d’audace» et à «rester unis». Comme le veut la tradition, l’équipe de François Fillon, secrétaires d’Etat et haut commissaire compris, s’est présentée groupée et à pied à la présidence à 10h00 tapantes, après un petit-déjeuner collectif offert par le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux. Le premier ministre a ensuite ouvert la séance du conseil. «Après avoir souhaité en 2009 que la crise ne mette pas le pays à genoux, il a formulé des voeux de croissance pour l’année 2010», une croissance «solidaire», «éthique» et «durable», a rapporté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. «Fierté» de travailler avec François Fillon En réponse, Nicolas Sarkozy a répété sa «fierté» de travailler avec François Fillon et son équipe, et a souhaité «rendre hommage» à son «engagement» en 2009. Il a ensuite distillé quelques conseils à ses troupes, à qui il a demandé «du travail et encore du travail» et, surtout, «d’ être audacieux et de prendre des risques», selon le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos. Et pour tenter de mettre un terme aux «couacs» qui ont agité son gouvernement ces derniers mois, il a aussi rappelé à ses ministres «qu’il souhaitait que le gouvernement reste uni et solidaire». Le chef de l’Etat a également insisté sur sa détermination à mettre en oeuvre la taxe carbone cette année en critiquant, selon une source gouvernementale, le Conseil constitutionnel qui a retoqué la mesure fin décembre. La nouvelle version de cette taxe entrera en vigueur dès le 1er juillet, a annoncé dans la foulée Luc Chatel. Frédéric Mitterrand réprimandé Petite note personnelle, Nicolas Sarkozy a réprimandé, selon une source gouvernementale, son ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, légèrement blessé lundi suite à un accident de scooter. «Je vous l’avais dit avant les vacances, un ministre ce n’est pas n’importe qui, un ministre ça ne se déplace pas en mobylette», a déclaré le président. Un message apparemment compris par le ministre qui, interrogé à la sortie du conseil sur sa feuille de route pour 2010, s’est empressé de répondre à la presse: «Ne plus prendre mon scooter». Nicolas Sarkozy a ensuite rendu visite aux femmes du gouvernement -ministres et secrétaires d’Etat- réunies pour un déjeuner Place Vendôme par la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie.

Publié par la rédaction le 5 janvier 2010 à 6:39

H1N1 : la France résilie ses commandes de vaccins

La France revoit son plan anti-grippe A. Le gouvernement, qui avait lancé l’été dernier l’achat de 94 millions de doses de vaccins en prévision de l’épidémie de grippe A, vient en effet de résilier les commandes de 50 millions de doses de vaccins. «Ces commandes n’avaient été ni livrées ni payées, elles sont donc résiliées », a expliqué lundi soir la ministre de la Santé Roselyne Bachelot sur TF1. «Si c’était à refaire, je referais exactement la même chose », a affirmé la ministre, se défendant d’en avoir fait «trop ou pas assez». Elle a néanmoins insisté sur l’économie que va permettre selon elle la résiliation annoncée des commandes : «Plus de 350 millions d’euros», soit une «économie de plus de la moitié» de la somme totale. Estimant par ailleurs qu’il ne faut «pas relâcher la garde sur la vaccination», elle a annoncé que les médecins généralistes volontaires, autre sujet de polémique, pourront vacciner dans leur cabinet à partir de la semaine prochaine. La vaccination va également se poursuivre dans les centres de vaccination et doit continuer jusqu’à septembre prochain. Lundi, selon le ministère de l’Intérieur, le cap des 5 millions de Français vaccinés contre la grippe H1N1 devait seulement être franchi. Le PS exige les chiffres exacts des commandes L’intervention de la ministre répondait à la déferlante de critiques qui s’est abattue lundi sur le gouvernement, mettant en cause sa gestion de la campagne de vaccination contre la grippe H1N1. La nouvelle, dimanche, de la revente à l’étranger d’un certain nombre de vaccins excédentaires avait mis le feu aux poudres. Le PS, puis le Nouveau Centre, le NPA et le PC ont alors dénoncé une «gabegie» financière, au profit des laboratoires pharmaceutiques. Montrés du doigt, ces derniers (GSK, Sanofi Pasteur) se sont dits prêts à rediscuter leurs contrats avec le gouvernement. Malgré l’annonce de Roselyne Bachelot, l’opposition ne désarme pas. Le député PS Jean-Marie Le Guen, qui avait été le premier à réclamer une mission d’information parlementaire sur la gestion gouvernementale du plan de vaccination, estime que «c’est un fait avéré que notre pays est celui qui a dépensé le plus pour vacciner le moins». Le député de Paris continue d’exiger que «le gouvernement fournisse les chiffres exacts sur les commandes et les montants donnés en exemple». Dans la journée, le PS avait été plus loin en réclamant une commission d’enquête parlementaire, plus contraignante qu’une mission. François Bayrou (MoDem) s’était en revanche refusé «à jeter la pierre au fait qu’on ait pris des précautions». Un argument brandi depuis dimanche par la majorité pour justifier les commandes de cet été. Au cour de la réunion hebdomadaire des dirigeants de l’UMP à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a rappelé selon un participant que le pays a connu par le passé «beaucoup de crises sanitaires» et se doit de respecter le «principe de précaution». Message relayé par le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre, qui a évoqué les polémiques comme le scandale du sang contaminé et plus récemment, la canicule meurtrière de 2003. Pour Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l’UMP, la volte-face du gouvernement lundi soir montre que «la polémique lancée par le Parti Socialiste était à la fois inutile et malveillante». » DOSSIER SPECIAL - Tout savoir sur la grippe A

Publié par la rédaction le 4 janvier 2010 à 4:12

Grippe A (H1N1) : la France peine à écouler ses vaccins

Seuls quelque 5 millions de Français se sont fait vacciner à ce jour contre la grippe A, alors que l’épidémie régresse. Même si une deuxième vague reste attendue, la France cherche d’ores et déjà à écouler ses surplus de vaccins. Pourquoi le gouvernement veut-il désormais vendre ses stocks ?  Depuis le début novembre dernier, les autorités ont compris que le nombre de doses commandées - 94 millions pour un montant officiel de 675 millions d’euros - serait beaucoup trop important. Cette commande correspondait en effet à deux injections par personne, un schéma de vaccination abandonné par l’OMS définitivement le 20 novembre. La cellule interministérielle a alors pris la décision d’exporter ces excédents pour alléger la facture globale. «À ce moment, personne n’y voyait de difficulté», explique un membre de la cellule. Le surplus de doses risque d’être d’autant plus important qu’en France, la campagne n’a pas «pris», contrairement aux pays anglo-saxons où la population s’est massivement protégée, y compris lorsque le vaccin n’était pas gratuit. Les contrats ont été signés au début de l’été avec les laboratoires, le temps de production étant estimé à six mois. Les livraisons sont prévues jusqu’en février. Les Pays-Bas, qui avaient commandé 34 millions de doses, ont également annoncé leur intention d’en revendre 19 millions. Les ambassades vont-elles jouer le rôle de super-VRP ? Depuis l’apparition du virus H1N1, les ambassades françaises ont pour mission de surveiller la progression de la pandémie dans le monde. Le Quai d’Orsay a acheminé près d’un million de doses de vaccin, destinées aux communautés françaises expatriées. Accessoirement, «de manière ponctuelle, lorsque des gouvernements cherchent à s’en procurer et nous sollicitent», dit-on au ministère des Affaires étrangères, les représentations françaises à l’étranger «font remonter l’information» vers le ministère de la Santé, «qui y répond». 300.000 doses ont été vendues au Qatar, 2 millions de vaccins sont en passe d’être cédés à l’Égypte. L’Ukraine, la Roumanie, la Bulgarie, le Mexique seraient aussi sur les rangs. D’autres pays sont en concurrence pour leur fournir des vaccins, notamment l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suisse. Mais «ce n’est pas une compétition commerciale», souligne Bernard Valéro, le porte-parole du Quai d’Orsay, les vaccins étant cédés à prix coûtant et «le critère déterminant étant la disponibilité» des doses. Combien de doses peuvent-elles être encore utilisées en France ? L’épidémie est en phase décroissante - 400.000 cas dénombrés au cours de la dernière semaine de 2009. Mais les virologues pronostiquent une deuxième vague, vraisemblablement en février-mars. La vaccination est donc toujours recommandée. D’autant qu’elle pourrait, estiment certains spécialistes, se montrer efficace contre l’épidémie saisonnière de l’hiver prochain : le virus H1N1 - qui a cette année cannibalisé la grippe «classique» - pourrait évoluer faiblement d’ici là. «Cela a été le cas lors de la pandémie de grippe de 1968 : le virus a été quasiment le même pendant quatre ans», explique Patrick Berche, chef de service de microbiologie à l’hôpital Necker enfants malades à Paris. Plus de 20 millions de personnes seraient actuellement immunisées contre la grippe A : 5,5 millions de personnes ayant déjà été grippées, plus 5 millions de personnes vaccinées, un chiffre auquel les statisticiens ajoutent, comme dans toutes les pandémies, l’équivalent en personnes «asymptomatiques», c’est-à-dire qui contractent le virus sans être malades. Il resterait donc quelque 40 millions de personnes non protégées en France. A-t-on dépensé «trop» contre la grippe A ? Tous les schémas prévisionnels ont été réalisés avant l’été. À ce moment-là, l’opinion était sous le choc des nombreux décès ayant eu lieu au Mexique. «Au moment où le virus mute de l’animal à l’homme, explique Patrick Berche, il est particulièrement virulent.» Les décisions ont été guidées par le principe de précaution maximum. Le taux de mortalité par personne touchée est passé de 10% au Mexique à un peu plus de 1 pour 10 000 actuellement en France. Aujourd’hui, de nombreuses personnalités s’élèvent contre ces choix et pointent les ratés de la campagne. Le député PS Jean-Marie Le Guen a réclamé dimanche «une mission parlementaire» parlant de «fiasco». «Ce gâchis était prévisible», s’est aussi insurgé dimanche le Pr Marc Gentilini, ancien président de la Croix-Rouge française. LIRE AUSSI » DOSSIER SPECIAL - Tout sur la grippe A (H1N1) » OUI/NON ? - Peut-on reprocher au gouvernement un excès de précaution ?

Publié par la rédaction le 2 janvier 2010 à 6:41

Afghanistan : les reporters français seraient en vie

Préférant travailler dans la discrétion, les fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères et de la Défense ont enjoint la direction de France 3 de ne pas communiquer, ni même de donner les noms de ses deux journalistes qui ont été enlevés mercredi dernier au nord-est de Kaboul, dans la province de Kapissa, où sont stationnées les troupes françaises. «Ils sont a priori vivants, en bonne santé et bien traités», selon une source à Kaboul citée vendredi par l’AFP, qui ne donnait en revanche aucune nouvelle des trois Afghans accompagnant les journalistes. Ces enlèvements s’ajoutent à une série de mauvaises nouvelles pour la population afghane et pour les forces de la coalition. Ces dernières n’avaient jamais connu autant de pertes depuis leur arrivée en 2001, avec 512 morts contre 295 en 2008, année où avait été enregistré le dernier record de tués parmi les forces internationales. En Afghanistan, 2009 s’achève donc dans le sang. Dans le sud du pays, c’est une journaliste canadienne qui a été tuée avec quatre militaires dans l’explosion d’un véhicule blindé sur la route menant à Kandahar. Dans la province de Khost, un attentat suicide a causé la mort de sept agents de la CIA. Et, tandis que les forces de l’Otan sont à nouveau accusées par le président Hamid Karzaï d’avoir tué des civils, cinq Afghans ont péri dans l’explosion de leur minibus sur une route de la province de Badghis. Jeudi, dans la province d’Oruzgan, des talibans ont en outre décapité six hommes, des talibans plus modérés qu’eux, qu’ils considéraient comme des «espions». Pas de revendication Dans ce contexte particulièrement sinistre, le kidnapping des deux journalistes de France 3 peut légitimement donner du souci aux autorités françaises. «Pour nous, il n’y a pas d’enlèvement, puisqu’il n’y a pas de revendication», disait vendredi un militaire à Kaboul, tandis que les forces tricolores se déployaient dans la province de Kapissa survolée par de nombreux drones (avions sans pilote). L’objectif était d’empêcher une fuite des ravisseurs et de leurs otages vers une autre province afghane au sud, ou vers le Pakistan à l’est. Les nouvelles plutôt optimistes sur le sort des otages données par la cellule de crise en début de soirée, vendredi, prouveraient-elles que la vigueur de l’action des militaires français a déjà porté quelques fruits ? Les deux journalistes travaillant pour le magazine «Pièces à conviction» venaient de passer deux semaines en compagnie de ces mêmes troupes basées en Kapissa. Tandis qu’une autre équipe de France Télévisions demeure toujours à Kaboul, après avoir quitté les militaires français, les deux journalistes de France 3 accompagnés de leur traducteur afghan, du frère et du cousin de celui-ci, sont revenus, par leurs propres moyens, sur la route qui relie la province de Kapissa à celle de Surobi, toutes deux dévolues aux forces françaises. Cet axe, qui permet de contourner Kaboul par l’est, reliera à terme du nord au sud, Bagram, siège d’une importante base militaire américaine, les bases françaises de Nijrab et Tagab, puis Jalalabad et, de l’autre côté de la frontière, la ville pakistanaise de Peshawar. Cette voie n’a pas seulement de l’importance pour les militaires de la coalition. Son achèvement conditionne le désenclavement de nombreuses vallées et l’essor du commerce entre le nord-est de l’Afghanistan et le Pakistan. Cette «route» - un chemin de pierre bien souvent - a été de longue histoire celle de tous les trafics, et, depuis l’invasion soviétique, une voie de passage des bandes armées. C’est en cherchant à interviewer la population de Kapissa que les deux journalistes, sans doute trahis par un de leurs «contacts» sur place, ont été enlevés quelques kilomètres au sud de la base française de Tagab. LIRE AUSSI » La CIA perd sept espions sur une base secrète

Publié par la rédaction le 1 janvier 2010 à 22:29

La France compte 65 millions d’habitants

Rien ne freine la croissance de la population en France. Elle a franchi le cap des 65 millions d’habitants, selon le dernier recensement, réalisé en 2007 et publié jeudi. Très exactement, notre pays compte 65.031.022 habitants, dont 63,2 millions en métropole. Par rapport au dernier recensement exhaustif, réalisé en 1999 et qui comptabilisait 60 millions de personnes, la population a progressé de 8,33%. Cette vitalité, si l’on compare les chiffres 2007 à ceux de 2006, profite à toutes les régions de France, à l’exception de la Champagne-Ardenne et de la Guadeloupe. Même le Limousin, région la moins peuplée de métropole, gagne près de 6.000 âmes, à 759.414 habitants. Les trois grandes régions économiques restent évidemment les plus peuplées. Mais la croissance de leur population est contrastée. Le nombre d’habitants en Île-de-France et dans la région Rhône-Alpes n’augmente que de 0,6% par rapport à 2006. À l’inverse, la troisième grande collectivité de l’Hexagone, Provence-Alpes-Côte d’Azur, profite comme toujours de son climat et affiche une santé démographique insolente, avec une croissance de ses habitants de 1,1%. Une population inégalement répartie Les personnes installées en France sont toujours très inégalement réparties. La moitié de la population vit dans seulement 930 communes, celles qui comptent plus de 10.000 habitants. Et «les 141 plus grosses communes de France abritent à elles seules 25% de la population du pays», souligne l’Insee, Institut national de la statistique et des études économiques, en charge des estimations de la population. À l’inverse, «la moitié des communes ont moins de 416 habitants». Les chiffres publiés jeudi par décret réjouiront les collectivités qui voient leur population s’accroître et en alarmeront d’autres. Déclinées par régions, départements et communes, ces données déterminent la «population légale» et servent de référence pour bon nombre d’actes ou de décisions administratives. Ils sont notamment à la base des calculs utilisés pour les dotations de l’État aux collectivités ou les redécoupages électoraux. Le gouvernement a modifié depuis quelques années le mode de recensement de la population. Le comptage organisé auparavant tous les huit ans sur l’ensemble de la France a laissé place à des enquêtes tournantes réalisées chaque année sur un échantillon de population. L’avantage de cette nouvelle méthode est clair : il permet d’obtenir un recensement actualisé avec une valeur légale fixée chaque année. Le dernier recensement illustre à nouveau la vitalité de notre démographie par rapport à l’Europe. Elle est dopée par le taux de natalité, l’un des plus élevé de la zone avec un taux de fécondité proche de deux enfants par femme, et à l’espérance de vie, proche de 81 ans. À l’inverse de nos voisins, la part des mouvements migratoires participe faiblement, pour un quart, à l’accroissement de la population de l’Hexagone. Deuxième en Europe La France est en deuxième position en Europe derrière l’Allemagne, qui recensait 82 millions d’habitants en 2008. Mais notre voisin d’outre-Rhin, qui affiche l’un des taux de natalité les plus faibles au monde, traverse une mauvaise passe sur le plan démographique. Sa population a reculé d’environ 200.000 habitants en 2008. La Grande-Bretagne représente la troisième population avec 61 millions d’habitants. Elle est suivie de l’Italie, qui vient de passer le cap des 60 millions d’habitants, essentiellement grâce à une forte immigration. LIRE AUSSI » La France a gagné 3 millions d’habitants en sept ans » Pour plus de renseignements, consultez le site l’Insee

