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Publié par la rédaction le 28 janvier 2010 à 21:53

La mort de J.D Salinger

Cette fois, c’est pour de bon. J. D. Salinger avait déjà disparu en janvier 1953. L’auteur le plus célèbre des États-Unis prenait une retraite anticipée. Le succès de L’Attrape-cœurs (1951) l’avait transformé en légende vivante. Le héros, Holden Caulfield, était devenu l’idole des campus. L’écrivain est harcelé, considéré comme une diva. Cela pèse un peu trop sur ses épaules. « Disons que j’en ai plein le dos de lutter contre cet agrandissement de mon portrait au dos de la couverture du livre. » Avant de se retirer à Cornish (New Hampshire), Salinger accorde un dernier entretien. La presse sera sa bête noire. Salinger fut très fort, de ce côté-là : aucun journaliste ne réussira à le coincer. Il y aura juste quelques photographies prises à la sauvette, au téléobjectif. On y voit un vieux monsieur furibard, qui brandit le poing contre ses agresseurs. Salinger était fait pour le secret. Son silence joua en sa faveur. Avoir écrit ce qu’il avait écrit et tirer la porte derrière soi, voilà la bonne méthode. Ce type était un objet de culte. Un groupe punk, The Wynona Riders, intitula un de ses albums J. D. Salinger. Don DeLillo s’est inspiré de son personnage dans Mao II . Son ombre flotte sur le rôle de Sean Connery dans le film de Gus Van Sant A la rencontre de Forrester. Mark Chapman, l’assassin de John Lennon, avait dans sa poche un exemplaire de L’Attrape-cœurs quand la police l’a arrêté. Malgré toutes ses précautions, on possède de menus renseignements sur Jerome David Salinger. Il était né le 1er janvier 1919, avait grandi dans le Upper East Side de Manhattan. Famille aisée. Son père était juif, sa mère catholique. Tout jeune, il fut amèrement blessé lorsque Oona O’Neill, la fille du dramaturge, l’abandonna pour épouser Charles Chaplin. Durant la guerre, il est agent dans le contre-espionnage, débarque à Utah Beach, est un des premiers Américains à découvrir les camps de concentration. Cette odeur de chair brûlée ne quittera jamais sa mémoire. Il fait une dépression nerveuse, épouse brièvement une Allemande qui était assez nazie sur les bords. Il se remarie en 1954, a deux enfants, Matt (qui est acteur) et Margaret (qui publia ses souvenirs sous le titre L’Attrape-rêves). On disait que Salinger était resté bloqué émotionnellement à l’adolescence, ce que paraît confirmer la lecture de ses œuvres mettant en scène la famille Glass avec ses sept enfants, ses surdoués, ses suicidés. Ça serait une critique de Mary McCarthy à propos de Franny et Zooey (1961) qui l’aurait poussé à s’exiler dans son chalet de bois. Il se serait nourri exclusivement de noix et de petits pois, se décrivait comme « un bouddhiste zen raté ». En 1995, sa maison avait brûlé. On ignore si son coffre contenait des tonnes de manuscrits inédits ou s’il avait cessé toute activité littéraire. Sa dernière nouvelle publiée en 1965 Sa dernière nouvelle, Hapworth 16, 1924, a été publiée dans le New Yorker du 19 juin 1965. Il traînait ses biographes devant les tribunaux. Parfois, on l’apercevait au volant de sa Jeep. Ses bizarreries ne se comptaient plus. Les rumeurs circulaient. Il aurait envisagé de laisser ses enfants choisir leur prénom, aurait refusé de faire appel aux médecins, aurait tâté aux croyances les plus diverses (yoga, dianétique, homéopathie). Il aimait les films d’Hitchcock, mais n’a jamais autorisé les producteurs à adapter L’Attrape-cœurs au cinéma. Sa troisième femme était une infirmière qui avait trente ans de moins que lui. Il nous reste ses livres. Ils ont presque un demi-siècle. Ils sont indémodables. À cause de lui, tous les garçons des années 1950 ont rêvé d’être renvoyés du collège trois jours avant Noël. On continuera longtemps de se demander avec Holden Caulfield où vont les canards de Central Park, quand le lac est gelé en hiver. Ses lecteurs essayaient d’adopter son argot inimitable, cette façon de dire «vieux» à tout bout de champ, de brouiller les cartes («Je suis le plus épouvantable menteur que vous ayez vu dans votre vie»). Quant à la phrase finale de L’Attrape-cœurs, ils la connaissent par cœur : «Ne racontez jamais rien à personne. Si vous le faites, tout le monde se met à vous manquer.» Nous sommes des millions à avoir cru être les seuls à pouvoir comprendre vraiment Holden Caulfield. Il y a aussi ces conversations entre une mère et sa fille dans une salle de bains, ces demoiselles qui s’évanouissent dans les toilettes de restaurant, ces soldats qui se tirent une balle dans la tête, ce frère qui dit à sa sœur : «Tu as été gavée de philosophie religieuse avec une sonde gastrique.» Salinger nous adressait des télégrammes à la fois mystérieux et personnels : «Je crois que je détesterai 1942 jusqu’à ma mort, pour des raisons de principe», «Le seul souci d’un artiste doit être de tendre à la perfection selon l’idée qu’il s’en fait lui-même, et non selon l’idée que s’en font les autres.» 250.000 exemplaires vendus par an Ses admirateurs ne l’ont pas lâché. Ses voisins le protégeaient. Salinger est sorti intact des révélations signées Joyce Maynard dans At Home at the World, où elle racontait la liaison qu’elle avait eue avec l’écrivain quand elle avait dix-neuf ans, et lui cinquante. Pour compléter le tableau, elle vendit aux enchères les lettres qu’il lui avait adressées à l’époque. Le bonhomme se méfiait. Il avait fait interdire les sites qui lui étaient consacrés sur Internet. En 1970, il avait remboursé à son éditeur un à-valoir de 75.000 dollars, preuve qu’il n’envisageait plus la publication. A-t-il détruit des milliers de pages ? S’apercevra-t-on qu’elles n’existaient pas, comme les Prières exaucées de Truman Capote ? Croisons les doigts et espérons qu’il s’agira de la plus formidable des éditions posthumes. En attendant, L’Attrape-cœurs se vend toujours à 250.000 exemplaires par an. « Ce qui me met vraiment K.O., c’est un livre dont vous aimeriez, lorsque vous l’avez fini, que l’auteur soit un terrible copain à vous, de manière à pouvoir l’appeler au téléphone quand vous en avez envie ? » Nous avons tous perdu un grand frère. LIRE AUSSI » Salinger l’antisystème » La presse américaine défend la suite de «L’Attrape-coeurs»

Publié par la rédaction le 28 janvier 2010 à 2:30

Le Figaro a pu tester l’iPad

Léger, agréable à prendre en main avec son profil arrondi, l’iPad se manipule aussi naturellement qu’un iPhone ou un iPod Touch. On pousse un bouton pour déverrouiller l’écran et les icônes apparaissent dans un effet de zoom. Pour lancer un application, il suffit d’appuyer sur son icône. Le navigateur web est particulièrement fluide. Touchez les signets pour accéder directement à une page de la liste ou tapotez le haut de l’écran pour saisir une adresse avec le clavier virtuel. On peut zoomer sur la page en écartant les doigts, la déplacer, passer d’un site web à un autre en appuyant sur un lien et lire directement les vidéos qu’il contient. En basculant la tablette, l’affichage passe à l’horizontale. Même simplicité pour consulter le courrier électronique. La liste des messages s’affiche sur une partie de l’écran et il suffit d’appuyer sur un bouton pour en créer un nouveau. Des photos en planche-contact En cliquant sur un document en pièce jointe, on l’affiche en plein écran. Les photos, elles, sont stockées dans des albums qui apparaissent dans une planche-contact. En maintenant le doigt appuyé sur l’un d’eux, on découvre un aperçu des images qu’il contient. Une frise au bas de l’écran permet d’accéder rapidement à celle qu’on recherche. On peut aussi retrouver des photos en pointant les épingles situées sur une carte du monde et lancer un diaporama avec un fond musical, les photos s’affichant avec différents effets. Pour naviguer dans la bibliothèque musicale, on fait défiler les albums, puis on choisit la chanson à écouter. On peut aussi sélectionner des listes de lecture dans la colonne de gauche. Un clic sur l’iTunes Store permet d’acheter de la musique, des séries télévisées ou des films. Les films s’affichent en cinémascope avec des bandes noires en haut et en bas. Astucieux, le calendrier présente les événements par jour, pas mois ou par semaine. Pratique, la recherche sur Google Maps permet de trouver un restaurant autour de l’endroit où l’on se trouve et d’afficher une vue panoramique de sa rue. LIRE AUSSI » Apple dévoile l’iPad, sa tablette tactile

Publié par la rédaction le 27 janvier 2010 à 13:06

Nos internautes pour une rue Lévi-Strauss

Les sciences l’ont emporté sur la haute couture, la chanson sur la danse, pendant que la pâtisserie donnait un coup de rouleau sur la photo et le cinéma. Avec 30,08 % des voix, le nom de Claude Lévi-Strauss arrive ainsi premier de notre vaste consultation lancée sur le site du Figaroscope le 14 janvier. Loué sur la Toile pour sa carrière de « grand poète » - au point de mériter, selon un internaute, « une rue pleine de pianos-bars » -, Serge Gainsbourg distance d’à peine 3 % le père du smoking pour femme : Yves Saint Laurent , « créateur de génie ». Mais c’est actuellement à l’Homme à tête de chou que la Mairie de Paris envisage de dédier un site symbolique dans la capitale, comme elle le fit tout récemment pour l’as du jazz manouche Django Reinhardt. Depuis une semaine, celui-ci a en effet « sa » place dans le XVIIIe arrondissement. Le célèbre chorégraphe Maurice Béjart (5,66 %), quant à lui, totalise un score inférieur à celui de Françoise Sagan (6,85 %), quatrième du classement final. Une part quasiment égale de votants aurait néanmoins volontiers donné sa voix à des figures bien vivantes (Juliette Greco), et tout aussi parisiennes (Christian Dior, Coco Chanel…) ou, au contraire, sans lien précis avec la vie intellectuelle ou artistique de la capitale mais bien dans leurs baskets (Zinédine Zidane, Yannick Noah, Éric Tabarly). Franc succès également pour des personnalités religieuses telles Mgr Lustiger ou Jean-Paul II qui, bien que non soumises au vote, ont été fréquemment citées. De nombreux autres considérant que c’est tout simplement en hommage au Parisien en personne qu’une plaque devait être vissée… ! » Retrouvez notre sondage et les commentaires des internautes Qui décide d’attribuer les noms ? C’est la loi depuis 1904 : toute nouvelle dénomination de voies, de places ou espaces verts doit faire l’objet d’un mémoire préfectoral et d’un avis du conseiller représentant le quartier intéressé. Chaque cas est ensuite étudié par une commission spéciale créée en 1985. Puis, il passe pour avis en conseil d’arrondissement avant d’être acté au Conseil de Paris (pour chaque séance, cela peut aller de quelques-unes à une quarantaine). Les demandes émanent d’associations, d’institutions, de personnalités, de représentations étrangères, mais aussi de simples particuliers. Si l’on rend le plus souvent hommage aux hommes, on promeut également les grandes dates, les lieux, les pays ou les usages. Cela sans compter les noms de lieux-dits qui sont officialisés. Les plaques bleues, qui réfèrent au plan de la ville, sont apparues en 1728. On compte actuellement 6 289 voies publiques ou privées dans la Nomenclature officielledes voies publiques et privées de Paris , un ouvrage paru pour la première fois en 1873 et dont la dernière édition papier est parue fin 2004. L’ouvrage est désormais accessible sur Internet . Comme il inclut les dénominations disparues, le nombre de ses références s’élève à 8 602, ce qui donne un indice du niveau des changements survenus dans Paris depuis le XVIIIe siècle. On y signale toujours davantage de passages (293) que de boulevards (124). Les dingues de Monopoly apprendront aussi que la rue de Vaugirard est toujours la plus longue (4 360 m), celle des Degrés la plus courte (6 m), l’avenue Foch la plus large (120 m) et le sentier des Merisiers le plus étroit (0,87 m). Autres curiosités : quelques rues, souvent des passages dans des pâtés de maisons nouveaux, n’ont encore qu’un code fait de chiffres et de lettres… en attendant leur baptême. Lorànt Deutsch : « Une rue pour kiki » Auteur du Métronome (Éditions Michel Lafon), le comédien ­revient sur quelques anecdotes liées à l’histoire des rues de Paris. Avoir une rue à son nom n’est-il que l’apanage des disparus ? Très peu ont eu ce privilège de leur vivant. Paris a fait cadeau d’une avenue à la reine Victoria après l’une de ses visites officielles, en 1855 ; Victor Hugo, quant à lui, a eu une partie de son avenue dans le XVIe avant sa mort et l’autre moitié… après sa disparition ! À la demande des habitants de Montrouge, le maire Alexandre Dareau obtint lui aussi sa rue, mais dans le XIVe arrondissement. Une loi stipule, depuis, qu’au moins six mois doivent s’écouler entre le décès d’une personnalité et la fabrication d’une plaque à sa mémoire. Les anonymes ont-ils leurs chances ? De nos jours, peu… Mais autrefois, la Ville concédait cet honneur à certains propriétaires des terrains qu’elle rachetait. Ce fut le cas pour Bougainvilliers. Le lycée Janson-de-Sailly est en outre le seul lycée parisien à porter le nom d’un illustre inconnu, simplement parce qu’il n’avait accepté d’être mécène de l’établissement qu’à la condition expresse que celui-ci porte son nom. Certaines personnalités ont-elles « perdu » leur rue ? Il est arrivé que des axes parisiens soient débaptisés, essentiellement lors de bouleversements historiques. En 1792, la place Louis-XV devient ainsi la place de la Révolution, connue aujourd’hui sous le nom de place de la Concorde. À la même époque, la rue Montmartre est devenue la rue du Mont-Marat. Mais Paris est frileux à l’idée de changer l’identité de ses rues, à laquelle les habitants sont aussi très attachés. Débaptiser, c’est occulter une partie de la mémoire de la ville. Alors, la rue ne raconte plus la même histoire à ceux qui la traversent. Pour qui, la prochaine plaque vert et bleu ? Kiki de Montparnasse ! Elle fricotait avec les surréalistes, le pinacle de la culture et du mouvement pictural. Elle incarnait toute la modernité du siècle. Touche pas à ma rue ! par Nicolas d’Estienne d’Orves * La postérité est une diva aux dents creuses. Avoir « sa » rue est souvent sans rapport avec la vie, l’œuvre et le talent. Côté musique : Mozart a son avenue, c’est normal ; Debussy a sa rue, c’est bien peu ; Auber a son RER, c’est un comble ! Côté cinéma, la rue François-Truffaut est trois fois plus longue que la rue Jean-Renoir. Bizarre… Chez les grandes plumes, Victor Hugo bénéficie d’une des plus grosses artères de l’Ouest parisien, juste reflet de son œuvre riche et boursouflée. En revanche, l’avenue Marcel-Proust est une venelle sans charme, souvent en travaux, offerte aux proustiens tel un os à ronger. Autre défaut de proportion : la modeste allée Arthur-Rimbaud est dominée par le plus noble quai François-Mauriac, lui-même surplombé par l’immense bibliothèque Mitterrand. Certains écrivains sont vernis : ainsi l’entité bicéphale Sartre-Beauvoir possède désormais son rogaton de place, au pied de Saint-Germain-des-Prés. À l’inverse, tandis que Coluche possède sa place, Goscinny sa rue et André Breton son allée, les céliniens attendront longtemps avant que l’auteur du Voyage au bout de la nuit n’ait qu’une bête impasse. Gare aux rues qui pensent mal ! * Derniers ouvrages parus : Les Derniers jours de Paris (XO), Les Orphelins du mal (Pocket).