Publié par la rédaction le 29 décembre 2009 à 7:21

Grippe A : des millions de cas sans symptômes

Combien de personnes ont-elles déjà été infectées par le virus de la grippe H1N1 ? Sans doute beaucoup plus que ce que l’on croyait jusqu’à présent, si l’on tient compte des formes asymptomatiques. Dans chaque épidémie, les réactions individuelles à l’infection sont différentes, les uns souffrant de symptômes graves, voire mortels, d’autres ne présentant que très peu ou pas du tout de troubles. Dans l’épidémie actuelle liée au virus H1N1, s’il est facile de recenser les personnes atteintes d’une grippe clinique, il est plus compliqué de débusquer celles ayant été contaminées sans symptôme. Une étude visant à doser dans le sang systématiquement les anticorps contre le virus H1N1 vient d’être conduite à Marseille chez des femmes enceintes. Les premiers résultats pour cette tranche d’âge de 20-39 ans révèlent que pour une personne ayant consulté pour grippe, quatre ont été infectées. Si l’on extrapole grossièrement ce qui n’est pas prudent, selon les experts ces résultats à toute la population, près de 20 millions de personnes en France auraient déjà été infectées par le H1N1, puisque près de cinq millions de Français ont déjà consulté pour grippe depuis septembre. Ces travaux réalisés sous l’égide de l’École des hautes études en santé publique invitent à revoir à la baisse le risque de décès lié au H1N1 et indique que désormais une part importante de la population est déjà immunisée. L’étude sur la surveillance de la séroprévalence, réalisée par l’unité des virus émergents (université Aix-Marseille) dirigée par le Pr Xavier de Lamballerie, en collaboration avec l’Institut de veille sanitaire, vise donc à connaître l’importance de la contamination asymptomatique liée au H1N1. Dans ce but, à Marseille, 500 femmes enceintes, au premier trimestre de la grossesse, chaque semaine, se voient proposer, en même temps que la recherche de toxoplasmose ou rubéole, un test pour détecter les anticorps contre le H1N1, si elles n’ont pas été encore vaccinées. Les résultats préliminaires ont été donnés dans la revue en ligne PLoS Current Influenza, le 27 décembre. «Cette surveillance sérologique nous a permis de constater que, pour la semaine 49 (première semaine de décembre, NDRL), 10 % des femmes enceintes d’âge compris entre 20 et 39 ans présentaient des anticorps consécutifs à une infection récente par le virus pandémique H1N1, explique le Pr Antoine Flahault, cosignataire de l’étude et expert en santé publique. Le réseau de surveillance Sentinelle la même semaine montre que seulement 2 % de la population générale dans cette tranche d’âge a consulté un médecin pour grippe clinique. Cela nous permet de dire qu’il y aurait beaucoup plus de personnes contaminées que ce que mesure le réseau Sentinelle, soit parce que ces personnes n’ont pas eu ou peu de symptômes, soit parce qu’elles ont été grippées, sans consulter leur médecin.» Ainsi, dans cette tranche d’âge, sur 10 personnes ayant été infectées par le virus, seules deux ont été repérées par le système de surveillance et huit (quatre fois plus) ne l’ont pas été. «C’est beaucoup plus que dans la grippe saisonnière pour laquelle on a calculé qu’une personne sur deux est asymptomatique», ajoute le professeur Flahault. Ces données ont été obtenues pour la tranche des 20-39 ans plus souvent infectées que les plus âgées. Néanmoins, si l’on extrapole ces chiffres à la population générale et non plus seulement aux 20-39 ans, on aboutit à 20 millions de français déjà infectés par le virus (5 millions de consultations pour grippe ont été recensées depuis le début de l’épidémie). «Il faut être très prudent et attendre d’avoir des chiffres plus précis, dont on devrait disposer bientôt, avant de faire ces extrapolations, assure le Pr Xavier de Lamballerie. Même si les données sont convergentes pour dire qu’il y a avec le H 1N1 plus de formes asymptomatiques qu’avec la grippe saisonnière.» L’Institut de veille sanitaire, dans son «Bulletin épidémiologique hebdomadaire» publié le 24 décembre avec des extrapolations différentes, estime que le nombre de personnes déjà immunisées contre le virus H1N1, soit par l’infection ou la vaccination, serait compris entre 11,2 et 18,1 millions de personnes. C’est d’ailleurs cette masse de personnes désormais immunisées qui exercerait un effet «barrage» expliquant le début de la décrue de l’épidémie. D’autres enquêtes de séroprévalence menées aux États-Unis et en Grande-Bretagne dont les résultats vont apparemment dans le même sens devraient bientôt être publiées. Ces travaux devraient entre autres inciter à revoir nettement à la baisse le taux de mortalité attribuable au virus H1N1. Dans chaque épidémie, les réactions individuelles à l’infection sont différentes, les uns souffrant de symptômes graves, voire mortels, d’autres ne présentant que très peu ou pas du tout de troubles. LIRE AUSSI » DOSSIER SPECIAL - Tout savoir sur la grippe A » Virus H1N1 : les décès liés à plusieurs types de lésions » Grippe A : seulement 7% de Français vaccinés

Publié par la rédaction le 28 décembre 2009 à 15:39

Aéroports : ce qui est testé pour renforcer la sécurité

Rester assis sans objet sur les genoux pendant la dernière heure de vol. C’est la dernière consigne de sécurité adoptée par Singapore Airlines à la suite de la tentative d’attentat de vendredi dernier. L’incident du vol Amsterdam-Detroit a entraîné un durcissement immédiat des mesures de sécurité dans les aéroports du monde entier. Mais les récentes décisions ne sont qu’une nouvelle étape dans une course à la sûreté engagée depuis plusieurs années. Suite aux attentats du 11 septembre 2001, les contrôles n’ont cessé d’être renforcés. Et les expérimentations se succèdent dans les aéroports. L’aéroport de Schiphol, à Amsterdam, fait figure de pionnier en la matière. Le scanner corporel y est ainsi testé depuis 2008. L’appareil envoie une décharge d’ondes radio haute fréquence qui dessine les contours du corps du voyageur et permet de détecter immédiatement tout objet dissimulé. Une technologie que les experts décrivent comme très efficace. «Tant que les rayons X ne seront pas remplacés par des scanners corporels pour inspecter les passagers, le danger ne sera pas écarté», expliquait ainsi Douglas R. Laird, l’ancien directeur de la sécurité de Northwest Airlines, au lendemain de la tentative d’attentat de vendredi. «Parce que si vous n’utilisez pas un scanner corporel, vous ne pouvez pas savoir ce qu’une personne a sous ses vêtements». La mode du biométrique Mais la précision de l’appareil est à la fois un atout et un défaut majeur. Car une utilisation peu scrupuleuse du scanneur pourrait donner lieu à des dérives voyeuristes. C’est d’ailleurs ce que lui reprochent une partie des députés européens qui doivent légiférer sur le sujet. Certains parlementaires s’inquiètent aussi des conséquences que pourraient avoir les radiations sur la santé des passagers. Pour le moment, l’utilisation du scanner corporel en Europe n’a pas été prononcée. «Aucune décision n’a été prise du côté de Bruxelles», indique-t-on lundi à la direction générale de l’aviation civile. «Mais il est certain que l’événement de vendredi va relancer le débat». La biométrie a aussi fait son apparition dans de nombreux aéroports. Depuis 2004, aux Etats-Unis, existe le système US Visit, qui enregistre les empreintes digitales et la photographie de tous les étrangers qui atterrissent sur le territoire américain. D’après le département de la sécurité américain, 14 400 visiteurs étrangers posent ainsi chaque jour leurs empreintes à l’aéroport John-Fitzgerald-Kennedy de New York. Un système qui a été importé en France en 2006, à une échelle moindre : une expérimentation a été menée à l’aéroport Charles de Gaulle, à Roissy, mais elle ne concernait que les passagers volontaires. Dans le même registre, le scan d’iris est de plus en plus pratiqué. Il a notamment été testé à l’aéroport d’Heathrow (Londres) ainsi qu’à Amsterdam. Si elles concernent en premier lieu le contrôle des passagers, des technologies ont aussi été mises au point pour améliorer le suivi des bagages. Ainsi, depuis 2006, l’utilisation d’étiquettes radio-fréquences (RFID) se généralise dans les aéroports. Cette innovation, développée par IER, une entreprise française spécialisée dans la sécurité appartenant au groupe Bolloré, permettent un traçage complet des bagages. Une puce intégrée dans une étiquette permet de localiser les bagages enregistrés avec plus précision que le traditionnel code-barres. La technologie est actuellement utilisée à l’aéroport Charles de Gaulle ainsi qu’à Amsterdam. LIRE AUSSI » L’attentat manqué met en alerte les aéroports VOS TÉMOIGNAGES - La sécurité dans les aéroports a été renforcée ce week-end. Vous avez une anecdote à raconter à propos d’un contrôle de sécurité dans un aéroport, vous avez réussi à faire passer des objets interdits ou au contraire vous êtes restés bloqués à cause d’un malentendu ? Racontez-nous vos expériences dans les commentaires ci-dessous ou par mail à temoin@lefigaro.fr

Publié par la rédaction le 28 décembre 2009 à 12:41

Virus H1N1 : les décès liés à plusieurs types de lésions

Le virus H1N1 provoque dans l’immense majorité des cas une grippe bénigne, mais pour un très faible nombre de personnes peut être mortel. Une étude américaine publiée cette semaine montre que les malades décédés de la grippe A (H1N1) ont été atteints de différentes manières. Des chercheurs ont étudié les cas de 21 patients âgés de 1 à 68 ans, décédés en juillet et août à Sao Paulo, au Brésil, des suites de la grippe A.Tous ces patients sont morts de lésions sévères des poumons, mais ces lésions étaient de trois types différents. Certains patients décédés avaient seulement de sévères lésions des poumons, mais chez d’autres ces lésions étaient associées à une bronchiolite (inflammation des petites bronches) et chez d’autres encore à une « tendance hémorragique », explique Thaïs Mauad, professeur associée au département de pathologie de l’université de Sao Paulo et principal auteur de l’étude. Seize des 21 patients étudiés par son équipe souffraient de problèmes de santé chroniques, comme des maladies de cœur ou des cancers. Les chercheurs ont aussi découvert une « réponse immunitaire aberrante » chez certains patients, ce qui « laisse penser qu’une réponse inflammatoire exagérée entraînée par l’infection virale a pu dégénérer et endommager les tissus pulmonaires, provoquant des lésions sévères des poumons et une insuffisance respiratoire fatale », explique John Heffner, de l’American Thoracic Society. LIRE AUSSI : » DOSSIER SPECIAL - Tout savoir sur la grippe A » Grippe A : seulement 7% de Français vaccinés

Publié par la rédaction le 26 décembre 2009 à 19:13

Yves Rocher est mort

Yves Rocher, entrepreneur français ayant fondé l’enseigne de produits de beauté qui porte son nom, est décédé ce samedi à Paris, à l’hôpital Lariboisière. Il était âgé de 79 ans. Né le 7 avril 1930 à La Gacilly, un bourg du Morbihan dont il a été le maire (divers droite) pendant quarante-six ans, de 1962 à 2008, Yves Rocher a su jouer la carte écologiste avant l’heure. Après avoir écoulé par petites annonces dans «Ici Paris» une pommade contre les hémorroïdes dont une guérisseuse bretonne lui avait donné la formule, il fonde la célèbre marque de cosmétiques en 1959, appuyant son développement sur le choix de «la beauté par les plantes», et refusant tout produit de synthèse. En 1965, Yves Rocher lance un «Livre vert de la Beauté», traduit aujourd’hui en plus de vingt langues. Privilégiant d’abord la vente à distance, il ouvre trois ans plus tard un premier magasin. L’année suivante, il s’implante en Belgique. Après avoir laissé les rênes de son entreprise à son fils Didier en 1992, il reprend le contrôle en janvier 1995, après la mort accidentelle de ce dernier. «Un grand industriel français», selon Nicolas Sarkozy Présent aujourd’hui dans une trentaine de pays, le Groupe Yves Rocher réalise un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros, ce qui le place à la 18e place mondiale de ce secteur. Son chiffre d’affaires est également trois fois plus important que The Body Shop, son concurrent direct racheté en 2006 par L’Oréal. Affirmant être «en bonne santé financière, rentable et peu endetté», malgré de récents mouvements sociaux, le groupe emploie plus de 15.000 personnes, compte près de 2.000 magasins et revendique plus de 40 millions de clientes. Samedi, le président Nicolas Sarkozy a rendu hommage à un «grand industriel français, inventeur de la cosmétique à base de produits végétaux et pionnier de la vente par correspondance». Yves Rocher, ajoute un communiqué de la présidence, «avait su construire pas à pas un groupe au service de la beauté de la femme, investi dans le développement de l’emploi durable et de la protection de l’environnement, notamment à travers la fondation Yves Rocher-Institut de France».

Publié par la rédaction le 24 décembre 2009 à 6:48

Johnny Hallyday sort de l’hôpital

Bonne nouvelle pour Johnny Hallyday. Il passera les fêtes, entouré de Laeticia et de leurs deux filles, dans leur maison de Los Angeles et non dans un lit d’hôpital. Le chanteur, qui était hospitalisé depuis le 7 décembre suite à une infection consécutive à une intervention sur une hernie pratiquée le 26 novembre dernier, a quitté mercredi soir le centre Cedars-Sinaï de Los Angeles . «Les médecins estiment que l’état actuel de santé de l’artiste s’est amélioré et autorise un retour à son domicile», a indiqué le service de presse de son producteur, Jean-Claude Camus. Johnny Hallyday recevra chez lui les traitements médicaux qui lui sont nécessaires et bénéficiera d’une assistance médicale adaptée. Le rocker «souhaite un joyeux Noël à tous ses fans et remercie son public pour tous les témoignages d’affection qu’il a reçus», ajoute le communiqué. Cette sortie intervient un peu plus tôt que ce que ne laissait entrevoir Jean-Claude Camus. Lorsque Johnny Hallyday est sorti lundi dernier du coma artificiel dans lequel il avait été plongé quatre jours pour atténuer sa souffrance, le producteur avait plutôt évoqué un délai de quinze jours. Johnny «récupère d’une façon absolument extraordinaire», avait-il cependant confié ce week-end. L’interprète de «Que je t’aime» ne devrait pas pouvoir reprendre l’avion avant quelques mois. «J’ai frôlé et côtoyé la mort. Je veux savoir la vérité» Maintenant que le chanteur est hors de danger, le débat s’est déplacé sur le terrain judiciaire. Le rocker et son épouse Laeticia ont décidé d’engager une «procédure civile» contre le chirurgien Stéphane Delajoux et la clinique parisienne du Parc Monceau. «J’ai frôlé et côtoyé la mort. C’est pour ça que je veux savoir la vérité», a écrit la star aux juges. Le chanteur comme le Dr Delajoux demandent une expertise médicale pour déterminer ce qui a causé les complications qui ont failli emporter l’artiste: infection nosocomiale, imprudences de la part du chanteur, erreur médicale… Le rapport, qui ne sera vraisemblablement pas rendu avant plusieurs mois, aura une importance cruciale. A cause des ennuis de santé du chanteur, les 25 dernières dates de son «Tour 66» ont dû être annulées. Selon les conclusions des experts, les assureurs pourront demander un remboursement éventuel des frais engagés. La facture pourrait s’élever à plusieurs dizaines de millions d’euros. LIRE AUSSI » Opération de Johnny : sa famille saisit la justice » INTERVIEW - «Johnny Hallyday veut savoir qui est responsable» » La bataille des assureurs a commencé » Un chirurgien proche des stars… et des prétoires

Publié par la rédaction le 23 décembre 2009 à 11:26

Un avion d’American Airlines s’écrase en Jamaïque

Quarante passagers ont été blessés lorsqu’un avion d’American Airlines s’est brisé en deux mardi soir sur l’aéroport international de Kingston, en Jamaïque. C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Information au quotidien Jamaica Observer. Le Boeing 737, qui transportait 148 passagers et 6 membres d’équipage, effectuait un vol Miami-Kingston. L’appareil, qui tentait de se poser, a été accidenté lorsqu’il est sorti de la piste d’atterrissage, selon la compagnie. Le biréacteur s’est brisé en deux parties après avoir tenté d’atterrir sous une pluie battante mardi vers 22 heures locales, précisent les médias locaux. «L’appareil s’est écrasé et s’est brisé», a déclaré au Jamaica Observer une passagère, Naomi Palmer. Peut-être des blessés graves Un autre passager a raconté au dirigeant de TV Jamaica, Milton Walker ,que le Boeing 737 avait atterri normalement et que les passagers avaient même applaudi à ce moment, mais qu’il n’avait pas réussi ensuite à s’arrêter sur la piste. «Ensuite, il y a eu un gros bang», a rapporté le dirigeant. «C’est à ce moment-là, qu’ils (les passagers) se sont rendu compte que quelque chose n’allait pas, au moment où les masques à oxygène ont été déployés. Ils ont aussi noté que la structure de l’appareil avait commencé à s’effondrer». Les informations divergent quant à l’état de santé exact des quarantes blessés, actuellement hospitalisés à Kingston. Milton Walker a déclaré à la chaîne CNN que quatre personnes se trouvaient dans un état sérieux. Un porte-parole de la compagne aérienne assure de son côté qu’il n’y a aucun blessé grave. La compagnie American Airlines a expliqué qu’elle se refusait pour le moment à «spéculer sur les causes de l’accident».