Publié par la rédaction le 26 janvier 2010 à 23:12

«Avatar» dépasse «Titanic» en tête du box-office mondial

Le pari était osé. James Cameron l’a fait. «Avatar», sa super-production en 3D, est devenu le plus gros succès au box-office de toute l’histoire du cinéma, devant «Titanic», avec 1,859 milliard de dollars de recettes dans le monde, selon les studios Century Fox. Le réalisateur à la carrière impressionnante a mis 315 millions de dollars sur la table pour «Avatar». Un projet coûteux de film tout public, inspiré de la science-fiction et sans grande star hollywoodienne au générique. Et pourtant. «Avatar» a bel et bien séduit un public monstre à travers le monde, au point de détrôner le «Titanic» du même James Cameron à la tête du box-office mondial. Le secret d’un carton Comment expliquer ce succès fracassant ? «Avatar est un film innovant techniquement, et également proposé en version 3D. C’est aussi un film riche en action, une histoire divertissante et forte en émotions», explique Olivier Snanoudj, vice-président Distribution de Warner Bros Pictures France. En résumé, le cocktail idéal pour toucher un vaste public. Pourtant, encore faut-il donner l’envie au public de se déplacer pour voir un film. Face à une offre de films, et de loisirs en général, qui ne cesse de s’élargir, rien n’est gagné d’avance. «Depuis que le cinéma existe, il nous prouve qu’il n’y a pas de recette miracle du succès», constate Olivier Snanoudj. Ainsi, l’éventail de stars créées par Hollywood ces dernières décennies est en train de s’épuiser. «Les stars restent importantes, mais elles ne suffisent plus à attirer les spectateurs dans les salles», confirme le vice-président Distribution de Warner Bros Pictures France. Bien loin du star system, certaines comédies interprétées par des vedettes plus locales ont littéralement créé la surprise, comme «Very Bad Trip» ou «Little Miss Sunshine». La force du «buzz» La France n’est pas en reste, sur le front des comédies. «Tous les ans, une comédie explose et tient tête aux grandes productions américaines», note Olivier Snanoudj. Ce fût le cas du «Petit Nicolas» en 2009. Et, bien sûr, de «Bienvenue chez les Ch’tis». Dany Boon, pourtant très connu par ailleurs, faisait ses premiers pas en tant que réalisateur cinématographique. Selon Olivier Snanoudj, «Bienvenue chez les Ch’tis» a séduit un public de cinéphiles, mais aussi de spectateurs occasionnels. «Ce film racontait la bonne histoire et véhiculait les bonnes émotions au bon moment.» Le bouche à oreille a fait le reste. Le «buzz», voilà un autre paramètre que les studios ne peuvent plus ignorer. Avec Internet, ses nombreux forums et les communautés comme Facebook ou Twitter, l’information circule plus vite. «Le public sait de plus en plus tôt s’il a envie de voir un film ou pas», explique le vice-président Distribution de Warner Bros Pictures France. Un vrai défi pour les équipes marketing des grands distributeurs, à qui échappe une partie des commentaires suscités par un film. Les «franchises», une valeur sûre Heureusement que certains paris sont moins risqués que d’autres, sur le plan commercial. Les «franchises», dont font partie les sagas «Harry Potter», «Pirates des Caraïbes» ou «Le Seigneur des Anneaux», cartonnent presque à tous les coups, à en juger par le classement mondial des films les plus vus. Mais comme le remarque Olivier Snanoudj, «le cinéma, c’est le règne de l’exception». Les superproductions comptent aussi leur lot de flops commerciaux. Gros budget ou pas, grande star ou pas, l’important pour le cinéma reste bien d’être en phase avec le public. Pari tenu pour «Avatar» ! LIRE AUSSI » «Avatar» déclenche une polémique » Pourquoi le monde entier succombe à Avatar » James Cameron : «J’ai voulu inventer le spectacle total» » La révolution «Avatar» » EN IMAGES - «Avatar» se place en tête du box-office mondial Box-office d’hier et d’aujourd’hui Chaque exploit peut être relativisé. Et ceci est valable pour «Avatar», comme pour «Titanic». Des sites américains spécialisés dans la compilation des chiffres du box-office ont calculé les recettes des films ajustées à l’inflation des prix. Voilà donc ce que donne le box-office américain, si l’on prend en compte ces ajustements :

Publié par la rédaction le 24 janvier 2010 à 1:25

Le comédien Roger Pierre est mort

Le complice de Jean-Marc Thibault est mort. Le comédien Roger Pierre est décédé samedi à l’âge de 86 ans, a annoncé son entourage professionnel. Son aventure avec Jean-Marc Thibault commence en 1947, lorsque Jean Le Gall (son nom de naissance), speaker publicitaire à Radio-Luxembourg, fait la connaissance de l’acteur dont il lit les textes. Ils débutent au «Caveau de la République» puis «Chez ma cousine» et ne se quitteront plus pendant des décennies . Les deux fantaisistes feront les beaux soirs des cabarets parisiens comme le Tabou, le Caveau de la Terreur, l’Amiral, le Moulin-Rouge où leurs sketches, en particulier «Le tuyau de caoutchouc», font florès. Ils en écriront quelque trois mille, conjuguant textes, mimes et chansons et utilisant une multitude d’accessoires. Leur succès les entraîne dans la France entière. Ils connaissant également connu un énorme succès à la télévision de 1972 à 1975 avec les séries historico-comiques «Les maudits rois fainéants» et «Les z’heureux rois z’Henri». En 1976 ils décident de se séparer, après 28 ans de collaboration, pour faire carrière individuellement. «Le comique français avant la vulgarité» (Bellemare) Né le 30 août 1923 à Paris (13e), Roger Pierre, qui était régulièrement l’invité des «Grosses Têtes», sur RTL, est décédé des suites d’une longue maladie, selon la radio. «C’était un mec excellent, d’une gentillesse et d’une culture rare», a déclaré Jean-Jacques Peroni, humoriste et comédien, sociétaire des «Grosses Têtes». «Je connaissais les schetches de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault quasiment par coeur. Mon grand regret c’est de ne pas avoir fait les «Grosses têtes avec Roger», a-t-il ajouté. L’animateur Pierre Bellemare a également rendu hommage à Roger Pierre. «Roger Pierre et Jean Marc Thibault, ça a été un moment très précis du comique français sans aucune vulgarité, c’était avant que la vulgarité n’entre dans le comique», a-t-il déclaré sur RTL. Roger Pierre, qui est apparu pour la première fois au cinéma dans «Belle mentalité» en 1952, a joué sur scène dans de nombreuses comédies, «Mary-Mary» (1963), «Qui est cette femme ?» (1967), «Le légataire universel» (1980), «Monsieur Masure» (1987), «La nuit de Barbizon» (1994), «Feu la mère de Madame» (1998), «La Soupière» (2001). Il a également fait des apparitions remarquées au cinéma dans des registres différents, en particulier «Mon oncle d’Amérique» d’Alain Resnais (1980).