Publié par la rédaction le 20 décembre 2009 à 15:39

Succès en vue au Sénat américain pour la réforme de la santé

Un ralliement qui vaut de l’or. Après de longues heures de négociations, le patron des démocrates au Sénat américain a rassemblé samedi les 60 voix capitales à l’adoption de la réforme de la couverture maladie. Harry Reid est parvenu à convaincre Ben Nelson, sénateur du Nebraska et dernier démocrate indécis sur le sujet, de soutenir le projet emblématique de Barack Obama. Ben Nelson a obtenu que la réforme comporte une disposition interdisant l’utilisation de fonds publics pour financer les procédures d’avortement. «Le changement n’est jamais facile… mais l’Amérique en a besoin aujourd’hui. Cette loi va s’attaquer aux coûts galopants de la santé pour les familles du Nebraska», s’est félicité le sénateur du Nebraska. Barack Obama a salué cette avancée. «Après un demi-siècle de batailles, nous sommes sur le point de faire aboutir la réforme de la couverture maladie aux Etats-Unis ». Ce revirement est essentiel pour le parti du président américain. En effet les 40 sénateurs républicains vont voter en bloc contre la réforme. La seule républicaine qui aurait été susceptible de soutenir la réforme, Olympia Snowe, ne devrait pas rejoindre les démocrates malgré un entretien d’environ 90 minutes avec le locataire de la Maison-Blanche. Par conséquent en l’absence de transfuges, les démocrates ont besoin de 60 des 100 voix du Sénat - soit leurs 58 élus et les deux indépendants qui votent habituellement avec eux- pour faire adopter le texte. Si ce quorum est réuni, les républicains ne pourront pas le bloquer par des manœuvres d’obstruction. Par exemple, ils ont imposé samedi une lecture du texte comportant les dernières modifications négociées par les démocrates, ce qui a pris plusieurs heures. Ce ne sera pas la fin du marathon législatif Avec l’appui de Nelson assuré, les chefs démocrates espèrent un premier vote pour clore les débats lundi vers 1 heure du matin, avant un vote final le 24 décembre, comme ils l’avaient promis. Toutefois, le marathon législatif de la réforme de la santé ne sera pas terminé après l’approbation du Sénat. Le texte devra être fusionné avec la version de la Chambre des Représentants qui a donné son aval au projet le 7 novembre dernier. Il faudra donc que les négociateurs des deux chambres s’accordent sur un texte unique, qui sera ensuite mis aux voix au Congrès avant que Barack Obama ne puisse la promulguer. Le texte, examiné au Sénat, vise à fournir une couverture à 31 des 36 millions d’Américains qui en sont dépourvus et à faire baisser les coûts de la santé, tout en améliorant la qualité des soins. Au total 94% des Américains de moins de 65 ans seraient couverts. Selon les derniers détails dévoilés par les démocrates, samedi matin, le projet de loi réduirait le coût global de la santé aux Etats-Unis et du même coup abaisserait le déficit de 130 milliards de dollars sur 10 ans, puis de 650 milliards les 10 années suivantes. Parmi les autres dispositions figure l’interdiction aux assurances de refuser une couverture dans le cas de problèmes de santé pré-existants. Mais le plan n’instaure pas comme l’aurait voulu le locataire de la Maison-Blanche une assurance santé publique qui serait mise en concurrence avec des assurances privées, surnommée «option publique». LIRE AUSSI : » REPORTAGE - Ces Américains soignés par tirage au sort » USA : le poids des lobbys dans la réforme de la santé » USA : comment Obama veut réformer la politique de santé » Vers une couverture médicale pour tous aux Etats-Unis INTERVIEW - «Obama joue son avenir sur la réforme de la santé»

Publié par la rédaction le 19 décembre 2009 à 0:03

Peut-on connaître le passé judiciaire de son médecin ?

Avant de confier sa vie à un chirurgien, un citoyen peut-il vérifier que celui-ci n’a pas été condamné ou interdit d’exercice pour de graves fautes médicales ? La question a été soulevée récemment, avec les ennuis de santé de Johnny Hallyday après une intervention pour hernie discale. Certes, la responsabilité de son chirurgien, le Dr Stéphane Delajoux, reste à prouver (une audience est prévue lundi au tribunal de grande instance de Paris pour décider de la réalisation d’une expertise afin de déterminer d’éventuelles responsabilités médicales). On peut toutefois se demander si le chanteur aurait fait appel au «chirurgien des stars» s’il avait connu son passé sulfureux, révélé depuis dans les médias. D’après notre enquête, accéder aux antécédents judiciaires d’un professionnel de santé relève, pour un citoyen lambda, du parcours du combattant. La situation n’a rien de spécifique au milieu médical. «Je ne connais aucune profession réglementée, médicale ou non, qui publie le “passé judiciaire” de ses membres», remarque Lionel Jacqueminet, avocat spécialisé en droit de la santé (Paris). Selon lui, ce n’est pas choquant. «Ce n’est pas parce qu’on est condamné par l’Ordre des médecins, qu’on est forcément un mauvais praticien.» Justice pénale, civile, ordinale… Les médecins peuvent en effet être poursuivis par diverses instances pour des motifs variés qui n’ont pas forcément à voir avec leurs compétences cliniques. Selon plusieurs spécialistes, il n’est en tout cas pas exceptionnel qu’un praticien ait plusieurs condamnations à son actif, sans que ses patients en soient informés. En pratique, quelques informations basiques peuvent être obtenues via le Conseil de l’ordre des médecins. «Toute personne peut téléphoner à l’Ordre départemental pour savoir si un praticien est en capacité d’exercer. L’information est aussi en libre accès sur notre site Internet qui est remis à jour quotidiennement», indique le Dr Jackie Ahr, secrétaire général adjoint du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM). Il précise aussi que les audiences des instances ordinales sont publiques et que leurs décisions définitives sont affichées (quelques jours) dans les bureaux des conseils départementaux. La communication reste toutefois limitée. Un praticien temporairement interdit d’exercice - par décision ordinale ou pénale - ou définitivement radié est effectivement introuvable sur l’annuaire en ligne du CNOM, mais aucune précision n’est apportée quant au motif. Surtout, il est hors de question pour l’Ordre de rendre publiques les autres informations dont il dispose sur les médecins. Ni auprès des assureurs, ni dans leur casier judiciaire La discrétion est également de mise chez les assureurs en responsabilité civile de ces professionnels, qui ont eux aussi accès à l’ensemble du dossier de leurs clients. Inutile enfin de songer à réclamer leur casier judiciaire. En dehors de la personne concernée, une telle demande ne peut être effectuée que par des administrations, des employeurs ou des associations, selon un avocat. Le public se sent-il pour autant pénalisé ? Au quotidien, le Conseil de l’ordre se dit moins souvent sollicité sur le passé judiciaire des médecins que sur leur capacité à pratiquer tel ou tel acte. «Je reçois 500 personnes par an, jamais personne n’a soulevé le problème des condamnations, assure aussi Marie Solange Julia, présidente des Aviam (associations d’aide aux victimes d’accidents médicaux). On nous interroge davantage sur la réputation d’un établissement ou les compétences d’un praticien.» Faudrait-il plutôt miser sur une recherche d’informations positives, attestant des bonnes pratiques d’un médecin ? C’est le sens d’une démarche initiée par la Haute Autorité de santé (HAS) pour accréditer des cliniciens exerçant des spécialités à risque dans des cliniques ou des hôpitaux. En trois ans, près de 4.400 volontaires ont déjà obtenu cette «labellisation», attribuée sur plusieurs critères dont la gestion des risques. «La demande des antécédents de contentieux avait été envisagée, mais il y avait une impossibilité juridique», précise Frédérique Pothier, de l’HAS. La liste de ces praticiens accrédités est publique, mais peu visible sur le site de l’HAS. LIRE AUSSI » Chaque année, un chirurgien sur deux est mis en cause

Publié par la rédaction le 15 décembre 2009 à 21:24

Un tiers des SDF présente de graves troubles psychiatriques

LEFIGARO.FR. - La dernière étude sur la santé mentale des adultes sans logement avait été menée dans les années 1990 : pourquoi avoir attendu si longtemps ? Anne LAPORTE. - Cela tient au fait que ce genre d’étude est extrêmement lourd et coûteux. Pour celle-ci, il a fallu mettre en place, depuis le 1er janvier, une équipe composée d’épidémiologistes, de psychiatres, de statisticiens et de sociologues. Nous sommes allés dans les différentes structures d’hébergement des populations sans domicile fixe. Quand l’équipe identifiait un trouble psychiatrique possible, le diagnostic était ensuite établi avec un de nos psychiatres. En tout, nous avons ainsi mené 859 entretiens auprès de personnes sans logement de toute l’Ile-de-France, ce qui donne un échantillon représentatif de cette population. L’étude montre qu’un tiers des personnes sans logement souffre de «troubles psychiatriques sévères», et 40% chez les 18-25 ans. Ces troubles sont-ils la cause ou la conséquence de leur situation ? Il faut bien distinguer les troubles psychiatriques des troubles psychotiques. Les troubles psychiatriques (32% des SDF, quatre fois plus que dans la population générale), comme l’anxiété ou la dépression, peuvent être liés à la difficulté de la vie sans logement. Les femmes y sont particulièrement sujettes. Chez les populations migrantes, qui viennent souvent de zones de conflits, peut s’ajouter un stress post-traumatique, qui fait partie des troubles anxieux. Mais les troubles psychotiques (13,2% des SDF), qui sont des troubles graves de la personnalité (du type schizophrénie par exemple) sont structurels, c’est-à-dire que les individus en souffrent indépendamment de leur vie dans la rue. Justement, il y a dix fois plus de troubles psychotiques chez les personnes sans logement que dans la population générale. Est-ce à dire qu’ils mènent à la rue ? Les troubles psychotiques sont des maladies qui désocialisent. Les personnes qui en sont atteintes ont tendance à tout quitter, à abandonner leur travail, leur cellule familiale, et finalement à se retrouver dehors. Cela explique cette fréquence accrue parmi les SDF, et notamment parmi les plus jeunes d’entre eux (18-25 ans). Car c’est à cet âge-là qu’ils ont tendance à quitter le domicile familial. On les retrouve un peu moins dans les autres tranches d’âge, parce qu’une partie d’entre eux a été prise en charge par les services sociaux. Votre étude se penche également sur les addictions à l’alcool ou à la drogue, qui touchent 29% des SDF… On savait déjà, par des études antérieures, que plus un individu reste dans la rue, plus il a de risques de tomber dans l’alcoolisme par exemple. D’abord, il y a une fragilité : l’addiction sert de refuge, pour compenser un mal-être. C’est ensuite une question d’opportunité : dans la rue, les SDF sont amenés à trouver certains produits sur leur chemin, et à les utiliser. On relève ainsi que 50% des psychotiques sans logement souffrent d’une addiction. Quelles suites vont être données à cette étude ? Il y a encore beaucoup de travail, pour aboutir à des recommandations aux pouvoirs publics qui ont commandé cette enquête. Cette enquête pourrait notamment permettre de trouver des solutions d’hébergement plus adaptées pour ces personnes. EN SAVOIR PLUS sur cette étude *L’étude a été menée auprès de 859 personnes tirées au sort dans les services d’aide (centres d’hébergement, accueil de jour…) d’Ile-de-France, par l’observatoire du Samusocial de Paris et l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Elle a été réalisée à la demande de la préfecture de Paris et de la mairie de Paris, en vue d’améliorer la prise en charge et l’hébergement de ces personnes.

Publié par la rédaction le 15 décembre 2009 à 9:20

Johnny Hallyday est sorti du coma artificiel

Hospitalisé au Cedars-Sinaï de Los Angeles et plongé dans un coma artificiel depuis quatre jours, Johnny Hallyday a été progressivement réveillé par les médecins, lundi. Selon la radio RTL, cette sortie d’une anesthésie générale prolongée s’est faite en allégeant progressivement les doses de sédatifs. «Johnny Hallyday est sorti du coma artificiel. Tout va bien, il parle, il est entouré de ses proches», a indiqué lundi soir le service de presse. Selon RTL, il a reconnu les gens de son entourage et a même plaisanté en demandant avec le sourire si ce n’était «pas trop dur pour eux», avant de se rendormir. Son ami de toujours Charles Aznavour a indiqué mardi matin sur i-télé que le chanteur avait lancé affectueusement à Laetitia : «C’est bon, on s’en va maintenant». Pour ce moment délicat, tout le clan Hallyday, auquel se sont ajoutées Nathalie Baye et Laura Smet [Voir la vidéo de leur arrivée ], était réuni autour du chanteur. Le chef de chirurgie orthopédique et traumatologique de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Yves Catonné, qui représente les assureurs, s’est rendu, lundi, au chevet de John­ny, accompagné du médecin- conseil des assurances, le docteur Zuccarelli. Jean-Claude Camus : «Il me manque» Le producteur de Johnny, Jean-Claude Camus, a pris un vol mardi matin pour se rendre à Los Angeles, indique leparisien.fr. «N’y voyez pas le signe de mauvaises nouvelles», a-t-il tenu préciser. «Il me manque, j’ai envie d’être à ses côtés.» Le collaborateur et ami de l’artiste gérait jusqu’à présent la communication sur l’état de santé du chanteur depuis Paris. Il s’est déclaré «franchement inquiet après un long coma artificiel comme celui-là», concernant la suite de la tournée de Johnny. Il devrait s’exprimer mercredi sur la question, après avoir eu le compte-rendu des experts. Totalement inconnu à Los Angeles il y a encore quelques jours, le chanteur a réussi grâce aux paparazzi massés aux abords de l’hôpital Cedars-Sinaï et à l’aéroport, à se faire remarquer par le redouté blogueur Perez Hilton. Lu par le Tout-Hollywood et la presse people, Perez s’est pour une fois abstenu d’être méchant, et a souhaité un prompt rétablissement à Johnny. À Paris, Stéphane Delajoux, le chirurgien accusé par le producteur Jean-Claude Camus d’avoir «massacré» Johnny Hallyday, se défend. Dans une interview accordée au Quotidien du Médecin, il précise que «le départ en avion de Johnny Hallyday pour Los Angeles, cinq jours après son opération pour une hernie discale, ne faisait l’objet d’aucune contre-indication : absence de fièvre et cicatrice propre». Le neurochirurgien affirme aussi qu’«aucune erreur, aucune anomalie n’a été décelée à aucun moment, pendant et après l’acte opératoire». Selon le quotidien, le Dr Delajoux a «demandé une admission en urgence» de Johnny Hallyday dans un hôpital de Los Angeles après avoir été «joint par téléphone au sujet des symptômes présentés par son patient». LIRE AUSSI : » Johnny «hors de danger», selon son fils » Le docteur Delajoux a multiplié les condamnations » Une victime du docteur Delajoux témoigne

Publié par la rédaction le 15 décembre 2009 à 3:19

Paris réfléchit à créer des lieux pour se droguer

Il en existe quatre-vingt en Europe mais pas encore en France. Sur proposition du député PS Jean-Marie Le Guen, la Ville de Paris a voté lundi soir une subvention à une association qui sera chargée de réaliser une expertise sur les salles de consommation des drogues pour toxicomanes. «C’est une question de santé publique», estime l’élu dans les colonnes du Parisien. «Il est urgent de réfléchir à mettre en place des salles où ce public peut trouver une prise en charge médicale et sociale». Contacté par le figaro.fr, le cabinet de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris soutient l’initiative. La délibération votée lundi soir consiste à allouer une subvention de 26.000 euros à l’association Elus, Santé Publique et Territoires (ESPT), pour «mettre en place une réflexion, expertise sur les salles de consommation à moindres risques pour toxicomanes», avant une possible expérimentation de salle. «C’est une démarche qui vise à soigner la toxicomanie, à aider les dépendants», explique-t-on à la mairie. Du matériel stérile pour contrer les contaminations Dans l’idée, les toxicomanes se rendraient dans cette salle avec leur propre drogue. Là, un matériel gratuit pour se l’injecter serait mis à leur disposition, telles que seringues, pipes à cracks ou encore paille à cocaïne. Le tout encadré par une équipe médicale, qui veillerait au bon déroulement de la prise et qui serait également là pour sensibiliser le toxicomane sur les dangers encourus. Le député socialiste souhaiterait que ce projet voie le jour à Paris, Lyon, Marseille et Lille. L’idée a déjà été testée pendant deux jours dans le quartier parisien de Belleville en mai dernier «avec succès», selon l’association Act up. Mais l’expérience suscite le débat. Certains y voient l’opportunité de faire baisser la consommation et, par ailleurs, le nombre de contaminations (sida, hépatite). Selon l’association de lutte contre le sida Act Up, contactée par le figaro.fr, «70% des usagers de drogue par voie intraveineuse sont contaminés par l’hépatite C au cours des deux premières années. Bénéficier d’un matériel propre permettrait de limiter ce nombre». D’autres, pourtant, dénoncent la mise en place de «drogatoriums», qui cautionnent et entretiennent le marché de la drogue. Il faut «lever l’hypocrisie» Mais Jean-Marie Le Guen n’en démord pas : «créer ces structures, c’est lever l’hypocrisie. Partout où cela a été fait en Europe, la consommation de drogue a plutôt reculé», déclare-t-il dans Le Parisien. Pour autant, il n’avance pas de chiffres. Il est vrai qu’en l’Europe, l’initiative a séduit. La Suisse compte ainsi actuellement le plus grand nombre de ces salles (31), suivie de l’Allemagne -une vingtaine , de l’Espagne (trois) et du Luxembourg -une. Le nombre de ces salles est estimé par les associations et peut varier dans le temps car au cours d’une même année, certains centres ouvrent pendant que d’autres ferment. Selon le député socialiste, cette initiative possède encore un autre avantage : le maintien de la paix dans certains quartiers. A Paris, notamment, il pointe du doigt les XVIIIe et XIXe arrondissements et, en banlieue, la Seine-Saint-Denis. «Ces lieux permettront d’éviter les effets portés à l’environnement», explique-t-il. «Les habitants confrontés aux drogués en ont assez de cette promiscuité». La ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot a fait savoir «son intérêt» pour ce genre d’initiatives, d’après Jean-Marie Le Guen. Contacté par le figaro.fr, son cabinet n’a pas souhaité en dire plus.