Publié par la rédaction le 4 janvier 2010 à 9:18

Les grands films de 2010

L’année 2009 a été «globalement exceptionnelle» pour les salles de cinéma en France, a récemment reconnu Véronique Cayla, présidente du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). On a ainsi frôlé sans doute les 200 millions d’entrées, soit la plus forte fréquentation depuis près de trente ans, en hausse de 5% par rapport à l’année miraculeuse de Bienvenue chez les Ch’tis (2008) et ses 20,4 millions de spectateurs. L’année 2010 s’annonce ainsi sous d’excellents auspices, malgré un contexte économique difficile (voir encadré). Crise oblige, les cinéastes et producteurs fourbissent de grandes comédies de mœurs. Régulier comme une horloge, Woody Allen livre son film annuel et compte bien nous émerveiller avec une comédie tournée à Londres, dont la sortie est prévue pour l’automne 2010. En France et outre-Atlantique, on nous promet également de beaux films d’animation, tels que La Princesse et la Grenouille , Toy Story 3 , Shrek IV . Quant aux années 1980, elles reviennent en force semble-t-il, notamment grâce à des films tels que Wall Street 2 , Tron Legacy , ou The Expendables , avec Sylvester Stallone. Du côté des suites hollywoodiennes, on attend avec impatience, Harry Potter et les reliques de la mort , Iron Man 2 ou encore Twilight Hésitation . Grands cinéastes Les contes de fées, magiques ou ensorcelés ne sont pas en reste : Tim Burton adapte à sa manière le chef-d’œuvre de Lewis Carroll Alice au pays des merveilles , Disney a engagé Nicolas Cage pour son Apprenti sorcier et Benicio Del Toro se métamorphosera en loup-garou dans The Wolfman . Un certain nombre de films signés par de grands cinéastes risquent de faire parler d’eux, tels Océans le grand documentaire sous-marin produit par Jacques Perrin, Inception , de Christopher Nolan, Robin des bois , de Ridley Scott, Sherlock Holmes , de Guy Ritchie, ou Invictus , le nouveau Clint Eastwood avec Morgan Freeman et Matt Damon. LIRE AUSSI » Les écrivains les plus attendus en 2010

Publié par la rédaction le 30 décembre 2009 à 21:10

Recettes record pour Hollywood en 2009

L’année 2009 s’achève sur un record pour Hollywood. Le box-office américain a franchi le cap des 10 milliards de dollars de recettes pendant la semaine de Noël. Le chiffre d’affaires des salles obscures outre-Atlantique a ainsi progressé de 9 % par rapport à 2008, selon une étude du site ­hollywood.com. En volume, le nombre d’entrées en salle a augmenté de 5 %. L’année a particulièrement profité à Warner Bros. C’est le premier studio à enregistrer plus de 2 milliards de dollars d’entrées au box-office américain, tiré par des films comme Harry Potter, Very Bad Trip, Terminator Salvation ou Watchmen. Dans un contexte de crise, les spectateurs américains ont plébiscité les films très éloignés de la réalité. La première place du classement revient ainsi à Transformers 2 La Revanche, consacré à des rivalités de robots extraterrestres, avec 402 millions de dollars de recettes. Suivent les aventures des sorciers de Poudlard dans Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (302 millions de dollars), le film d’animation Là-Haut (293 millions de dollars), la saga des vampires de Twilight (281 millions de dollars) et la comédie fantasque Very Bad Trip (277 millions). Autre surprise, la superproduction en 3D de James Cameron Avatar, sortie tout juste en salle le 18 décembre, s’est déjà hissée à la septième place du box-office américain avec près de 213 millions de dollars de recettes. Ce tableau reflète assez bien les scores réalisés par Hollywood dans les salles à l’international. Elles représentent désormais entre 50 et 80 % des recettes des succès américains. La première place échoit au dernier Harry Potter, qui totalise à ce jour 929 millions de dollars de recettes. Le troisième volet de L’Âge de glace arrive deuxième avec près de 884 millions de dollars engrangés, devant Transformers 2 (835 millions de dollars) et le film de science-fiction 2012 (734 millions de dollars). LIRE AUSSI » Le cinéma fait salle comble en France » Les cinq grandes tendances de l’année

Publié par la rédaction le 22 décembre 2009 à 15:56

Thomson : accord sur la restructuration de la dette

Le groupe Thomson, en proie à de grandes difficultés financières, a obtenu l’accord de l’ensemble de ses créanciers pour réduire sa dette de près de moitié, selon un communiqué. Après le Comité des fournisseurs et le Comité des créanciers bancaires lundi, le Comité des obligataires (détenteurs d’obligations de la société) a approuvé à la quasi-unanimité le plan rendu public le 9 décembre. Le plan vise à transformer une partie de la dette en capital -via une augmentation de capital de 348 millions d’euros - et en obligations: l’objectif est de la réduire à 1,55 milliard, soit une baisse de 45%. La dette de la société s’élève à 2,84 milliards d’euros. Mais il reste encore quelques obstacles à franchir pour le groupe. Le plan de restructuration doit être soumis au vote des actionnaires de Thomson lors de l’Assemblée générale ordinaire et extraordinaire qui se tiendra le 27 janvier 2010. Thomson, qui emploie quelque 20.000 salariés dans le monde, entend se rebaptiser du nom d’une de ses filiales, Technicolor, et se concentrer sur les services pour le cinéma et la télévision, en se débarrassant d’autres activités, notamment ses filiales Grass Valley (équipements vidéos professionnels) et Screenvision (régie publicitaire pour le cinéma). LIRE AUSSI: » Thomson présente son plan de restructuration » Un groupe ébranlé par des revirements stratégiques

Publié par la rédaction le 18 décembre 2009 à 17:24

Arthur tient le coup face à Avatar

En 2009, les cinémas ont fait le plein avec quelque 200 millions d’entrées, soit la plus forte fréquentation depuis près de 30 ans, annonce vendredi le Centre national du Cinéma et de l’image animée (CNC). Cette semaine, pour son premier jour de sortie, mercredi, Avatar, diffusé sur 726 écrans (dont 420 en 3D), totalise 320 934 entrées en France et 64 805 en région parisienne. Il faut savoir que le taux des entrées pour les séances en 3D est de 65 %. Un bon démarrage compte tenu de la durée du film (2 h 40) et du nombre limité de séances (de trois à cinq quotidiennes dans certaines salles qui ouvrent à 9 h 30 ou 10 h 30). La question est de savoir si cette nouvelle superproduction de James Cameron sera aussi porteuse que ­Titanic, qui détient toujours le record des entrées en France avec 20 758 887 entrées. On n’y est pas encore et les géants bleus d’Avatar n’ont pas inquiété le petit Arthur, de Luc Besson, qui continue d’occuper la tête du classement en deuxième semaine. Derrière, RTT et Loup ne font pas d’étincelles, tandis que Paranornal Activity fait moins peur que la première semaine. En un mois, les vampires de Twilight ont fait près de quatre millions d’adeptes et Le Concert est resté six semaines dans les dix premiers du palmarès.