Publié par la rédaction le 14 décembre 2009 à 14:15

Le grand emprunt fait la part belle à la recherche

«Nous devons préparer la France aux défis de l’avenir». Pour cela, l’Etat va lancer un grand emprunt de 35 milliards d’euros, exclusivement destiné aux investissements, a annoncé Nicolas Sarkozy lundi 14 décembre. Un chiffre conforme aux recommandations de la commission Juppé-Rocard chargée de plancher sur le sujet. Ce grand emprunt «déclenchera 25 milliards d’euros d’investissements venant du privé de l’Europe , des collectivités territoriales», selon président. Au total, ce sont donc 60 milliards d’euros qui devraient être investis dans les 5 domaines prioritaires définis par le chef de l’Etat. Une des interrogations lors des réflexions sur le grand emprunt portait sur le mode de financement. Nicolas Sarkozy a tranché : l’Etat lèvera 22 milliards d’euros sur les marchés. Les particuliers ne seront pas sollicités, cela aurait coûté «un milliard» de plus, a justifié le chef de l’Etat. En outre, 13 milliards seront financés par les fonds d’aide remboursés par les banques. La plus grande part du gâteau ira à l’enseignement supérieur et à la recherche, «clé de notre compétitivité future», qui recevront respectivement 11 et 8 milliards d’euros, a détaillé le chef de l’Etat. Une dizaine de campus «d’excellence» recevront un financement exceptionnel (8 milliards). Près de 1,3 milliard d’euros servira à accélérer le plan Campus, tandis qu’un milliard sera alloué à la mise en place d’un campus centré sur les hautes technologies à Saclay, en région parisienne, et regroupant les grandes écoles d’ingénieur parisiennes et les universités scientifiques. «Nous voulons les meilleures universités du monde . L’autonomie sans argent ça ne suffit pas», a justifié Nicolas Sarkozy. Les universités «d’excellence» seront donc, pour la première fois, dotées de fonds propres. L’apprentissage recevra pour sa part 500 millions d’euros. Concernant la recherche, 3,5 milliards seront alloués aux sociétés de valorisation , «interfaces entre les grands industriels et la recherche». Les secteurs de la biotechnologie et de la santé recevront 2,5 milliards. Cinq centres hospitaliers universitaires, dans un premier temps, recevront 850 millions d’euros. Un appel d’offre sera lancé dans les prochains mois. «Nous voulons concentrer les moyens dans un petit nombre d’équipes», a précisé Nicolas Sarkozy. L’industrie et les PME n’ont pas non plus été oubliées, avec 6,5 milliards d’euros. L’automobile, l’aéronautique, le ferroviaire et l’industrie navale seront les principaux bénéficiaires de cette enveloppe. D’autre part, un milliard d’euros «sera réservé aux conclusions des Etats généraux», a ajouté Nicolas Sarkozy. Par ailleurs, le chef de l’Etat a alloué 5 milliards d’euros pour les énergies renouvelables . Il s’agira de financer notamment le développement du réacteur nucléaire de 4e génération (1 milliard) et des énergies alternatives (2,5 milliards) via l’Ademe. Le CEA sera rebaptisé pour l’occasion . Il «y a un savoir-faire technologique inégalé dans le nucléaire, mais il nous permet de figurer au premier rang de la recherche mondiale dans le domaine solaire des biocarburants ou le stockage d’énergie», a poursuivi le président de la République. «Demain, je souhaite qu’il approfondisse encore ces orientations en faveur des autres énergies décarbonnées (…) Le CEA va donc devenir le commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives». Enfin, 4,5 milliards d’euros seront dégagés à l’économie numérique , notamment pour la couverture du territoire en haut débit dont le plan sera présenté «dans les prochains jours », a promis le chef de l’Etat. D’autre part, 750 millions d’euros seront alloués à la numérisation du patrimoine culturel national (musées, bibliothèques…). «Il n’est pas question de laisser notre patrimoine partir», a martelé Nicolas Sarkozy, sous-entendant qu’il ne voulait pas laisser ce chantier à Google, qui a pris une certaine avance dans la numérisation des fonds des bibliothèques, notamment Le grand emprunt ne servira pas à financer les dépenses de fonctionnement, a assuré le chef de l’Etat. Les fonds mobilisés seront «clairement distincts du budget de l’Etat», a-t-il précisé. Et ils seront sous haute surveillance. René Ricol sera nommé commissaire général à l’Investissement , sous l’autorité du premier ministre. Un comité de surveillance sera aussi mis en place, présidé par Alain Juppé et Michel Rocard.

Publié par la rédaction le 12 décembre 2009 à 1:53

Le Dr Delajoux plusieurs fois condamné

Le Dr Stéphane Delajoux, qui a opéré Johnny Hallyday d’une hernie discale fin novembre à Paris, aime les sunlights du show-biz, la fréquentation des célébrités, la presse people, l’univers des vedettes… Mais cet homme séduisant se serait sans doute bien passé de la violente polémique qui le place sous les feux de la rampe, dans les graves complications postopératoires dont souffre actuellement Johnny­ Hallyday. Connu pour avoir été pendant plusieurs années le compagnon d’Isabelle Adjani, Stéphane Delajoux, présenté sous le qualificatif flatteur de «chirurgien des stars», a pourtant plusieurs condamnations à son actif. L’engouement des vedettes à son égard, qui lui confère sa notoriété, ne l’a pas pour autant incité à un respect scrupuleux de la déontologie médicale, si l’on en croit en tout cas son passé judiciaire. Escroquerie Médecin interne des hôpitaux de Paris, il n’a pas validé son titre de chef de clinique en neurochirurgie, en tout cas à l’Assistance publique de Paris. Le 19 mars 2002, le Dr Delajoux a été condamné à trois ans avec sursis et 40 000 euros d’amende pour «faux» et «escroquerie». Selon une source proche du dossier, il aurait manigancé une escroquerie aux assurances. Victime d’un accident de ski alors qu’il faisait du hors-piste sans être assuré pour cela, il aurait alors simulé un faux accident à Paris et utilisé de faux témoins, afin de se faire indemniser à hauteur de 1,5 million d’euros. Mais la supercherie avait été découverte. À la suite de cette décision, le Dr Delajoux avait été suspendu durant trois ans, dont trente mois avec sursis. Malheureusement, observe aujourd’hui l’avocat du Conseil de l’ordre des médecins, Me Olivier Metzner, il n’a jamais «respecté» cette suspension, ce qui lui vaut d’être toujours en délicatesse avec ses pairs. Le Conseil de l’ordre l’aurait également blâmé à plusieurs reprises pour faute médicale ou encore dépassement d’honoraires. Le 15 octobre 2003, c’est pour «fraude fiscale» que l’éminent médecin avait écopé de trois mois de prison avec sursis, toujours devant le tribunal correctionnel de Paris. Il n’a pas fait appel. À la 1re chambre civile du TGI de Paris, son nom est aussi bien connu. Il figure en effet sur plus de 30 dossiers en responsabilité médicale. Ainsi, selon trois jugements consultés par l’AFP, il a été condamné une première fois le 8 novembre 2004 à payer plus de 300 000 euros à une ancienne patiente, aujourd’hui «souffrante et gravement diminuée sur le plan physique», après avoir été opérée pour une sciatique par le Dr Delajoux en 1998. En janvier 2006, il a ensuite été condamné à payer quelque 40 000 euros de dommages et intérêts pour «une faute dans le suivi postopératoire », à l’encontre d’une femme de 57 ans opérée d’une hernie discale en 1999. En septembre 2006, c’est pour «une intervention chirurgicale non appropriée» réalisée en 2000 sur une femme de 41 ans souffrant de lombalgie qu’il a été condamné à payer environ 50 000 euros. Vérification faite auprès de la cour d’appel, il n’a pas contesté ces jugements, ­devenus définitifs. Son avocat, Me Olivier Baratelli, n’était pas immédiatement disponible pour commenter ces informations. Malgré ce passé judiciaire sulfureux, il reste à démontrer la responsabilité de Stéphane Delajoux dans les ennuis de santé actuels du chanteur. Une mise en cause que les proches de la star n’hésitent pas pour l’instant à claironner. LIRE AUSSI : » Une tournée compromise ? » Une bataille d’assureurs va s’ouvrir

Publié par la rédaction le 11 décembre 2009 à 23:29

Des nouvelles rassurantes de Johnny Hallyday

Les dernières nouvelles sur l’état de santé de Johnny Hallyday, réopéré cette semaine à Los Angeles, continuent de susciter des inquiétudes. Selon Jean-Claude Camus, cité par le site du Parisien et LCI, le chanteur a de nouveau été placé en coma artificiel vendredi matin, après s’être réveillé jeudi soir. «La deuxième opération [effectuée dans la nuit de mercredi à jeudi] semble réussie. L’infection semble jugulée mais en le réveillant, il souffrait encore trop et les médecins ont décidé de le remettre dans un semi-coma pour que son organisme se concentre sur la cicatrisation», a indiqué Jean-Claude Camus. Cette sédation sera prolongée de 48 heures, a-t-il déclaré sur BFM TV. «Les informations sont bonnes (…). Les choses sont aussi bien qu’elles peuvent l’être pour l’instant et l’état de Johnny est satisfaisant», conclut le producteur. Les nouvelles «sont très positives», a assuré son fils David à son arrivée vendredi soir à l’aéroport de Los Angeles, où il devait se rendre au chevet de son père. Devant l’hôpital Cedars-Sinaï, habitué à accueillir les stars, l’envoyée spéciale du Figaro Magazine à Los Angeles, Katia Clarens, témoigne de la confidentialité entourant l’admission du chanteur : Parallèlement à son état de santé, les projecteurs se braquent sur le Dr Stéphane Delajoux, qui a opéré Johnny Hallyday de sa hernie discale le 26 novembre. Une intervention présentée comme étant à l’origine des complications qui ont nécessité cette semaine d’opérer de nouveau le rocker. Vendredi matin, le producteur de Johnny, Jean-Claude Camus, a clairement mis en cause le Dr Delajoux. «Aux Etats-Unis, on me dit que son opération [à Paris] a été un massacre, a-t-il rapporté sur RTL. Les médecins ont constaté qu’il y avait des dégâts sur l’opération réalisée à Paris. Il fallait les réparer d’urgence car il semble que la moelle épinière était touchée.» «Les chirurgiens américains étaient outrés» par l’opération, a-t-il asséné sur Europe 1. «Ils ont constaté qu’il y avait des séquelles de l’opération (faite à Paris), des choses qui n’étaient pas du tout normales.» «Compte tenu des réserves liées au secret médical», le Dr Delajoux «peut simplement déclarer que l’intervention du 26 novembre s’est parfaitement bien déroulée», a indiqué dans la journée l’avocat du neurochirugien, Me Koubbi, dans une déclaration à la presse, ajoutant que «les examens de contrôle post-opératoires, scanners et examens biologiques de M. Hallyday, étaient normaux». Une plainte déposée dans les prochains jours Le Dr Stéphane Delajoux. Crédit photo : AFP. Les reproches faits au Dr Delajoux ? D’une part, de ne pas avoir posé de drain, petit tuyau d’évacuation généralement mis en place afin d’éviter la formation d’un hématome. De l’autre, d’avoir autorisé Johnny à prendre l’avion pour se rendre à Los Angeles, quatre jours seulement après l’opération. Sur France-Info, Jean-Claude Camus a révélé qu’une plainte devrait être déposée dans les prochains jours contre le chirurgien parisien. Le Dr Delajoux, ex-compagnon d’Isabelle Adjani, avait opéré en juillet 2003 l’actrice Marie Trintignant à Vilnius, quelques jours avant son décès à la clinique Hartmann de Neuilly, où il exerçait à l’époque. En septembre 2007, il avait aussi opéré l’actrice Charlotte Gainsbourg, pour résorber un amas de sang consécutif à une hémorragie cérébrale provoquée par un traumatisme crânien. Un CV entaché de multiples condamnations Mais le passé du Dr Delajoux, dont le frère est actuellement le compagnon de Laura Smet - la fille de Johnny -, est aussi entaché de plusieurs affaires judiciaires, rapporte Le Parisien. En 2004, le tribunal de grande instance de Paris l’a reconnu «entièrement responsable des conséquences dommageables» d’une intervention effectuée en 1998 sur une patiente, désormais invalide à 25% et ne pouvant plus travailler. En janvier 2006, c’est pour une «faute dans le suivi postopératoire» d’une patiente que Stéphane Delajoux a été condamné à une amende de 20.000 euros. Nouvelle condamnation quelques mois plus tard, en septembre 2006, pour une «intervention chirurgicale non appropriée» sur une autre patiente. Et la liste ne s’arrête pas là : en 2002, le Dr Delajoux a été condamné à trois ans de prison avec sursis et 40.000 euros d’amende par le TGI de Paris. En cause, des «escroqueries répétées» qui lui vaudront également six mois d’interdiction d’exercer la médecine, par l’Ordre national des médecins. LIRE AUSSI » Johnny Hallyday réopéré à Los Angeles » Johnny dans un état stable après sa nouvelle opération » Déjà des complications après une précédente opération

Publié par la rédaction le 11 décembre 2009 à 9:46

«L’opération de Johnny Hallyday a été un massacre»

Depuis plus de six mois, l’état de santé de Johnny Hallyday donne lieu aux rumeurs les plus folles. Fin juillet, sa chute sur un yacht ancré en baie de Monaco lui vaut l’intérêt croissant des médias. D’abord hospitalisé à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine pour un bilan de santé, la batterie d’examens révèle «un petit cancer» du côlon dont il est opéré durant l’été. Suite au décès de Michael Jackson, les assureurs de son spectacle sont en effet devenus «très frileux». Après un repos mérité en famille sur l’île de Saint-Barthélemy, Johnny effectue son retour sur scène, le 18 septembre, sous les projecteurs de l’Olympia de Paris. Tout semble oublié. Le 26 novembre dernier, la star du rock français est opérée d’une hernie discale à la clinique internationale du parc Monceau, à Paris. L’intervention, programmée depuis plusieurs jours, est pratiquée par le neurochirurgien Stéphane Delajoux, médecin très connu dans le milieu artistique, qui avait notamment opéré Marie Trintignant et Charlotte Gainsbourg. Les chirurgiens américains «outrés» par l’opération Une intervention pointée du doigt vendredi matin par le producteur de Johnny Hallyday, Jean-Claude Camus, qui a vivement mis en cause Stéphane Delajoux. «Les (chirurgiens) américains étaient outrés» par l’opération. Il n’y a «pas eu de drain de posé», ce qui est la procédure normale pour une hernie discale, a-t-il déclaré sur Europe 1. «Aux Etats-Unis, on me dit que son opération a été un massacre», a-t-il renchéri quelques minutes plus tard sur RTL. Le neurochirurgien Stéphane Delajoux. Crédits photo : AFP Quelques jours après cette nouvelle intervention, Johnny avait pris l’avion pour Los Angeles avec son épouse Laeticia afin de retrouver leurs deux filles adoptives Jade, 5 ans, et Joy, un an. Alors que la famille prévoyait de passer les fêtes de fin d’année dans son chalet de Gstaad (Suisse), Johnny est à nouveau admis, lundi, à l’hôpital Cedars-Sinaï. «À la faveur de l’hospitalisation, il a été constaté par les médecins de l’hôpital Cedars-Sinaï de Los Angeles des lésions résultantes de l’opération qu’il a subie le 26 novembre à Paris qui ont nécessité une opération réparatrice, la nuit dernière», selon le service de presse du rocker dans un communiqué publié jeudi. «Un demi-sommeil pour éviter douleur et complications» Cette intervention s’est cette fois-ci déroulée sans encombre. Son entourage proche indique alors qu’il a été mis «sous fortes perfusions d’antibiotiques» et «maintenu dans un demi-sommeil pour éviter douleur et complications». Avant de se réveiller dans la soirée. Il est désormais dans un état stable. Il a également reconnu son épouse, selon Jean-Claude Camus, cité par RTL. Plus tôt dans la journée, celle-ci avait jugé la «situation préoccupante». Des proches du chanteur et des membres de sa famille seraient en route pour Los Angeles. Le Dr Stéphane Lievain, directeur de la clinique internationale du parc Monceau, a quant à lui, indiqué que les «médecins se parlaient entre eux», estimant qu’il était «un peu tôt» pour réagir. «En ce qui nous concerne l’intervention s’était déroulée normalement, le patient est sorti dans des conditions normales, en marchant», a-t-il ajouté. La tournée d’adieux de Johnny, interrompue fin novembre, devrait reprendre le 8 janvier à Amiens. Vingt-quatre concerts sont encore programmés, à un rythme très intense presque un concert par jour jusqu’au concert de clôture, le 13 février à Paris-Bercy. LIRE AUSSI : » Déjà des complications après une précédente opération » Johnny Hallyday réopéré à Los Angeles

Publié par la rédaction le 10 décembre 2009 à 16:05

Mutuelles : la grippe A se répercute sur les cotisations

Certains ont peut-être déjà reçu un courrier de leur complémentaire santé, les informant que leurs cotisations augmenteraient l’année prochaine… en raison notamment de la vaccination contre la grippe H1N1. L’Etat ayant assuré l’intégralité du financement de la campagne de vaccination avec la Sécurité sociale, l’argumentaire peut surprendre : pourquoi les assurés n’ayant pas sollicité de remboursement pour ce vaccin, devraient-ils contribuer auprès de leur complémentaire? Ce n’est pas si simple. Car l’Etat a justement décidé de mettre l’ensemble des organismes d’assurance maladie complémentaire à contribution. «Mutualistes ou assureurs privés, toutes les complémentaires santé vont participer à l’effort financier pour l’achat des vaccins », explique la Fédération française des sociétés d’assurances. Le montant global de cette participation sera fixé légalement. Il devrait s’établir entre 230 et 280 millions d’euros. Si aucune consigne n’a été donnée aux adhérents pour augmenter les tarifs, la fédération reconnaît que cette solution est inévitable. Même discours à la Mutualité Française. Une augmentation de 4 à 7% « Les mutuelles ne peuvent pas terminer l’année en déficit, explique le directeur général Jean-Martin Cohen-Solal. « Si leurs dépenses augmentent la seule solution est une hausse des cotisations, car elles sont à but non lucratif et ne peuvent faire appel à un actionnaires pour se renflouer ». Selon lui, la hausse pourrait atteindre 4 à 7%, dont 1% lié directement au financement des vaccins H1N1. Quant au reliquat, Jean-Martin Cohen-Solal tient à préciser qu’à l’évolution tendancielle des dépenses de santé -environ 3% chaque année- se sont ajoutés des transferts de charges de l’assurance maladie vers les complémentaires. « Le prix du désengagement de l’Etat », confirme l’assureur Axa. Ainsi le déremboursement de certains médicaments et l’augmentation de 2 euros du forfait hospitalier sont venus peser sur leurs finances. Enfin, la taxe contributive sur le chiffre d’affaires, instaurée en 2008 pour aider au financement de la CMU (couverture maladie universelle), a contre toute attente été reconduite. Si certains organismes s’étaient abstenus en 2009, la répercussion est plus que probable sur les cotisations pour 2010.