Publié par la rédaction le 11 décembre 2009 à 3:53

Les priorités du futur patron de France Télécom

LE FIGARO. - Vous venez d’être nommé numéro deux. Comment se déroule la passation de pouvoir avec Didier Lombard ? Stéphane RICHARD. - Le plan initial prévoyait que Didier Lombard me nommerait directeur général délégué au 1er janvier 2010. France Télécom a désormais deux mandataires sociaux, ce n’est pas de trop pour un groupe de cette taille. C’est une étape dans le processus de transition douce que nous avions imaginé avec Didier Lombard. Souhaitez-vous accélérer le processus ? Non. France Télécom est une grande entreprise très complexe, il est important que le passage de témoin avec Didier Lombard soit harmonieux, tout en permettant à l’entreprise d’être réactive face aux problèmes qu’elle rencontre, à commencer par la crise sociale en France. C’est à moi qu’incombe la responsabilité de nos opérations en France. Cela représente 82 000 personnes et la moitié du chiffre d’affaires du groupe. J’ai largement de quoi m’occuper. Allez-vous mettre en place votre propre équipe ? Ma priorité a été ces dernières semaines d’aller sur le terrain. J’ai trouvé à la direction de la France une équipe de grande qualité qui partage avec moi l’analyse des difficultés que nous traversons et une grande motivation pour les résoudre. Au niveau du groupe, il faudra sans doute redéfinir l’articulation entre la France et certaines directions fonctionnelles. Il faut en effet rapprocher les décisions des responsables opérationnels. Quant aux équipes, il y a beaucoup d’expérience et de talent dans ce groupe, même si un peu de sang neuf sera utile. Les résultats du questionnaire Technologia sont publiés lundi. Qu’en attendez-vous ? Nous nous sommes mis à l’écoute de nos salariés à travers de nombreux dispositifs : le questionnaire Technologia, mais aussi les assises de la refondation et beaucoup de visites de terrain. J’ai pu mesurer la profondeur du malaise, mais aussi l’immense attachement des salariés de l’entreprise, et donc une forte attente de changement. Nous sommes à la fin d’un cycle et il faut redéfinir les règles de vie commune. Allez-vous annoncer des mesures ? Nous avons déjà marqué beaucoup d’avancées au fil des semaines. Par exemple, nous avons donné vingt minutes par jour à chaque salarié sur les centres d’appel pour se connecter et déconnecter. Cela représente un élément de confort important dans la vie quotidienne des téléopérateurs. Chez France Télécom, il ne faut jamais oublier l’effet de masse, vingt minutes par salarié, c’est énorme ! Nous avons déjà commencé aussi à recruter 150 RH de proximité, 410 emplois additionnels dans la relation clients et l’intervention technique. Nous allons internaliser 1 300 postes de sous-traitance. Les syndicats ont tempéré leur discours sur les suicides. Pourquoi ? J’espère qu’ils ont tous constaté qu’il y avait une vraie remise en cause à la tête de l’entreprise et que nous voulons nouer un nouveau dialogue avec eux. Tous veulent rebondir sur cette crise pour écrire avec nous cette nouvelle page. Bien sûr, chacun d’eux a sa personnalité. La CFDT, la CFTC, FO et la CGT ont un dialogue vif mais constructif. Les syndicalistes de SUD sont intelligents, connaissent très bien l’entreprise et ont une forte présence sur le terrain. Mais leur discours est parfois parasité par des postures idéologiques et un goût excessif pour la confrontation. Quant à la CGC, j’ai le sentiment qu’il y a un vrai malentendu. Il est anormal qu’un des principaux syndicats de cadres de l’entreprise ne soit pas moteur dans la dynamique que nous voulons imprimer. Allez-vous composer avec les syndicats ? Il est sain d’avoir de grands syndicats actifs dans un groupe comme le nôtre. Je veux travailler avec eux. Mais je crois aussi que notre entreprise s’enrichirait en développant des passerelles entre la sphère syndicale et les responsabilités opérationnelles. Je suis convaincu que l’expérience acquise au cours d’un mandat syndical peut être une vraie ressource pour le groupe. Quelles sont vos priorités sociales ? J’ai réuni la semaine dernière 130 responsables opérationnels et nous avons défini cinq chantiers phares. Premièrement, redonner de l’autonomie sur le terrain aux managers. Il faut remettre la décision là où il y a la responsabilité. Et mettre fin à un système qui voulait trop piloter d’en haut dans le détail. Deuxièmement, il faut réhumaniser notre univers. Il faut renforcer les équipes RH de proximité et revaloriser leur travail. Remettre les médecins du travail, qui n’ont pas été assez écoutés, dans le circuit. Troisièmement, nous allons ralentir la fermeture des petits sites de province, en redéfinissant avec eux un vrai contrat de progrès. Quatrièmement, nous avons un très gros chantier sur les systèmes d’information de l’entreprise. Enfin, cinquième chantier, nous devons repenser la culture managériale. Toutes ces mesures ont un coût. Les marchés vont-ils vous sanctionner ? Le stress et la souffrance au travail représentent un coût considérable pour l’entreprise, ne serait-ce que du fait de l’absentéisme qui est élevé et en augmentation. Les surcoûts opérationnels liés aux différentes mesures que nous avons prises sont raisonnables, de l’ordre de quelques dizaines de millions d’euros. Les analystes savent bien qu’un climat apaisé et des équipes motivées sont les meilleures garanties d’une bonne performance économique. La crise se reflète-t-elle dans les ventes ? France Télécom a eu une convulsion majeure mais l’activité commerciale des deux derniers mois ne montre pas d’impact significatif sur les ventes fixes ou mobiles. En revanche, le choc est rude sur l’image de l’entreprise. France Télécom a dégringolé de 20 places dans le classement des entreprises préférées des Français. Cela me préoccupe beaucoup. Nous allons devoir recruter des jeunes dans les années à venir pour remplacer les départs en retraite, et il nous faut retrouver notre attractivité. Cela passera aussi par la mise en valeur des actions que l’entreprise mène dans le domaine sociétal, par exemple en direction des personnes handicapées ou à faible employabilité. Faut-il abandonner la marque France Télécom au profit d’Orange ? Ce groupe a vocation à s’appeler Orange, mais il ne faut pas que cette transformation soit mal comprise. Le changement de nom n’est pas un gadget. Il doit intervenir plutôt à la fin d’un processus de refondation. Quelle est votre stratégie dans la fibre optique ? France Télécom est prêt à prendre toute sa part dans le déploiement des réseaux de fibres optiques et plus généralement dans la fourniture à tous les Français du très haut débit. Je salue le travail de l’Arcep qui a mis au point un cadre juridique qui permet de garantir la concurrence, mais aussi l’équité entre les opérateurs sans laquelle aucun investissement n’est possible. Je souhaite que France Télécom, qui est le seul « pure player » du secteur en France et prêt à se mobiliser pour cette cause nationale, ne soit pas entravé par les actions dilatoires de ses concurrents qui ne peuvent, ou surtout ne veulent pas, s’engager comme nous. Comment préparez-vous l’arrivée de Free dans le mobile ? Free est une belle machine qui a fait de grandes choses. C’est un concurrent redoutable. Ma priorité est de préparer Orange au mieux à son arrivée, en fidélisant nos clients et en redoublant d’innovation. Allez-vous chercher la croissance à l’étranger ? Orange est déjà bien développé à l’international. Nous allons poursuivre. D’une part, en participant à la consolidation dans les pays où nous sommes présents comme nous l’avons fait en Grande-Bretagne et en Suisse. D’autre part, en continuant à labourer dans les régions que nous connaissons bien, notamment en Afrique et au Moyen-Orient. Je pense que le temps des grandes fusions est terminé. Le marché ne s’y prête pas et il n’y a pas de candidat. Personnellement, je ne crois pas beaucoup aux mégafusions transfrontalières qui détruisent souvent plus de valeur pour l’actionnaire qu’elles n’en créent. Médias : vers des partenariats avec France Télévisions Depuis trois ans, l’opérateur a investi massivement dans les médias. Dans les contenus, Orange a acheté une partie des droits de la Ligue 1 de football, et cofinance la production cinématographique avec sa filiale Studio 37. En aval, Orange a créé une offre de chaînes payantes : Orange Sport et Orange Cinéma séries. Mais cette stratégie n’est pas bien perçue. En 2010, la question des médias sera repositionnée vers les partenariats. De nombreux projets avec France Télévisions dans la régie ou sur Internet sont étudiés. LE FIGARO.- Quelle est votre stratégie dans les médias ? Stéphane RICHARD.- Orange est désormais un acteur incontournable de l’industrie des contenus, ne serait-ce que par les dizaines de millions de nos clients fixes et mobiles qui sont consommateurs de contenus. Pour autant, la stratégie du groupe dans le sport, le cinéma ou la musique n’est peut-être pas toujours très bien comprise, à l’intérieur comme à l’extérieur du groupe. À l’intérieur, il faut redire que les investissements dans les contenus sont nécessaires, économiquement fondés et essentiels pour la compétitivité de nos offres. À l’extérieur, le monde du sport et de la création audiovisuelle doit nous percevoir comme un nouvel acteur qui apporte des financements et des capacités de diffusion, que du positif en somme ! Quant aux groupes de l’audiovisuel, avec lesquels nous ne sommes pas directement concurrents, je crois beaucoup à la logique du partenariat, avec une mention particulière pour France Télévisions dont le projet et la culture me semblent naturellement proches de nous. » France Télécom doit trouver un nouveau souffle (avec jdf.com)