Publié par la rédaction le 9 décembre 2009 à 12:59

Johnny hospitalisé à Los Angeles

Johnny est de retour à l’hôpital. Le chanteur a été hospitalisé lundi à Los Angeles (Californie), à la suite d’une infection consécutive à une intervention pour une hernie discale. «Suite à l’intervention qu’il a subie à Paris, le 26 novembre (…) il est actuellement en observation pour une infection, précise le service de presse de l’artiste. Son état de santé est stable et il devrait sortir de l’hôpital dans quelques jours.» La star était partie pour les Etats-Unis le 1er décembre dernier, quatre jours seulement après son opération, contre l’avis de ses médecins. Des douleurs au dos, durant le vol, l’ont obligé à sortir de l’aéroport de Los Angeles dans une chaise roulante. La douleur n’ayant cessé de s’amplifier, Johnny Hallyday a finalement été admis lundi matin à l’hôpital Cedars Sinai de Beverly Hills, un quartier cossu très prisé des célébrités, à l’ouest de la ville. Opéré à deux reprises cette année A 66 ans, Johnny a déjà été opéré à deux reprises cette année d’un cancer du côlon. Cette fois, les médecins ont diagnostiqué une infection postopératoire. Le chanteur, maintenu en observation, a été placé sous antibiotiques. Son épouse Laeticia est à ses côtés. Jean-Claude Camus, le producteur de « l’idole des jeunes », a déclaré au micro de RTL qu’il avait parlé avec Laeticia mardi et qu’elle «n’avait pas l’air inquiète». Le couple aurait prévu de rentrer bientôt dans son chalet suisse de Gstaad, pour y passer les fêtes de Noël. Johnny reprendra sa tournée, «Tour 66», le 8 janvier à Amiens. Le rythme sera alors à nouveau très intense pour le convalescent, qui enchaînera 24 concerts jusqu’à celui de clôture, le 13 février à Paris-Bercy.

Publié par la rédaction le 8 décembre 2009 à 15:29

L’épreuve des questions au gouvernement

Ils parlent d’entrer dans «l’arène», se préparent à une «épreuve physique». À l’heure de l’hyperparlement, la plupart des ministres appréhendent les traditionnelles séances de questions au gouvernement, retransmises en direct les mardis et mercredis entre 15 heures et 16 heures sur France 3. Au moindre incident, les quolibets, les injures, les claquements de pupitres fusent et provoquent des brouhahas infernaux dans l’Hémicycle. «C’est terrifiant d’être dans la fosse aux lions. Pour l’ensemble des ministres, c’est du stress», reconnaît Roselyne Bachelot. La ministre de la Santé confie qu’elle se rend aux questions «à la fois avec trac et gourmandise». «C’est une espèce de lutte physique, car on est dans un univers hostile. Soit ce qu’on dit n’intéresse pas les députés de la majorité, et ils le montrent, soit la gauche vocifère», témoigne Laurent Wauquiez, le secrétaire d’État à l’Emploi. D’apparence calme et maîtrisée, Éric Woerth avoue ressentir une «pression physique» et «des battements de cœur». «En général, je m’exprime avec des notes que je ne lis pas. Mais cela me permet de ne pas perdre le fil de ma pensée», explique le ministre du Budget. Valérie ­Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, compare l’exercice à «un combat de judo : il faut se servir de la force de l’adversaire pour le déséquilibrer». ­Nadine Morano et Nathalie Kosciusko-Morizet trouvent aussi que «la configuration des lieux est stressante». «Je suis beaucoup plus crispée comme membre du gouvernement. Car en bas de l’Hémicycle, il y a tout le bruit qui descend, les mots vulgaires. On a tendance à pousser la voix», raconte la secrétaire d’État à la Famille. «On a l’impression que l’Hémi­cycle déboule sur toi comme un début d’avalanche», ressent la secrétaire d’État à l’Économie numérique. «Dialogue ou castagne ?» Chaque ministre a ses petits mémos. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, entre en séance avec «des fiches format A5» pour répondre aux sujets qui nécessitent de citer des chiffres. Son conseil : «Dans le brouhaha, ne jamais s’arrêter, ne jamais répondre aux invectives.» Christine Lagarde, la ministre de l’Économie, se fait préparer par son cabinet des bullet points (éléments de langages en français) surlignés au Stabilo. «Anxieux de nature», Jean-Louis Borloo juge l’exercice «naturel et sain». Le numéro deux du gouvernement compare la séance des questions à un match de tennis : «Quand la balle est tendue, le renvoi est plus facile qu’avec une balle molle.» Car les ministres ne détestent pas ferrailler en séance. «Est-ce qu’on dialogue ou est-ce qu’on castagne ?», s’interroge Éric Besson. Le ministre de l’Immigration, transfuge du PS, se souvient qu’à ses débuts, comme secrétaire d’État à la Prospective, «les socialistes hurlaient» quand il prenait la parole. «Mais la deuxième année, ils ont cessé ce petit jeu qui me valorisait. Ils avaient sous-évalué ma capacité de résistance.» Michèle Alliot-Marie, rompue à ce type d’exercice, n’a pas froid aux yeux : «Si on me cherche on me trouve. C’est presque plus amusant de répondre à une question de l’opposition.» Mais les invectives sont toujours déstabilisantes. En écoutant Christine Lagarde, le communiste Jean-Pierre Brard scandait parfois : «Madame la mar­quise.» Le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire s’est vu affubler du titre «M. le ministre des carottes, des choux et des navets». Et le trublion «revendiqué» Patrick Roy (PS) lance régulièrement, à l’annonce d’une réponse de Laurent Wauquiez : «M. le secrétaire d’État à l’Emploi… et au chômage.» Brice Hortefeux prépare de façon très professionnelle la séance des questions. Mais il juge que «c’est une lourde contrainte». «Le mardi, le mercredi, et le jeudi tous les quinze jours au Sénat, on ne peut pas ­aller en province ni organiser un déjeuner de travail», s’agace le ministre de l’Intérieur. C’est en octobre 1995, avec la session unique du Parlement, qu’ont été instaurées deux séances hebdomadaires de questions au gouvernement, les mardis et mercredis à 15 heures, alors que les premières séances, ouvertes le 12 juin 1974 à l’initiative de Valéry Giscard d’Estaing, et retransmises en direct depuis le 28 octobre 1981, n’avaient lieu qu’un seul jour, le mardi. Être dans le champ de la caméra Brice Hortefeux, qui ne manque jamais de rappeler par courtoisie la qualité d’un orateur («Monsieur le ministre» ou «Monsieur le premier ministre»), sait rendre coup pour coup. Notamment le 15 septembre 2009, en réponse à Sandrine Mazetier (PS) au sujet des propos controversés qu’il avait tenus au campus de l’UMP à Seignosse (Landes). Dénonçant une «polémique violente, injuste et inutile», le ministre avait lancé : «Où sont les regrets de celui qui avait traité les harkis de “sous-hommes” ?» Une allusion au dérapage verbal du président PS de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche. «J’avais beaucoup préparé ma réponse. Cela a clos la séquence», affirme Hortefeux. La difficulté de l’exercice tient aussi au fait que les ministres doivent affronter deux publics : celui de l’Hémicycle et celui des téléspectateurs (environ 600 000) qui n’entendent pas les bruits dans l’Hémicycle. «J’ai visionné des séances de questions, car je n’arrivais pas à croire que devant le petit écran on n’entend pas le brouhaha. Et pourtant, c’est vrai», affirme Christine Lagarde. La ministre confie que pour s’adresser au grand public, elle a suivi un conseil de Bernard Kouchner : «Regarde droit devant toi, dans l’œil des téléspectateurs, juste au-dessus de la tête du premier ministre.» Wauquiez, qui avait «le trac absolu» à ses débuts, raconte que Borloo lui a donné un autre conseil : «Tu devrais changer tes croquettes». Traduction de l’intéressé : «Mettre du booster dans le potage.» Son truc à lui : «Quand il y a un coup de griffe à donner à la gauche, je le fais dans les dernières minutes, pour ne pas parler sous les huées.» C’est aussi la méthode Besson : «Je ne frappe jamais le premier, mais si la question est agressive, je réponds sur le même ton dans les trente dernières secondes.» Tout l’art des députés consiste à être dans le champ de la caméra pour être vu à la télévision. ­Lucien Degauchy (UMP) et Patrick Roy (PS) sont experts en la matière. «J’ai plusieurs vestes jaunes et des cravates rouges que je mets uniquement pour les séances de questions», explique le député de l’Oise. «J’ai une veste blanche et une veste rouge que je porte ces jours-là pour me faire remarquer», reconnaît son collègue PS du Nord. La méthode gagnante : s’agglutiner derrière un député qui pose une question pour figurer sur l’écran, et multiplier les invectives pour être sûr d’être rappelé à l’ordre par le président de l’Assemblée. Temps de parole limité à deux minutes Autre contrainte de taille pour les ministres : depuis février 2008, des chronomètres ont été installés de part et d’autre du «perchoir», et ils n’ont plus que deux minutes (au lieu de deux minutes trente) pour répondre. Seul le premier ministre a un temps de parole illimité. Une disposition appliquée à la lettre par le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, qui coupe la parole à un ministre qui a dépassé de quelques secondes son temps de parole. «Deux minutes ? C’est une vraie astreinte, mais une bonne décision», observe Bruno Le Maire, qui, comme ses collègues, allège son emploi du temps les mardis et mercredis pour préparer les questions à l’heure du déjeuner. Le ministre du Travail Xavier Darcos, qui souligne que le fait d’avoir été professeur de lycée «l’aide beaucoup», juge que deux minutes, «c’est très court». Ces séances de questions sont à haut risque. L’infortuné garde des Sceaux Pierre Arpaillange avait déclenché l’hilarité en séance en répondant à une question de Jean-Louis Debré, alors député RPR de l’Eure, sur les évasions de prisonniers : «en 1989, il y a eu 27 évasions concernant 52 détenus, dont 53 ont été repris» (4 avril 1990). Les larmes de Christine Boutin, pasionaria anti-pacs, sont restées dans les annales. Le 2 décembre 1998, le premier ministre Lionel Jospin l’accuse d’être «marginale sur ces questions et outrancière dans ses propos». Très atteinte, la députée des Yvelines quitte l’Hémicycle en pleurs. Le 30 novembre 2005, François Grosdidier, député UMP de Moselle, qui veut poser une question sur les mariages blancs, déclare que dans sa commune de Woippy, «lors d’un mariage sur deux, l’hôtel de ville résonne de youyous» maghrébins. «Facho, facho», hurle la gauche. Il faudra un bon quart d’heure pour que le calme revienne. De l’avis de tous, François Fillon est «de loin le meilleur» dans l’art et la manière de répondre aux questions. Le premier ministre raccourcit toujours ses déjeuners pour préparer des réponses très écrites, qu’il ne lit pas, indique son entourage. Sa présence est «rassurante» et «bienveillante», affirment les ministres. Quant au ministre des Relations avec le Parlement, Henri de Raincourt, il n’hésite pas à souffler à un collègue en difficulté : «Continue de parler. Ne t’arrête pas.» C’est l’absolue nécessité du direct.

Publié par la rédaction le 7 décembre 2009 à 20:47

Le nouveau geste d’Obama sur le climat

Au premier jour de la Conférence de Copenhague sur le climat, qui réunit les représentants de 192 États, Barack Obama a envoyé un signal positif à la communauté internationale. Le président américain, attendu en fin de semaine prochaine dans la capitale danoise aux côtés d’une centaine de chefs d’État et de gouvernements, a voulu donner un gage supplémentaire de sa bonne volonté, et surtout faire pression sur le Sénat. Les élus du Capitole, qui ne voteront pas la loi climat-énergie avant le printemps prochain sans doute, détiennent une des clés des suites de Copenhague. L’Agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) a opportunément déclaré lundi soir les gaz à effet de serre comme nuisibles à la santé. Comme tels, ils doivent être réglementés. L’Administration Bush, hostile à tout engagement contraignant sur la lutte contre le réchauffement, avait toujours repoussé cette décision. Un jugement de la Cour suprême datant de 2007, sous la présidence de George W. Bush, avait scellé le caractère polluant du CO2 et des autres gaz à effet de serre. Mais les juges avaient ajouté que l’EPA devait statuer à son tour avant de pouvoir édicter des règles et des normes. L’agence fédérale avait donné un premier signal en ce sens en avril dernier, mais son administratrice, Lisa Jackson, l’a officialisé lundi devant la presse, à Washington, quelques heures après l’ouverture de la Conférence de Copenhague. Arme de dissuasion «Ce geste ne fournit pas à Obama des arguments supplémentaires pour la négociation, minimise un expert français qui suit de près depuis des mois la préparation du sommet, c’est avant tout un geste politique à usage interne.» Dans les couloirs du centre de conférence Bella de Copenhague, les experts s’interrogeaient lundi sur la portée de la mesure. Est-ce qu’elle va permettre à Barack Obama d’apporter sur la table des négociations un chiffre de réduction des rejets de CO2 supérieur aux 17 % annoncés ? Si l’EPA peut prendre des mesures autoritaires de réduction des émissions de CO2, la Maison-Blanche a déjà indiqué sa préférence pour une loi qui permettrait la création d’un marché d’échange de «permis de polluer». Prévu par le projet en discussion au Sénat, l’instrument flexible que représente une «Bourse du carbone» a la préférence des industriels américains, qui redoutent des couperets réglementaires. Cette perspective offre un moyen de pression supplémentaire pour pousser le Sénat à voter une loi climat-énergie avec des objectifs ambitieux. Deux organisations écologistes américaines, le Centre pour la diversité biologique et 350.org avaient lancé une pétition, ces dernières semaines, appelant Barack Obama à se servir de l’agence fédérale EPA comme d’une arme anti-CO2. En désignant les gaz à effet de serre comme polluants, l’Administration peut employer une législation vieille de quarante ans, le Clean Air Act, qui a fait ses preuves pour d’autres polluants atmosphériques. L’agence pourrait édicter des règles sévères visant les plus gros industriels. Une arme de dissuasion propre à convaincre les quelques voix qui manquent au Sénat pour réunir la majorité requise de soixante voix. Dans un registre plus médiatique, Barack Obama devait recevoir lundi soir l’ex-vice président Al Gore, récompensé du Nobel de la paix pour son engagement contre le changement climatique. LIRE AUSSI : » DOSSIER SPECIAL - Le sommet de Copenhague » FOCUS - La position des grands acteurs à Copenhague » Réchauffement : quel scénario pour 2030 ? » INFOGRAPHIE - Les émissions de CO2 dans le monde » Objectif -2 °

Publié par la rédaction le 5 décembre 2009 à 17:36

Explosion en Russie : plus de 100 morts

C’est la pire catastrophe de ce genre au cours des dernières années en Russie. Dans la nuit de vendredi à samedi, au moins 109 personnes ont trouvé la mort dans un restaurant à Perm, suite à un incendie provoqué par des feux d’artifice. Dans la matinée, un porte-parole du ministère régional des Situations d’urgence à Perm, une ville située à 1.400 km à l’est de Moscou, avait fait état d’environ 130 blessés. D’heure en heure, le bilan s’est alourdi, de nombreux blessés, souffrant de brûlures au second degré et d’intoxication au monoxyde de carbone, étant dans un état très grave et au moins sept d’entre eux ayant succombé à l’hôpital. Environ 230 convives, dont de nombreux employés de l’établissement et leurs proches, fêtaient le huitième anniversaire du restaurant, «Le Cheval boiteux», qui fait aussi office de night-club le week-end, lorsque le drame s’est produit vers 01h15 heure locale (21h15 en France). Sur le site internet du restaurant, la soirée du 4 décembre figurait en bonne place parmi les festivités prévues jusqu’au Nouvel an. «Anniversaire de notre club favori. Cotillons bienvenus. Entrée gratuite jusqu’à minuit pour ceux déguisés en nouveau-nés», peut-on lire. Agrandir le plan La piste terroriste rapidement écartée Cet incendie mortel aurait été provoqué par des tirs de feux d’artifice, selon les premiers éléments de l’enquête. «Des feux d’artifice ont été tirés et l’un d’entre eux a touché un plafond en plastique, enflammant tout. Les gens ont paniqué et sont morts brûlés, bousculés ou intoxiqués», a déclaré le ministre local des Situations d’urgence, Igor Orlov, cité par Itar-Tass. Les étincelles des feux d’artifice ont aussi pu toucher un panneau en bois sur les murs, à moins que la qualité du matériel pyrotechnique ne soit en cause, a indiqué une source au sein des forces de l’ordre à l’agence Interfax. Les enquêteurs ont en tout cas rapidement écarté la piste terroriste. «L’accident est dû à une violation des règles sur l’utilisation du matériel pyrotechnique», a déclaré un porte-parole du Comité d’enquête du Parquet, Vladimir Markine, sur la chaîne d’information Vesti 24. «Ce n’est en aucun cas un acte terroriste, je peux le dire à 100%», a-t-il ajouté. Selon des sources au sein du ministère des Situations d’urgence, les feux d’artifice à l’origine du drame étaient destinés à être lancés en plein air et interdits d’utilisation dans des espaces clos. Un des propriétaires et la directrice du restaurant ont été interpellés pour non respect des règles de sécurité. «Ni cerveaux, ni scrupules» Une source policière, citée par Ria Novosti, n’a pas exclu toutefois une intention criminelle. «C’est ce que ce montrent une série d’indices», a-t-elle dit. Cette source a comparé ce drame avec l’incendie de l’hôtel Rossia à Moscou en 1977, dans lequel 42 personnes avaient trouvé la mort. L’enquête avait conclu à une négligence mais la piste criminelle a longtemps été évoquée avec insistance. Le président Dmitri Medvedev a demandé dans la nuit «au premier ministre Vladimir Poutine de former une commission gouvernementale afin d’éclaircir les circonstances du drame et de fournir l’aide nécessaire aux victimes et à leurs familles», a précisé la porte-parole du Kremlin. «Ceux qui ont organisé ces feux d’artifice n’ont ni cerveaux, ni scrupules et manifestent une indifférence totale à l’égard de ce qui se passe», a-t-il lancé. Les ministres des Situations d’Urgence Sergueï Choïgou, de la Santé Tatiana Golikova et de l’Intérieur Rachid Nourgaliev sont arrivés à Perm dans la nuit pour organiser l’assistance aux victimes et faire le point dans l’enquête.

Publié par la rédaction le 3 décembre 2009 à 19:35

Le Quotidien du Foot momentanément hebdomadaire

DR Le Quotidien du foot retourne au vestiaire, le temps, semble-t-il, de se refaire une santé. Le quotidien sportif, lancé le 13 octobre dernier, n’a pas réussi sa percée face à L’Équipe. Selon son éditeur, le groupe Lafont Presse (80 magazines dont Entreprendre), «Le Quotidien du Foot rassemble 20 000 acheteurs réguliers en moyenne chaque jour», bien loin des 50 000 escomptés lors de son lancement et «du point mort fixé à 30 000 exemplaires». Son président et fondateur Robert Lafont préfère donc arrêter les dégâts et transformer le quotidien en hebdomadaire du jeudi à partir du 10 décembre. «Il n’est pas raisonnable de poursuivre à ce rythme, indique Robert Lafont. Nous préférons changer de braquet pour mieux revenir ensuite dans la course». Le titre devrait redevenir quotidien à partir du 22 février prochain, date du lancement prévu de sa nouvelle formule. Celle-ci devrait alors bénéficier d’une nouvelle maquette, d’une pagination en couleurs de 24 à 32 pages selon l’actualité et d’une édition du week-end chaque samedi. Tout en conservant son format tabloïd. «Ce sera un tout autre quotidien sportif, prêt à suivre la Coupe du monde de football et la libéralisation du marché européen des paris sportifs en ligne, explique Robert Lafont. Nous devrions d’ailleurs bientôt signer un partenariat avec une société de paris en ligne afin de les proposer à nos lecteurs». De même, la nouvelle formule prévoit de retarder l’horaire de bouclage à 23h30 afin d’y intégrer les résultats des matchs du soir. «De grandes signatures devraient nous rejoindre, dont un ancien champion du monde…», ajoute-t-il. Pour financer cette ambitieuse refonte, Robert Lafont a prévu de lancer une augmentation de capital de 3,5 millions d’euros sur son groupe Entreprendre. Il compte réaliser cette opération dès février sur le marché boursier Alternext. Or, inscrit actuellement sur le marché libre, il lui faut obtenir l’agrément d’Euronext au transfert de marché. Cette procédure serait déjà engagée et le patron du Quotidien du foot estime pouvoir la mener à bien dans les temps. Au final, si elle se réalise, cette augmentation de capital devrait ramener la participation de Robert Lafont dans son groupe «aux alentours de 85 % contre 95 % actuellement», souligne-t-il, Entreprendre étant capitalisé 34,64 millions d’euros.

Publié par la rédaction le 3 décembre 2009 à 2:50

«C’est mon premier devoir de fille»

La fille de Lilianne Bettencourt, héritière du groupe l’Oréal, a saisi un juge des tutelles d’une demande de «protection judiciaire» de sa mère. Cette décision pourrait aboutir à son placement sous tutelle. Mardi, Françoise Bettencourt a fait déposer une lettre manuscrite d’une page au domicile de sa mère, à Neuilly. En voici le texte : «Ma chère maman, aussi triste et douloureux que ce soit pour toi et pour moi, je tiens à t’écrire ces quelques mots. Au delà de la femme admirable (…) que tu es, qui a su accompagner le développement de cette belle entreprise fondée par ton père, tu es pour moi et avant tout ma maman. À entendre tous les témoignages qui me sont parvenus, je sais dans quelle situation d’isolement et d’emprise on t’a placée. On a voulu te faire rompre avec ta famille et t’éloigner de tous ceux, amis, employés, qui dans ton entourage étaient considérés comme “gênants”. Tout cela et ta santé, bien sûr, m’obligent à réagir, à ne pas me résoudre à fermer les yeux et à laisser les choses en l’état. C’est mon premier devoir de fille, je le pense profondément. J’ai déjà essayé en engageant il y a bientôt deux ans la procédure qui te contrarie tant mais cela n’a hélas pas suffit. C’est pourquoi je pense n’avoir d’autre choix, aujourd’hui, que de solliciter du juge civil ta protection. Je tiens à t’assurer (…) de mon total désintéressement dans cette démarche. Je ne revendique aucune responsabilité dans ta protection. La seule chose que je veux, le seul but que je poursuis, c’est que tu sois entourée de personnes sur lesquelles il n’y aurait ni doute ni suspicion. J’aimerais tant que tu en sortes toi-même apaisée (…). N’écoute pas ceux qui cherchent à te convaincre que je ne serais animée que de mauvaises intentions. Tu es ma maman, je suis ta fille unique et tu sais au fond de toi que ce n’est pas vrai. Je t’ai toujours soutenue dans les initiatives que tu as prises pour la Fondation Bettencourt Schueller (…). Du fond du cœur, je t’embrasse. Ta fille qui t’aime bien au-delà de ce que nous traversons.»

Publié par la rédaction le 3 décembre 2009 à 0:56

La fille de Liliane Bettencourt saisit le juge des tutelles pour sa mère

Me Olivier Metzner, qui livre depuis deux ans une guérilla procédurale au nom de Françoise Bettencourt-Meyers, la fille de Liliane Bettencourt, vient d’ouvrir un nouveau front au tribunal de Nanterre. En début de semaine, l’avocat pénaliste a saisi le juge des tutelles en lui demandant de faire constater l’état de «vulnérabilité» dans lequel se trouve, selon lui, la mère de sa cliente. Si sa démarche est jugée recevable, Liliane Bettencourt pourrait une nouvelle fois être invitée à se soumettre à une expertise judiciaire portant sur son état de santé. Le cas échéant, le magistrat pourrait ensuite décider de placer l’héritière du groupe L’Oréal sous un régime de tutelle ou de curatelle. Mercredi, Françoise Bettencourt a fait déposer une lettre manuscrite d’une page au domicile de sa mère, à Neuilly. «Elle lui parle de tout l’amour et de toute l’admiration qu’elle ressent pour elle avant de lui expliquer qu’elle est contrainte et forcée de saisir le juge pour assurer sa protection», explique Me Metzner. Spectaculaire, cette initiative intervient alors que le tribunal correctionnel de Nanterre s’apprête à examiner, le 11 décembre prochain, la recevabilité de l’assignation délivrée par le même Olivier Metzner à l’encontre du photographe François-Marie Banier. L’avocat, qui avait par ailleurs déposé une plainte pour «abus de faiblesse» en décembre 2007, soutient que l’artiste aurait profité de son «emprise morale» sur la milliardaire pour lui soutirer de très importantes sommes d’argent. Selon le calcul établi par la brigade financière de Paris, la valeur totale des toiles de maître, chèques et autres contrats d’assurance qui lui ont été donnés par Liliane Bettencourt atteindrait 993 millions d’euros. Néanmoins, le parquet de Nanterre a récemment décidé de classer la plainte sans suite, considérant que la vulnérabilité supposée de la milliardaire n’avait pu être matériellement démontrée. «Malgré les demandes réitérées qui lui ont été adressées par le procureur Philippe Courroye, celle-ci a constamment refusé de se soumettre à une expertise indépendante, déplore Me Olivier Metzner. Aujourd’hui, Françoise Bettencourt souhaite donc obtenir la protection judiciaire de sa mère.» Conseil de Liliane Bettencourt, Me Georges Kiejman soutient au contraire que sa cliente «a normalement coopéré avec la justice». «Relations très conflictuelles» Commentant la saisine du juge des tutelles, Me Georges Kiejman s’est déclaré mercredi «profondément choqué» par la démarche de Françoise Bettencourt, fustigeant au passage son «impatience indiscutable» de prendre les rênes de la fortune familiale. «Cette action scandaleuse aurait dû rester dans l’intimité familiale», regrette l’avocat, qui ajoute : «En la rendant ainsi publique dans le cadre d’un vaste plan médias, sa fille poursuit manifestement sa mort civile.» Depuis plusieurs années, les relations entre la mère et la fille sont notoirement distendues. Hier, l’avocat de François-Marie Banier, Me Hervé Témime, a réagi : «Mme Bettencourt a toujours agi de façon parfaitement lucide et conforme à sa volonté. La présente action, d’une violence inouïe, est la démonstration de relations très conflictuelles qu’elle entretient avec sa fille.» LIRE AUSSI » EXCUSIF - La lettre de Françoise Bettencourt à sa mère

Publié par la rédaction le 28 novembre 2009 à 14:46

Russie : le train déraillé a été la cible d’un attentat

L’ombre du terrorisme plane à nouveau sur la Russie. Un train Moscou-Saint-Pétersbourg a déraillé vendredi soir faisant 39 morts, 18 disparus et une centaine de blessés. Selon les premiers éléments de l’enquête, le train aurait été la cible d’un attentat. Les restes d’un engin explosif ont été retrouvés sur les lieux du drame, a annoncé samedi le comité d’enquête du parquet. La charge aurait été équivalente à sept kilos de TNT. D’après les agences de presse russes, un cratère d’obus d’un mètre de diamètre a été découvert à l’endroit de l’accident, ce qui pourrait laisser penser qu’une bombe est à l’origine du déraillement. Des témoins affirment notamment avoir entendu une forte détonation avant l’accident. Le Nevski Express, train de 14 voitures, transportait 633 passagers et 20 membres d’équipage entre la capitale et la deuxième ville de Russie. Les trois wagons de queue ont quitté les voies à la frontière entre les provinces de Tver et de Novgorod, à environ 400km au nord-ouest de Moscou, une zone isolée. Au total, quatre voitures ont déraillé et 95 passagers ont été transportés dans des hôpitaux de la région pour y recevoir des soins. Un précédent attentat en 2007 Le président russe Dmitri Medvedev a chargé le chef du Service fédéral de sécurité (FSB), Alexandre Bortnikov, et le procureur général russe Iouri Tchaïka de mettre en place une enquête criminelle pour terrorisme. Le Comité national antiterroriste a déployé ses cellules dans la région de Novgorod, ainsi que dans celle de Tver. Le ministre des Situations d’urgence Sergueï Choïgou a convoqué à Moscou une réunion d’urgence avec le ministre de l’Intérieur russe, Rachide Nourgaliev, et la ministre de la Santé et du Développement social, Tatiana Golikova, et devait se rendre samedi matin sur les lieux de l’accident. En août 2007, un attentat à la bombe avait provoqué le déraillement d’un train de la même ligne, blessant 60 personnes. L’acte avait été attribué au séparatisme tchéchène.

Publié par la rédaction le 27 novembre 2009 à 17:35

Effectifs et salaires en hausse dans les ministères

Alors que le gouvernement poursuit sa politique de réduction du nombre de fonctionnaires dans l’administration, les effectifs globaux des cabinets ministériels conseillers, chauffeurs, cuisiniers, gardes du corps… - ont crû de 11,1 % en 2009. C’est ce qu’annonce le député apparenté socialiste de l’Aisne, René Dosière. Le spécialiste des dépenses de l’Elysée dénonce des «augmentations démesurées» et «incompréhensibles dans la période de crise qui frappe durement les Français», écrit-il dans un communiqué. Coutumier de ce genre de calculs, le député a décortiqué le document budgétaire de Bercy consacré aux «personnels affectés dans les cabinets ministériels» et envoyé cette semaine au Parlement dans le cadre de l’examen du budget de l’Etat pour 2010. Il en ressort notamment que le nombre de conseillers des cabinets a augmenté de 17,2 % (de 534 à 626) cette année et que leur rémunération moyenne mensuelle s’est accru de 12,8% pour atteindre 7.157 euros brut. Et les salaires ne sont pas les seuls à avoir progressé puisque le montant global des primes de cabinet a atteint 31,7 millions d’euros en 2009, soit une hausse de 20,6 %. Autre inflation pointée du doigt : celle du personnel d’intendance (cuisiniers, hôtellerie…), qui avec une croissance de 17,8 %, arrive en première position. «Un chauffeur pour deux collaborateurs de cabinet» Le député en a profité pour établir un «classement des ministres», sans y inclure le chef du gouvernement. Dans la catégorie du plus grand nombre de conseillers, c’est Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie, qui remporte la palme avec 39 têtes pensantes. Il est suivi de près par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot (34) et la ministre de l’Economie Christine Lagarde (30). Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, arrive quant à lui en tête dans la course du plus important personnel de service, avec 232 personnes. Il est talonné par Jean-Louis Borloo (223) et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner (191). «Pendant qu’il réduit les moyens humains et matériels de ses administrations, le gouvernement ne cesse d’augmenter son train de vie, s’est insurgé René Dosière. On compte un chauffeur pour deux collaborateurs de cabinet.» Et de conclure : «Quelle confiance peut-on accorder à un gouvernement dont la devise est «faites ce que je dis, ne faits pas ce que je fais» ? Interrogé par le figaro.fr, Bercy n’a pas souhaité commenter cette information. Matignon, de son côté, n’a pour l’instant pas réagi. LIRE AUSSI » Budget de l’Elysée; Dosière dénonce des «manipulations» » La discrète augmentation du budget de l’Elysée