Publié par la rédaction le 24 novembre 2009 à 20:15

Quand les internautes misent sur un film

Invités du Buzz Média Orange-Le Figaro, Simon Istolainen et Serge Hayat sont les cofondateurs de PeopleForCinema. Lancé en septembre dernier, ce site — le premier du genre — propose aux internautes de miser de l’argent sur la distribution d’un film. Il a déjà récolté 30 740 euros en une semaine pour la comédie Le Siffleur, avec François Berléand et Thierry Lhermitte, qui sortira en salles le 6 janvier 2010. «Il y a un coté ludique, les internautes peuvent miser en ligne», explique Simon Istolainen. «En intervenant au niveau de la distribution du film, les internautes sont directement intéressés au nombre d’entrées en salle», ajoute Serge Hayat. Pour que l’internaute retrouve sa mise, Le Siffleur devra réaliser 900 000 entrées. Au delà, les profits grimperont et un Jackpot est prévu si le film dépasse les 3 millions d’entrées. PeopleForCinema a signé des accords avec quatre distributeurs : WildBunch, EuropaCorp, Mars et Studio Canal. Les internautes apportent entre 50 000 et 100 000 euros, somme plus symbolique que nécessaire au financement du film. «PeopleForCinema apporte un buzz sur le web, avec la constitution de communautés d’internautes qui soutiennent le film», précise Simon Istolainen. A côté du film Le Siffleur, d’autres films sont ouverts à la souscription comme Brother ou L’âge de Raison avec Sophie Marceau. Simon Istolainen n’en est pas à son coup d’essai. Il avait créé, avec Michael Goldman, le fils de Jean-Jacques Goldman, le site MyMajorCompany qui a permis aux internautes de financer le succès du chanteur Grégoire. Depuis, l’homme d’affaires Stéphane Courbit a investi dans le capital de MyMajorCompany. «Nous avons parlé à Stéphane Courbit de PeopleForCinema, mais il n’en est pas actionnaire». LIRE AUSSI » L’internaute, un investisseur de plus en plus prisé » Les internautes peuvent financer le cinéma

Publié par la rédaction le 22 novembre 2009 à 12:15

Antoine Gallimard : «Le livre numérique est un livre à part entière»

Patron d’une maison d’éditions prestigieuse, Antoine Gallimard voit dans l’arrivée du livre numérique la fin d’un monde protégé depuis la fin de la seconde guerre mondiale. «La grande angoisse c’est le piratage. Quand nous avons vu ce qui est arrivé dans la musique, dans le cinéma nous nous demandons si nous allons connaître ce fléaux. Mais le livre numérique pose d’autres questions : «qui va le contrôler, quels sont les réseaux de distribution, quels rôles pour les fournisseurs d’accès, les Google - qui ne respecte pas le droit d’auteur, qui prend vos contenus dans la poche - les Apple et autres. Il y a une cohorte de gens qui arrivent et on ne sait pas trop ce qui va se passer». Face à cela, les éditeurs français ont créé trois plateformes numériques : Eden (Gallimard), Numilog, et eEditis. «Le gouvernement veut qu’il n’y ait qu’une seule palteforme. On essaie de se regrouper. Qu’il y ait au moins une interopérabilité entre les plateformes et qu’il y ait une vitrine unique pour les libraires et les lecteurs». Le grand combat actuel d’Antoine Gallimard est d’aligner la TVA de 19,6% supportée par le livre numérique sur celle de 5,5% du livre physique. «Il y a très peu de chance pour que la fiscalité soit alignée car Bruxelles considère que quand le livre est téléchargée c’est un service, et il faut lui appliquer une TVA des services. Mais, il y a une réunion des ministres de la culture européens dans une semaine à Bruxelles qui est très importante. Je lance une pétition avec mes confrères européens pour que le livre numérique soit reconnu comme un livre à part entière». Revenant sur la polémique provoquée par le député UMP Eric Raoult, qui a demandé à Marie NDiaye, prix Goncourt édité par Gallimard, de respecter un droit de réserve, Antoine Gallimard estime que «Marie a raison quand elle dit que c’est monstrueux d’aller chercher des enfants à l’école pour les renvoyer dans leur pays et en même temps, la France est tout de même une bonne mère. Il y a eu à la fois une vraie provocation de ce député et Marie a raison quand elle dit qu’elle n’est pas un préfet. Il y a une liberté de ton et d’expression».