Publié par la rédaction le 26 novembre 2009 à 6:13

Policiers et gendarmes présentent la facture

Services d’ordre des rencontres de football de la Ligue 1 facturés, protection des courses cyclistes ou pédestres payée rubis sur l’ongle, escortes de convois exceptionnels ou d’œuvres d’art budgétées au centime près, tournages de films, brocantes et marchés négociés à l’heure ou à la journée… Les organisateurs de compétitions sportives, de manifestations culturelles ou encore d’événements récréatifs mettent la main au portefeuille pour rembourser les dispositifs de sécurité mis en place par les policiers et les gendarmes. Méconnue, cette pratique dite des «services d’ordre indemnisés» représente une manne financière non négligeable pour l’État. Amorcée dans les années 1970 avec le débat sur la protection des centrales nucléaires, cadrée par la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité (Lops) de 1995, elle représente un pactole d’environ 30 millions d’euros, reversé pour l’essentiel dans l’escarcelle des forces de l’ordre. Mais, en cette période de rigueur budgétaire, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, souhaite en clarifier l’application et réviser les tarifs à la hausse. Mardi dernier, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, il a ainsi souhaité que les clubs de football «supportent le coût réel des moyens publics mobilisés  » pour assurer la sécurité lors des matchs. «C’est en moyenne onze forces mobiles (de 80 hommes chacunes) qui sont mobilisées par journée de championnat», a précisé le locataire de la Place Beauvau, ajoutant que ce chiffre peut être supérieur, comme lors de la rencontre à risques OM-PSG qui a nécessité «17 unités» le 25 octobre dernier. «Le contribuable n’a plus à supporter la charge de ces services d’ordre, considère un de ses conseillers. Pour l’heure, trop de clubs se cantonnent à n’indemniser que nos forces déployées dans les tribunes, pour assister les stadiers lors des fouilles. Or, de nombreuses unités mobiles sont mobilisées à l’extérieur du stade pour contenir des hooligans alors qu’elles seraient aussi bien employées dans les cités.» Ces missions, jugées «indues car hors service public», pourraient à terme être supportées par les organisateurs du football mais aussi d’autres événements. Soucieuse de resserrer les cordons de la bourse, la préfecture de police de Paris a déjà réuni tous les représentants des courses pédestres pour leur demander de doubler le nombre de leurs «signaleurs» le long des parcours pour ne plus mobiliser un planton en uniforme à chaque carrefour. «Des milliers d’heures/fonctionnaires sont économisés et reversés dans la lutte contre la délinquance  », assure le contrôleur général Alain Gibelin, directeur adjoint de l’Ordre public. Selon nos informations, l’affaire risque d’être d’autant plus explosive qu’elle s’accompagnerait d’une envolée de l’indemnité des agents, jugée «sous-estimée» en comparaison des tarifs de la sécurité privée. Par décret, un «système unique de facturation horaire forfaitaire des personnels de l’ordre» pourrait être fixé dès le 1er janvier à 20 euros/heure correspondant au salaire moyen d’un stadier ou d’un vigile. «Avec un objectif, à moyen terme, de 35 euros», confie-t-on Place Beauvau où l’on déplore par ailleurs l’existence de deux «régimes distincts de tarifs» mis en œuvre par la police et la gendarmerie pour des prestations équivalentes. Un rapport confidentiel de l’Inspection générale de l’administration (IGA) établi en juin dernier et portée à la connaissance du Figaro laisse en effet apparaître pour l’instant des différences de traitements entre policiers et gendarmes : pour d’obscures raisons, les uns et les autres ne facturent pas leurs prestations de la même manière, ce qui sème la confusion dans les esprits. Ainsi, un fonctionnaire de police peut être mis à disposition pour un tarif unique à 12,27 euros de l’heure, qu’il s’agisse d’un gardien de la paix débutant, d’un officier ou d’un commissaire confirmé. Les prix varient alors selon un coefficient multiplicateur allant croissant selon l’importance des forces mobilisées. Les gendarmes, quant à eux, font valser les étiquettes en fonction des grades : si un gendarme de base coûte 14,62 euros de l’heure, un organisateur de manifestation devra débourser 38,28 euros pour les services horaires d’un sous-officier. La facture grimpant à 57,80 euros de l’heure pour un officier. «Les dépenses d’alimentation sont variables selon le type de personnel», mentionne un document officiel précisant qu’il convient de rajouter 2,25 euros pour les frais d’entretiens horaires des agents de la maréchaussée. Pour les véhicules, les modes de calculs divergent aussi d’un corps à l’autre : si une moto de police est facturée 152 euros à la journée (hors carburant), le même engin roulant aux couleurs de la gendarmerie sera loué au kilomètre parcouru, pour la modique somme de 0,45 euro. Autant dire qu’il semble plus rentable, sur le papier, de faire appel aux motards de la police pour escorter un convoi exceptionnel à travers le pays. «Mais les organisateurs privés ne choisissent pas leur service d’ordre, rappelle un technicien de la Place Beauvau. Il leur est imposé au terme d’une évaluation commune des risques et ils n’ont sur eux aucun pouvoir hiérarchique…» Rappelant que «le rattachement de la gendarmerie au ministère de l’Intérieur est l’occasion d’harmoniser et de rationaliser le dispositif», les analystes de la Place Beauvau peaufinent par ailleurs un dispositif inédit de «bonnes conduites». Il devrait lister «les obligations des organisateurs et définir plus clairement les missions pouvant être assurées par les forces de sécurité intérieures contre remboursement de celles qui ne sont pas de leur ressort.» Brice Hortefeux a annoncé qu’il allait saisir, conjointement avec son homologue de la santé et des sports Roselyne Bachelot, le président de la Ligue de football «pour mettre au point des modalités de tarification mieux adaptées à la réalité des coûts». Pour la saison 2008-2009, de gros clubs comme l’Olympique de Marseille et Lyon ont respectivement payé des ardoises de 392 000 et 435 000 euros pour dix-neuf rencontres. Une flambée des prix risque fort de faire grincer des dents. » Garde à vue «repensée» : les syndicats de police sceptiques » Le policier du futur étoffe sa panoplie

Publié par la rédaction le 23 novembre 2009 à 1:58

Tollé après les propos de Pierre Bergé sur le Téléthon

Le président du Sidaction, Pierre Bergé, a suscité une polémique ce week-end en accusant le Téléthon de «parasiter la générosité des Français», lors de l’émission Parlons Net, diffusée sur France Info en partenariat avec lefigaro.fr. Ses propos ont été rejetés par les responsables et soutiens de l’Association française contre les myopathies (AFM). À deux semaines du Téléthon 2009, diffusé les 4 et 5 décembre sur France Télévisions, le richissime homme d’affaires a accusé l’AFM, dont les fonds dépendent très majoritairement de cet événement, de «parasiter la générosité des Français d’une manière populiste». Voir la vidéo (l’intervention de Bergé sur le Téléthon a lieu au début) : La présidente de l’AFM, Laurence Tiennot-Herment , a rétorqué que son association ne faisait «évidemment aucun placement financier dans l’immobilier. C’est clair, net et précis». «Par contre, nous engageons des moyens financiers, parfois, dans de la construction et dans du bâtiment», a-t-elle précisé, ajoutant que c’était «forcément toujours en lien avec nos missions sociales (82,1% des sommes employées par l’AFM en 2008, ndlr), guérir et aider». L’organisatrice du Téléthon a cité comme exemple la construction de trois appartements près d’Angers, qui sont des «lieux de répit pour les familles», et l’édification d’un bâtiment dédié à la fabrication de médicaments de thérapie génique pour les maladies rares. La ministre de la Recherche, Valérie Pécresse , a pris part dimanche au débat tout en veillant à ne pas froisser Pierre Bergé. «Les associations permettent, grâce aux appels aux dons qu’elles font, de nourrir la recherche française, et donc le rôle de ces associations est absolument crucial», a-t-elle estimé. Les fonds du Téléthon financent 70% de la recherche sur les maladies rares, a rappelé Laurence Tiennot-Herment. La ministre a dit entendre «dans le cri de Pierre Bergé, le cri des associations qui se mobilisent sur le sida. J’entends un problème de santé publique très grave, qui est qu’aujourd’hui on s’intéresse moins à la question du sida parce qu’on la croit résolue». À gauche, Manuel Valls, député-maire PS d’Evry , où est implanté le centre de conférences (Génocentre) de l’AFM, a jugé «intolérables» les propos de Pierre Bergé et fustigé «une faute morale». L’UMP, par la voix de son porte-parole Frédéric Lefebvre , s’en est pris à Ségolène Royal, s’étonnant de son silence après les «déclarations pour le moins surprenantes d’un de ses proches». Parrain de la Fondation pour la recherche médicale après avoir été celui du Téléthon, l’acteur Thierry Lhermitte s’est dit pour sa part «navré» par les propos du mécène, qui a aussi accusé le Téléthon d’«exhiber le malheur des enfants» myopathes à l’écran. «C’est la réalité de la maladie, ça. Quand on est un parrain du Téléthon, qu’on va dans les hôpitaux et qu’on voit la réalité de la maladie, effectivement, le coeur saigne et on donne», a-t-il fait valoir. » Bergé : «Le Téléthon parasite la générosité des Français»

Publié par la rédaction le 21 novembre 2009 à 20:02

Pharmacie : Leclerc repart à l’assaut

Nouvelle offensive contre les officines. Quelques semaines après avoir gagné un procès intenté contre sa publicité d’avril 2008 comparant les médicaments à des produits de luxe, Leclerc repart à l’attaque. Le distributeur, qui exploite 134 parapharmacies à l’intérieur ou à proximité de ses grandes surfaces, réclame depuis ce vendredi soir dans un spot télé «que ses docteurs en pharmacie aient le droit de vendre tous les médicaments non remboursés à prix Leclerc.» Pour le moment, les parapharmacies Leclerc vendent essentiellement des cosmétiques, des compléments alimentaires, des produits diététiques et des articles d’hygiène. Le marché des 4 000 produits d’automédication est estimé à 1,9 milliard d’euros. Contrairement aux médicaments vendus uniquement sur prescription et remboursés par la Sécurité sociale, leur prix est libre, mais ils restent le monopole des pharmaciens qui ont reçu un agrément du ministère de la Santé. Ils représentent 6 % des ventes des officines et une part plus grande de leurs bénéfices. Pour faire pression sur les pouvoirs publics, Michel-Édouard Leclerc brandit une étude commandée à l’institut Bipe Montrant que les vitamines C Upsa, les patchs Nicorette et les pastilles Nurofen sont vendues jusqu’à trois fois plus cher d’une pharmacie à l’autre dans une même ville. «Le libre accès aux produits d’automédication dans les officines et l’affichage des prix demandés par Roselyne Bachelot en juin 2008 ne fonctionnent pas», tonne le patron de Leclerc. Il assure que si ses 180 docteurs en pharmacie obtenaient l’agrément pour vendre ces médicaments, le pouvoir d’achat des malades et des hypocondriaques augmenterait. Prix divisés par deux «Si de nouveaux opérateurs détenaient 20 % du marché des médicaments non remboursés, le prix de ces derniers baisserait de moitié», affirme Michel-Édouard Leclerc. Cette fois-ci, il ne compte pas transgresser la loi. «Je ne suis pas prêt à me faire accuser d’exercice illégal de la pharmacie, comme ce fut le cas quand Leclerc a ­commencé à vendre des préservatifs, reconnaît-il. Mais il est étonnant que, malgré les campagnes antitabac, nos parapharmacies n’aient pas le droit de vendre de Nicorette.» Le mouvement Leclerc, qui fête cette année ses soixante ans, serait-il devenu moins combatif ?

Publié par la rédaction le 17 novembre 2009 à 6:46

Alcool et business : le mélange mortel des notables chinois

La semaine dernière, dans un petit village de la province de l’Anhui, dans l’est de la Chine, le secrétaire local du Parti communiste chinois fêtait la signature de trois contrats immobiliers. Comme le veut la tradition, les «ganbei», toasts à l’alcool de riz, se sont succédé pendant tout le repas. Shen Hao, 46 ans, s’est couché très éméché. Et ne s’est jamais réveillé. Il est la troisième victime officielle à la suite d’un banquet d’affaires, cette année. En Chine, le repas est le lieu de socialisation par excellence. Toute affaire commence et se termine par un banquet. A tel point que l’Etat dépenserait chaque année 50 milliards d’euros dans l’organisation de dîners officiels. Objectif : resserrer les liens entre partenaires. «On ne négocie pas pendant un repas. On apprend à se connaître», explique Valérie Tamman, qui dirige une entreprise de conseil et de formation des entrepreneurs français travaillant en Chine. Vingt verres en une heure Le déroulement des banquets est très codifié. Avant de commencer à manger, l’hôte porte un premier toast. Chacun doit alors boire «cul-sec» son verre de «baiju», cet alcool de riz très apprécié des fonctionnaires chinois mais souvent redouté des étrangers. Et pour cause : le « baiju » peut titrer plus de 65°. «C’est infect, sourit Valérie Tamman. Mais il faut le boire.» Problème : les «ganbei» se multiplient tout au long du repas. A tel point que les convives peuvent en boire plus de 20 verres en une heure. «Cela commence par des toast communs, puis des toasts individuels», explique Nathaniel Farouz, jeune businessman français installé à Pékin depuis 2006. Si beaucoup ont le foie bien accroché, l’ivresse est souvent inévitable. «Un partenaire , dans son ébriété, s’est mis à nous raconter tout le mal qu’il pensait de nous… Ce qui n’a pas été du meilleur effet pour la suite de nos relations.» «Une forme de corruption» Outre les accidents de parcours lors des négociations, la consommation abusive d’alcool peut avoir de réelles conséquences sur la santé des Chinois. «Dans ma province natale, beaucoup d’entrepreneurs ont des problèmes de foie», assure un professeur de langues à l’Inalco d’origine chinoise. L’un de ses amis en a d’ailleurs fait les frais. «Il ne mangeait jamais chez lui car il était invité à chaque repas. Et à chaque fois, il était obligé de boire. Il disait parfois qu’il avait ‘mal à l’estomac’, mais il devait continuer. Il y a deux ans, il a trop bu et il est mort. A 45 ans.» Autre exemple de l’omniprésence des banquets : «Chaque année, explique ce spécialiste, des délégations sont envoyées par Pékin pour contrôler la production dans les entreprises. Si ses membres n’ont pas bien mangé et bien bu lors de leur visite, cela peut avoir de graves conséquences sur l’entreprise qui les reçoit. Même si tout est en ordre. C’est une forme de corruption.» Idem pour monter une entreprise : «Rien ne se fait avant d’avoir trinqué avec un membre du parti». Il faut ensuite sans cesse «remercier les autorités». Filmée en 2005 par les caméras de Strip Tease, cette vidéo illustre bien l’ambiance alcoolisée d’un banquet officiel. On y voit un investisseur français, Yves Cathala, être accueilli par le gouverneur local. Pour autant, Yves Cathala veut éviter toute généralisation. «Les Chinois ne sont pas des alcooliques, assure-t-il. Ils ont simplement le sens de l’accueil et respectent certaines traditions. J’ai assisté à certains repas en France qui étaient bien pires…» Une opinion que partage Valérie Tamman : «Les Chinois sont épicuriens, comme nous. Le problème est qu’en général, ils ne tiennent pas trop l’alcool. Ils sont donc rapidement ivres. Mais loin d’être tous alcooliques. » Et la consultante d’insister sur les progrès accomplis ces cinq dernières années : «Ils commencent à se calmer. Les mentalités changent, surtout dans les grandes villes. » Dans certaines provinces, les fonctionnaires chinois ont été interdits d’alcool pendant le déjeuner. Et les contrôles d’alcoolémie se sont renforcés à la sortie des restaurants. Reste à savoir si cela va suffire à faire changer les habitudes. Il y a 20 ans, le gouvernement avait lancé une vaste opération pour réduire le nombre de banquets. L’échec avait été cuisant.

Publié par la rédaction le 16 novembre 2009 à 17:55

Grippe A : les généralistes réclament le droit de vacciner

C’est une véritable fronde contre les autorités sanitaires que les médecins généralistes sont en train de lancer, afin d’être désormais en première ligne pour vacciner la population contre le virus H1N1. Le plan pandémie grippale rédigé en 2005 dans la perspective d’un virus très virulent prévoyait la mise en place de centres municipaux de vaccination. Alors que le virus H1N1 est moins dangereux que ce qui avait été imaginé, c’est néanmoins ce schéma qui a été retenu contre le H1N1. Il impose aux Français voulant se prémunir contre la maladie de se rendre dans un des 1 060 centres mis en place par les pouvoirs publics, au lieu de s’appuyer sur les mailles du réseau de généralistes très dense dans notre pays. Cette situation expliquerait entre autres la réticence de la population à la vaccination. Exclus jusqu’ici du dispositif, les médecins de ville montent au créneau pour être autorisés à réaliser les injections dans leurs cabinets. «Prétendre vacciner à large échelle en court-circuitant ceux qui connaissent le mieux les Français, les généralistes et les pédiatres, c’est prendre tous les risques d’un échec», s’insurge le Dr Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), le principal syndicat de médecine libérale. Associée à la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), la CSMF demande instamment au gouvernement de rectifier le tir, en adaptant l’organisation de la vaccination. «C’est une aberration que le protocole soit si compliqué. Plus il y a de réticences, plus il faudrait le simplifier, note pour sa part le Dr José Clavero, porte-parole de l’Union régionale des médecins libéraux (URML) d’Ile-de-France. Nos patients ont envie d’être vaccinés par quelqu’un qui les connaît, pas par un anonyme. Avec la proximité, il est plus facile de discuter et de convaincre.» Le principal syndicat des médecins généralistes, MG France, est sur la même ligne. Situation exceptionnelle, ce syndicat de praticiens libéraux vient de lancer un appel conjointement avec des syndicats hospitaliers et des professeurs de médecine. «Nous souhaitons que les médecins généralistes qui le souhaitent puissent être rapidement habilités à participer à leur cabinet à la campagne de vaccination pour leur patientèle (…). Cette implication est nécessaire pour obtenir une adhésion de la population», écrivent les signataires. Pour les représentants des médecins libéraux, les arguments avancés par les autorités sanitaires pour ne pas leur confier la vaccination (vaccins en multidoses, nécessité de traçabilité, de respect de la chaîne du froid…) ne tiennent pas. «En médecine générale, vacciner est un acte quotidien, ce n’est pas un problème d’assurer la traçabilité. Quant aux multidoses, on peut s’organiser, d’autant que beaucoup d’entre nous exercent en cabinet de groupe», s’énerve Michel Chassang (CSMF). La grogne, qui couvait depuis plusieurs mois dans la profession, a explosé il y a quelques jours quand des praticiens libéraux ont été contraints d’assurer des vacations dans les centres de vaccination dès leur ouverture, jeudi 12 novembre. Dans plusieurs départements d’Ile-de-France, dans le Cantal, le Calvados ou encore le Nord, le nombre insuffisant de volontaires chez les médecins et les infirmières a conduit les préfets à procéder à des réquisitions. Des pratiques d’autant plus inacceptables pour les syndicats qu’elles seraient à la limite de la légalité. «Selon les directives ministérielles, les personnels de santé du secteur ambulatoire et du secteur hospitalier représentent la dernière catégorie de personnel dans l’ordre de mobilisation en cas de carence dans le volontariat», s’insurge le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG). «Pour l’instant, parmi les médecins, seuls des libéraux en exercice ont été réquisitionnés, confirme José Clavero, de l’URML Ile-de-France. Ils ont dû fermer leurs cabinets, alors que dans le même temps on leur dit qu’il faut être auprès de leurs malades.» Selon le Dr Martial Olivier-Koehret, président de MG-France, le problème des réquisitions abusives de médecins libéraux serait désormais résolu, les préfets ayant reçu en fin de semaine des instructions pour faire appel d’abord à d’autres catégories de praticiens (médecins du travail, jeunes retraités…). Reste le sujet de la vaccination dans les cabinets médicaux. Les organisations professionnelles et syndicats de médecins libéraux, qui depuis plusieurs mois ont des concertations régulières avec le ministère de la Santé concernant la campagne de vaccination, espèrent que la question sera bientôt à l’ordre du jour. LIRE AUSSI : » DOSSIER SPECIAL - Tout savoir sur la grippe A » VIDEO - Dans un centre de vaccination H1N1 » Grippe A : le gouvernement «en fait trop»