Publié par la rédaction le 19 novembre 2009 à 20:09

Quand les politiques s’essaient à la téléréalité

C’était un peu l’Arlésienne. La téléréalité appliquée à la vie politique. En 2003, TF1 annonçait la naissance de «36 heures», projet - abandonné depuis - consistant à immerger un responsable politique dans un foyer français. Objectif : lui faire reprendre pied avec la réalité, comme l’expliquait à l’époque Etienne Mougeotte, vice-président de TF1*. Depuis la rentrée, deux émissions ont enfin vu le jour. La Chaîne Parlementaire-Assemblée Nationale (LCP-AN) a dégainé la première avec «J’aimerais vous y voir …». Dans ce programme, un élu est invité à partager durant deux jours le quotidien d’un de ses administrés. Trois émissions ont été diffusées à ce jour. On y a vu Nicolas Dupont-Aignan en instituteur ou Yves Cochet en restaurateur. Le Vert François de Rugy, l’UMP Valérie Boyer ou le socialiste Pierre Moscovici auraient donné leur accord pour une future émission, expliquait récemment Libération. Jeudi, c’est sur Internet qu’un autre concept de téléréalité politique débarque. Un concept plus proche que son prédécesseur de la référence incontournable de la téléréalité en France, Loft Story. Son nom : «Politique à domicile». Le principe ? Un politique va dîner dans une famille, s’associant même à la préparation du repas. Au cours de la soirée, filmée par les caméras, on discute de l’actualité du moment sans qu’aucun journaliste n’interfère. D’une durée de quarante minutes environ, l’émission présentée par Stéphane Thébaut (qui présente aussi Question Maison sur France 5) est diffusée exclusivement sur Dailymotion, la plateforme de vidéos sur Internet. Le premier invité est le député européen Vincent Peillon invité chez Claire, Hervé et leur ami Loïc, dans le 19e arrondissement de Paris. L’émission a été tournée le 7 novembre soit plusieurs jours avant le divorce entre Peillon et l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal. Au menu des discussions : l’éducation, l’Europe, le PS, Nicolas Sarkozy. Voir la vidéo : Ces deux projets ne seront pas sans rappeler les fameux dîners chez les Français de Valéry Giscard d’Estaing. À cette - importante - différence près qu’aucune image n’était à l’époque tournée pendant le dîner. En revanche, les participants étaient sollicités après coup par les médias pour dévoiler le contenu des discussions avec un chef d’Etat soucieux de se montrer tout à la fois moderne et proche des Français. Voir par exemple le témoignage de la famille Demagny qui a reçu le chef d’Etat en 1975 : retrouver ce média sur www.ina.fr Cité par le site neteco.com, Stéphane Thébaut, présentateur de l’émission, rappelle que «Politique à domicile» n’entend pas ressembler aux dîners de Giscard. «Nous préférons nous référer à des émissions comme ‘93, Faubourg Saint Honoré’ de Thierry Ardisson ou ‘J’irai dormir chez vous’ d’Antoine de Maximy. C’est un vrai débat, sans langue de bois, entre un homme politique et des Français. Les caméras se font très vite oublier», explique-t-il. Le tournage s’est déroulé «sans le moindre filet de sécurité», précisait récemment au point.fr Martin Rogard, directeur des contenus de Dailymotion. «Vincent Peillon ne connaissait pas les questions et n’a pas de droit de regard sur le montage final. Son attaché de presse n’a pas non plus visionné l’émission». Sur le choix de la famille d’accueil, il ajoute : «On n’a pas choisi une famille trop chicos. On ne commence pas non plus par se rendre dans une famille de paysans (sic). La famille a été un peu briefée, c’est-à-dire qu’on leur a demandé de lire les journaux pour se tenir au courant de l’actualité». Exit «le caractère grossier et vulgaire de la téléréalité» Stéphane Santini, directeur d’Aftermedia, qui produit l’émission, précise au figaro.fr : «Nous avons gommé le caractère grossier et vulgaire de la téléréalité. Pas question par exemple de montrer les séquences montrant le politique en train de faire la vaisselle. Ce qu’on met en scène, c’est le propos politique». Alors qu’Aftermedia est basé en Suisse, le producteur dit s’être inspiré de la plus grande proximité existant dans ce pays entre la population et ses dirigeants. Quant au choix d’Internet plutôt que de la télévision pour diffuser ce programme, Stéphane Santini y voit «une vitrine», «pas un second choix». Cependant, le format actuel pourrait être réduit à 26 minutes pour séduire les chaînes de télévision. «Le projet est pensé et conçu pour la télévision», admet-il. Il n’existe pour autant pas de négociations avancées avec LCP-AN, comme on a pu l’entendre, ajoute-t-il. La chaîne avait un temps envisagé de diffuser «Politique à domicile» avant de renoncer début 2009. L’apparition des responsables politiques, dans les «talk-shows» d’abord, puis désormais dans ce type d’émission proche de la téléréalité est en tout cas «une tendance lourde», analyse François Jost, professeur de sciences de l’information et de la Communication à la Sorbonne Nouvelle-Paris 3 (auteur de plusieurs livres sur le cinéma et la télévision et notamment L’empire du loft). «L’idée étant de faire apparaître les responsables comme des êtres humains comme les autres», explique-t-il. La prochaine émission «Politique à domicile» est prévue avant la fin de l’année. Son invité n’est pour l’instant pas connu. * Il est aujourd’hui directeur des rédactions du Figaro.

Publié par la rédaction le 16 novembre 2009 à 14:48

L’acteur Jocelyn Quivrin est mort

Après des débuts à la télévision, il avait fait ses premiers pas au cinéma, âgé d’à peine 13 ans, dans la fresque historique «Louis enfant roi» de Roger Planchon, où il incarnait le frère de Louis XIV. Le comédien Jocelyn Quivrin est mort dimanche soir dans un accident de la route à Saint-Cloud. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’acteur âgé de 30 ans circulait vers 23h20 seul à bord de sa voiture de course biplace, lorsque pour une raison encore inexpliquée il a perdu le contrôle de son Ariel Atom. Il a percuté de plein fouet une paroi du tunnel de Saint-Cloud. Bloqué dans l’habitacle, le jeune homme est mort brûlé vif malgré l’intervention des pompiers, a précisé la police, confirmant une information de RTL. Le compteur du bolide a été retrouvé figé à 230 kilomètres heure, affirme le Parisien.fr. Mais il serait prématuré d’incriminer une vitesse excessive. En effet, on ignore si la voiture roulait à cette vitesse ou si le compteur s’est bloqué pendant le choc, souligne le quotidien. La C.R.S. autoroutière Ouest Ile-de-France a lancé un appel à témoin pour tenter de connaître les circonstances exactes de l’accident (si vous avez des informations , vous pouvez appeler le le 01.41.91.70.44). Jocelyn Quivrin, qui vivait avec la comédienne Alice Taglioni, rencontrée sur le tournage de «Grande Ecole», était le père d’un petit garçon, Charlie né en mars dernier. L’actrice roulait dimanche soir devant son compagnon dans un autre véhicule. Inquiète de ne pas le voir arriver, elle a contacté les policiers. Ce sont eux qui lui ont appris la disparition de Jocelyn Quivrin. Celui-ci avait confié l’été dernier à Paris-Match «éprouver une véritable fascination pour les voitures de sport». L’acteur était apparu dernièrement dans «LOL» où il jouait l’amant de Sophie Marceau et dans «99 Francs» où il campait un collègue de travail déjanté de Jean Dujardin. Cette interprétation lui avait valu une série de sélections et de récompenses. L’académie des César l’avait retenu dans la course au trophée du meilleur du meilleur espoir masculin en 2008 tandis qu’il avait décroché le prix Louis Lumière du jeune acteur le plus prometteur et le prix Patrick Dewaere la même année. Le prochain film de l’acteur «la Famille Wolfberg» sortira début décembre. » La bande-annonce de «la Famille Wolfberg» » La bande-annonce de «99 Francs» Il s’était tourné vers la réalisation Né le 14 février 1979, Jocelyn Quivrin s’était inscrit en faculté de cinéma après le baccalauréat mais avait vite abandonné les cours pour se lancer dans la vie professionnelle. Sa filmographie compte une trentaine de titres. Après «Louis enfant roi» (1993), Jocelyn Quivrin avait tourné dans «Au petit Marguery» de Laurent Bénégui, «Lautrec» de Roger Planchon, avait fait une brève apparition dans les habits d’un garde français dans «Elizabeth» de Shekhar Kapur et incarné un martien dans «Peut-être» de Cédric Klapisch. Il est révélé au grand public grâce au téléfilm «Rastignac ou les ambitieux» d’Alain Tasma diffusé sur France 2 en 2001 et dont il tenait le rôle-titre à vingt-deux ans. Son interprétation flamboyante de l’ambitieux héros balzacien, transposé au XXIe siècle, lui avait valu le prix d’interprétation masculine au Festival de Luchon. Il avait ensuite enchaîné les rôles dans la comédie «l’Outremangeur» avec Eric Cantona puis dans le thriller «l’Empire des loups», adaptation du roman éponyme de Jean-Christophe Grangé. Le succès du film, où il incarne le héros, le détective Nerteaux, accélère sa carrière. Il est à l’affiche du thriller américain «Syriana» aux côtés de Matt Damon et George Clooney, multiplie les films à costumes, «Jacquou Le Croquant» et «Jean de La Fontaine, le défi», et travaille sous la direction d’Eric Rohmer dans les «Amours d’Astrée et de Céladon». Il avait également été dirigé à deux reprises par Léa Fazer dans «Notre univers impitoyable» où il jouait avec sa compagne Alice Taglioni et dans «L’île aux parents» dont la sortie est prévue en 2010. » Gaspard Ulliel et Jocelyn Quivrin discutent de «Jacquou le Croquant» de Laurent Boutonnat Jocelyn Quivrin avait fait deux incursions au théâtre, en jouant dans la pièce d’Oscar Wilde «L’éventail de Lady Wintermere» et dans «Do you love me» de Redjep Mitrovista au Festival d’Avignon. Il s’était aussi immiscé derrière la caméra, en signant «L’Acteur» un court métrage ambitieux sur les coulisses du cinéma, où il montrait les tensions sur les plateaux de tournage. Il planchait sur le scénario de «Maestro», qu’il aurait dû tourner en 2010. Le long métrage racontait, selon lui, «l’histoire d’un mec un peu à côté de la plaque qui se prend pour James Dean». » La filmographie de Jocelyn Quivrin