Publié par la rédaction le 15 novembre 2009 à 21:02

Un des patrons des hôpitaux de Paris menace de démissionner

Un haut responsable de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le professeur Pierre Coriat, a menacé dimanche de démissionner si un plan de suppression de 1.150 postes en 2010 n’était pas revu. « Si on supprime 1.000 emplois soignants non-médicaux et 150 postes de médecins, cela va nuire à la qualité des soins » a dénoncé lors d’un interview au Parisien Aujourd’hui en France, le professeur Coriat, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP, qui gère une quarantaine d’établissements hospitaliers publics, et également chef du service anesthésie-réanimation de l’hôpital parisien de la Pitié Salpêtrière. « Le projet actuel risque de casser l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Pour calculer le budget de l’hôpital, le ministère de la Santé a sous-estimé notre activité », a -t-il ajouté, dénonçant un « cercle vicieux » selon lequel la réduction de personnels risque d’entraîner une diminution de l’activité, une baisse des rentrées d’argent, et une nouvelle réduction d’effectifs. En réponse, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot n’a pas nié l’existence de ce plan, mais a souligné devant le Sénat qu’il ne s’agissait que « d’un scénario parmi d’autres » et que le nombre de suppressions de postes serait fixé définitivement « au début de l’année prochaine », selon des propos transmis par son cabinet.

Publié par la rédaction le 12 novembre 2009 à 10:17

H1N1 : jour J pour la vaccination nationale

Roselyne Bachelot a décidé de montrer l’exemple. Alors que plus de 6 millions de Français sont invités dès aujourd’hui à se faire vacciner contre la grippe A/H1N1 dans le cadre de la campagne de vaccination nationale, la ministre de la Santé recevra, sous l’œil attentif des caméras, une injection contre le virus aux alentours de midi. Un moyen symbolique d’inciter les Français à se rendre dans l’un des mille centres de vaccination. Trois types de population sont appelés à se faire vacciner en priorité : l’entourage des nourrissons de moins de six mois, les professionnels de santé non encore vaccinés et les personnes fragiles, souffrant de difficultés les rendant plus vulnérables au H1N1, et notamment de problèmes respiratoires. Dès le 25 novembre prochain, ce sera au tour des enfants et des adolescents de moins de 18 ans. Chaque personne concernée va recevoir par courrier un bon de vaccination, qu’elle devra remettre à l’accueil du centre le plus proche. Si vous êtes concernés et que vous ne l’avez pas reçu, contactez votre centre de sécurité sociale. Au centre de vaccination, un médecin décidera ou non de prescrire le vaccin. Si ce dernier est injecté, le patient recevra un bon de traçabilité et un certificat de vaccination, qui lui serviront lors de son deuxième passage en centre de vaccination, pour recevoir la seconde dose, trois semaines plus tard. LIRE AUSSI » Trouvez votre centre de vaccination » Seuls 17% des Français pensent se faire vacciner » H1N1 : les complications surviennent à tout âge » Notre DOSSIER SPECIAL sur la grippe A

Publié par la rédaction le 8 novembre 2009 à 9:47

Réforme de la santé : une première victoire pour Obama

La Chambre des représentants américaine a adopté samedi soir - par un vote serré - le plan de réforme de la couverture santé aux Etats-Unis, offrant à Barack Obama une première victoire au Congrès sur cet ambitieux projet politique. Le président a aussitôt salué le vote «historique» de la Chambre et s’est déclaré «absolument confiant» sur l’issue d’un prochain scrutin au Sénat, espérant ensuite promulguer la loi «d’ici la fin de l’année». Les élus de la chambre basse ont approuvé le texte (d’environ 2.000 pages) par 220 voix contre 215, à l’issue de 12 heures de débats. Seul un républicain a voté en faveur de ce projet de loi. Le président s’était déplacé en personne samedi en milieu de journée pour exhorter les représentants, dans un discours d’une trentaine de minutes, à voter pour sa réforme, l’une de ses promesses de campagne. Ce projet vous donne «le contrôle de votre santé» Devant les parlementaires, la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a déclaré en s’adressant aux Américains: «Ce projet de loi vous donne, à vous et à votre docteur, le contrôle de votre santé, les compagnies d’assurances ne se trouveront plus en travers du chemin». Cette réforme est attendue depuis une centaine d’années, a souligné la présidente, qui a cité les premières initiatives du président Theodore Roosevelt. Ce plan, d’un coût net de près de 900 milliards de dollars sur 10 ans (2010-2019), ferait économiser 129 milliards sur la même période, selon le Bureau du budget du Congrès (CBO). Il permettrait à 36 millions d’Américains qui n’en ont pas de s’offrir une couverture santé. Au total, 96% d’Américains seraient couverts dans le cadre du plan démocrate, qui cherche à faire baisser les coûts de la santé. Par ailleurs, ce plan prévoit la création d’un système d’assurance maladie géré par le gouvernement qui doit être mis en concurrence avec les compagnies privées. Le texte devrait rencontrer davantage de résistance au Sénat où le chef de la majorité Harry Reid a laissé entendre que le vote final pourrait attendre 2010. LIRE AUSSI : » REPORTAGE - Ces Américains soignés par tirage au sort » USA : le poids des lobbys dans la réforme de la santé » USA : comment Obama veut réformer la politique de santé

Publié par la rédaction le 5 novembre 2009 à 1:49

Le grand emprunt compris entre 25 et 50 milliards

Les membres de la commission Rocard-Juppé ont tenu mercredi une séance de réflexion sur le grand emprunt. Cette réunion devait être la dernière ; finalement, une autre aura lieu le 11 novembre pour mettre tout le monde d’accord. Mais l’Élysée a déjà une idée claire de la somme à emprunter et de la façon de la dépenser. Le montant investi dans les « dépenses d’avenir » ne sera « pas inférieur à 25 milliards et pas supérieur à 50 milliards », assure-t-on à la présidence de la République. Où l’on estime désormais que le chiffre de 100 milliards est « déraisonnable ». Nicolas Sarkozy devrait trancher sur cette question du montant «au début du mois de décembre», indique-t-on à l’Elysée. Toutefois, la somme à emprunter - sur les marchés, auprès des particuliers ou les deux, il faut encore trancher - sera sans doute inférieure à cette fourchette de 25 à 50 milliards. Car l’entourage de Nicolas Sarkozy envisage de financer une partie des dépenses avec… les 13 milliards que les banques sont en train de rembourser à l’État, intérêts inclus. Quant à l’utilisation de ces fonds, l’Élysée cite notamment l’université, la recherche en matière de santé ou encore les PME.

Publié par la rédaction le 1 novembre 2009 à 18:27

Morano à Yade : «on se tait, ou on s’en va»

Jean-Pierre Chevènement avait popularisé la formule : «un ministre, ça ferme sa gueule, si ça veut l’ouvrir, ça démissionne». Dimanche, Nadine Morano l’a reprise à son compte pour tacler les prises de position singulières et répétées de sa collègue des Sports, Rama Yade. «Quand on n’est pas d’accord avec la politique menée par le gouvernement, c’est simple : “où on ferme sa gueule, ou on démissionne”, vous connaissez l’adage», a-t-elle déclaré. «Lorsqu’on n’est pas d’accord, on fait un choix, soit on se tait, soit on s’en va», a-t-elle insisté. Interrogée par Canal+, Nadine Morano réagissait au vote cette semaine à l’Assemblée nationale d’un amendement qui doit conduire à la suppression des avantages fiscaux aux sportifs de haut niveau, liés au «droit d’image collectif». Les ministres de la Santé et du Budget, Roselyne Bachelot et Eric Woerth, y avaient accordé leur soutien. Mais Rama Yade s’était distinguée en publiant un communiqué où elle qualifiait cette suppression de «dangereuse», et appelait au maintien de la disposition jusqu’en 2012. Si Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, s’était également prononcé contre, l’attention est restée focalisée sur la benjamine du gouvernement. Son récent commentaire sur la nomination à l’Epad de Jean Sarkozy avait déjà donné lieu à un cafouillage. Par le passé, elle s’était déjà élevée contre la visite en France du Guide Suprême libyen Muammar Kadhafi. Certes, cette volonté d’indépendance contribue à en faire une des politiques préférées des Français. Mais elle agace. «Rama Yade va dans le sens de l’opinion publique et de sa propre clientèle. Ce n’est pas très courageux», déclarait cette semaine Eric Woerth. Sur Canal+, Nadine Morano est également revenue sur la constitution des listes aux élections régionales. Sa collègue, élue de Colombes, souhaitait en effet vivement se présenter dans les Hauts-de-Seine. «Quand vous faites de la politique, vous le faites dans une stratégie collective, notamment d’ailleurs, en ce qui concerne les régionales», lui a rappelé Nadine Morano. Dans ce cas, il faut mettre «le meilleur joueur là où il doit être, à sa place». Autrement dit, dans le Val-d’Oise, où Rama Yade est pressentie pour être, contre son gré, en deuxième position de la liste UMP.

Publié par la rédaction le 1 novembre 2009 à 15:21

Le bisphénol A de nouveau sur la sellette

Le bisphénol A est encore en première ligne. L’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) vient en effet d’annoncer qu’elle reprenait ses travaux sur les effets de cette molécule. Depuis quelques années, des nuages noirs s’accumulent au-dessus de ce composé chimique largement utilisé dans la fabrication d’objets en matière plastique et notamment les biberons. Au point qu’en mars dernier les six plus gros fabricants américains ont annoncé qu’ils allaient cesser de vendre aux États-Unis des biberons contenant ce produit. Et, fin juin, le Canada a été le premier pays à interdire définitivement l’utilisation de ce type de biberons. Les craintes sont notamment liées à la dissolution du bisphénol A contenudans les biberons en plastique lorsqu’ils sont chauffés. Crédit photo : thesoftlanding. Une décision prise au nom du principe de précaution : «Le gouvernement a conclu que les taux d’exposition pour les nouveau-nés et les nourrissons âgés de moins de dix-huit mois ne sont pas assez importants pour causer des effets sur la santé», précise le site officiel de l’agence de santé canadienne, qui ajoute : «Toutefois, comme certaines études ont soulevé des doutes quand aux effets possibles de faibles doses de bisphénol, le gouvernement veut réduire encore plus le taux d’exposition.» Les craintes sont notamment liées à la migration du bisphénol lorsque le plastique est chauffé. Le passage au micro-ondes ou le simple versement d’un liquide très chaud sont en cause pour les biberons. Il y a un peu plus d’un an, l’Afssa en France avait rendu un rapport concluant à l’innocuité du micro-ondes sur les biberons. «En conditions de chauffage réalistes - inférieure à dix minutes -, les quantités de bisphénol A transférable à l’aliment restent très inférieures à la valeur maximale de 50 µg par litre retenue par l’AESA (autorité européenne de sécurité des aliments) pour son calcul d’exposition conservateur», précisait le communiqué qui conduisit Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, à se montrer très rassurante. L’alerte est revenue avant l’été par l’intermédiaire de Chantal Jouanno. Dans un courrier adressé à son homologue de la Santé, la secrétaire d’État à l’Écologie souligne que «des études scientifiques récentes semblent apporter des éléments nouveaux concernant les risques pour la santé». Une étude américaine publiée en janvier montre notamment que le bisphénol reste beaucoup plus longtemps dans l’organisme que ce qui était reconnu jusqu’à présent. «Principe de précaution» «Nous rouvrons le dossier comme on le fait chaque fois que l’on dispose d’éléments nouveaux», explique Marc Mortureux, le nouveau directeur de l’Afssa. Comme les autres agences européennes, cette dernière dispose ainsi d’une étude qui porte sur la neurotoxicité du produit, effectuée par les industriels selon un protocole précis, dans le cadre du programme européen Reach (il doit permettre d’évaluer d’ici à 2018 les effets sur la santé et l’environnement de 30 000 substances chimiques aujourd’hui sur le marché). «Ce sera également l’occasion de regarder les autres études parues ces derniers mois», ajoute Marc Mortureux. Sans préjugé du résultat, quelques villes françaises ont d’ores et déjà choisi de supprimer dans les crèches les biberons contenant du bisphénol A. À Paris et, plus récemment, Besançon. Durant l’été, des sénateurs radicaux de droite et de gauche ont de leur côté déposé une proposition de loi demandant l’interdiction du bisphénol A dans les plastiques alimentaires au nom «du principe de précaution». Le nouveau rapport de l’Afssa attendu pour début 2010 permettra de valider ou non ces choix.

Publié par la rédaction le 1 novembre 2009 à 2:46

La grippe H1N1 sème la panique en Ukraine

Le contraste est saisissant. Alors qu’en France la ministre de la Santé bataille pour encourager la population à se faire vacciner contre la grippe H1N1, les Ukrainiens ont pris d’assaut samedi les pharmacies pour obtenir des soins. La veille, le gouvernement avait annoncé des mesures drastiques et inédites en Europe pour contrer l’épidémie après l’apparition d’un premier cas mortel. La fermeture des écoles a été décrétée pour trois semaines et les rassemblements publics ont été annulés. Depuis, au moins trois autres personnes sont décédées dans le pays, tandis que quatorze cas d’infection ont été confirmés, alimentant un sentiment de panique. Dans plusieurs villes du pays, les habitants se plaignaient ainsi samedi d’avoir du mal à trouver des médicaments contre la grippe. «J’ai été dans plusieurs pharmacies, mais je ne peux trouver de médicaments nulle part», a raconté à l’AFP Elena Mikhaïlova, retraitée habitant à Kiev, la capitale. «En attendant, la grippe progresse», a-t-elle ajouté, tout en se couvrant le visage d’un mouchoir en papier. A Lvov, dans l’ouest de l’Ukraine, certaines pharmacies étaient aussi en rupture de stock, tandis que les conducteurs de bus et trolleybus et de nombreux jeunes portaient des masques. Dans la soirée, Ioulia Timochenko, premier ministre, a tenté de rassurer les Ukrainiens. «Les mesures prises par le gouvernement sont très sévères mais n’ayez pas peur, ces mesures sont beaucoup plus sévères que les risques réels», a-t-elle déclaré, expliquant qu’«il vaut mieux faire trop qu’insuffisamment». «Nous avons commencé à nous préparer à la probable pandémie dès le mois d’avril, lorsque des premiers cas de cette maladie dans le monde ont été découverts», a assuré celle qui est aussi candidate à l’élection présidentielle du 17 janvier. La peste pulmonaire Ce n’est pourtant pas l’impression de préparation qui domine. Le président Viktor Iouchtchenko a d’abord donné des chiffres de contamination très élevés, affirmant que 150.000 personnes avaient été infectées. Mais ce total comprenait toutes les formes de grippe. Son premier ministre a ensuite appelé les Ukrainiens à porter des masques, quitte à les fabriquer eux-mêmes. «S’il vous plaît, mettez une masque dans les transports en commun, au travail, à la maison. Si vous pouvez coudre un masque pour vous-mêmes, vos enfants, voisins ou amis, ce sera une très grande aide au pays», a-t-elle dit. Pour ne rien arranger, de nombreuses rumeurs contribuent à la panique. Un quarantaine de personnes sont en effet décédées d’une pneumonie dont les origines restent floues, relançant les craintes de peste pulmonaire. Une autre rumeur, courant aussi bien à Kiev qu’à Lvov, prétend que des substances toxiques seront pulvérisées dans les rues pour arrêter l’épidémie. Vendredi, le porte-parole du ministère des Situations d’urgence, Igor Krol, avait appelé à «ne pas céder aux provocations et à croire uniquement les informations officielles du gouvernement». » DOSSIER SPECIAL - Tout sur la grippe A

Publié par la rédaction le 31 août 2009 à 11:56

Assurance en cas de grippe, êtes vous bien assuré?

Voici quelques informations à tous les assurés qui désirent vérifier si leur assurance santé les couvrira en cas de pandémie de grippe A.