Publié par la rédaction le 12 novembre 2009 à 23:37

Vendredi 13 : êtes-vous superstitieux ?

Aéroports, cinémas, hôpitaux, hôtels, gratte-ciels, il n’est pas rare de voir le chiffre treize banni par superstition ou par tradition. N’ayant de cesse d’intriguer, le treize est même à l’origine de l’arithmophobie (peur des chiffres), la triskaïdékaphobie (peur du chiffre treize) et de la paraskevidékatriaphobie (peur du vendredi treize). Vous le redoutez ou l’attendez avec impatience : quel impact le vendredi treize a-t-il sur votre journée ? En quoi influence-t-il votre quotidien? LIRE AUSSI : » Quels sont les secrets du vendredi 13 ? Suivez Le Figaro sur Twitter (@Le_Figaro) et Facebook

Publié par la rédaction le 6 novembre 2009 à 1:15

Fusillade meurtrière sur une base militaire au Texas

Carnage sur la plus grande base militaire américaine au monde. Au moins douze soldats - dont le tireur et un policier - ont été tuées, selon le Pentagone, jeudi, dans une fusillade à Fort Hood, au Texas (voir la carte ci-dessous). Trente-et-un autres militaires ont par ailleurs été blessés. Deux eux seraient dans un état sérieux. Le tireur, muni de deux armes de poing, a été abattu. Il était sur le point d’être envoyé en Irak. Deux autres militaires, considérés comme des suspects, ont été arrêtés. Tous trois sont des soldats américains. Le département américain de la Sécurité intérieure a affirmé qu’il était trop tôt pour établir le mobile de ce drame. La fusillade se serait déroulée en deux temps, croit savoir Associated Press : les premiers coups de feu auraient été entendus vers 13h30 (heure locale) dans un bâtiment administratif, puis dans une salle de cinéma de cette base de près de 880 km2. Barack Obama a très vite pris la parole, pour dénoncer un «horrible déchaînement de violence». Le président américain s’est engagé à faire toute la lumière sur des événements encore obscurs. Pendant une remise de diplômes Sur son site internet, Fort Hood, situé à 100 km au nord d’Austin (capitale de l’Etat) et 80 km au sud-ouest de Waco, indique qu’un «état d’urgence» est en place. «Fort Hood est fermé. Toutes les organisations/unités ont l’ordre de faire l’appel de l’ensemble du personnel. Il ne s’agit pas d’un exercice», précise le site. Un membre du Congrès américain, John Carter, a précisé sur MSNBC que la fusillade s’était produite lors d’une cérémonie de remise de diplômes. Selon lui, cette base accueille bon nombre de soldats victimes de syndromes de stress post-traumatique après avoir servi en Irak ou en Afghanistan. Forte de 40.000 soldats et plusieurs milliers de civils, Fort Hood se veut le premier employeur du Texas. La base a toujours été décrite par des responsables militaires comme étant extrêmement sûre. Elle est la seule base militaire capable d’accueillir deux divisions armées. La base est surnommée «Un endroit formidable» (The great place) en raison de la qualité de la vie, «un des plus hauts niveaux» de toute l’armée américaine selon le site internet, et comprend toute une série de structures pour les soldats et leurs familles : logements, espaces de loisirs, écoles, lac, petit port de plaisance, établissements de soins… Cette fusillade n’est pas sans rappeller une tuerie qui s’est produite en mai en Irak lorsque un militaire américain a ouvert le feu sur ses camarades, dont cinq avaient perdu la vie. La tuerie est la dernière en date à endeuiller les Etats-Unis. Fin août, sept personnes ont été tuées dans un campement de mobile-homes en Géorgie. En avril, un homme d’origine vietnamienne avait ouvert le feu dans un centre d’accueil pour immigrés dans l’Etat de New York, tuant 13 personnes. La plus sanglante fusillade de l’histoire des Etats-Unis (32 morts) a été commise le 16 avril 2007 par un étudiant à l’université de Virginia Tech.

Publié par la rédaction le 2 novembre 2009 à 16:52

Ndiaye remporte le Goncourt, Beigbeder le Renaudot

Les pronostics des critiques littéraires se sont avérés justes. Le prix Goncourt 2009 a été remis lundi, à Marie Ndiaye, 42 ans. Le vote des neuf jurés de l’Académie est sans appel : la romancière franco-sénégalaise l’emporte au premier tour avec 5 voix contre 2 à Jean-Philippe Toussaint pour «La vérité sur Marie» et une voix à Delphine de Vigan pour «Les heures souterraines». » La réaction de Marie NDiaye Son roman «Trois femmes puissantes», paru le 20 août, est un véritable succès en librairie. L’œuvre atteint aujourd’hui un tirage total de 140.000 exemplaires après dix réimpressions. On y suit le destin de trois femmes, à cheval entre la France et le Sénégal, qui luttent pour préserver leur dignité. Nouveau succès pour Gallimard Outre la force et la qualité de son roman, Marie Ndiaye bénéficiait dans la course au Goncourt d’un léger avantage. Seules quelques femmes ont reçu le prix et il faut remonter jusqu’à 1998 pour voir une romancière remporter le prestigieux prix littéraire, en la personne de Paule Constant. «Je suis très contente d’être une femme qui reçoit le prix Goncourt», a-t-elle déclaré en arrivant devant le restaurant Drouant, où l’Académie Goncourt a l’habitude de se réunir. «Une sorte de miracle s’était déjà produit avec le succès du livre. Ce prix est inattendu. C’est aussi le couronnement et la récompense de 25 ans d’écriture et de cette opiniâtreté». Née en 1967 dans le Loiret, d’un père d’origine sénégalaise et d’une mère française, Marie Ndiaye a grandi en banlieue parisienne. En 1985, elle publie à 18 ans son premier roman, «Quant au riche avenir». Remarquée par Jérôme Lindon des éditions de Minuit, elle abandonne rapidement ses études pour se consacrer à l’écriture et enchaîne depuis romans et recueils de nouvelles. Une vingtaine en 23 ans. Gallimard, son nouvel éditeur, se frotte les mains : outre un nouveau succès littéraire déjà garanti, la maison remporte le Goncourt pour la 36e fois depuis la création du prix, en 1903. Le Renaudot à Beigbeder Trublion de l’édition française devenu l’un des piliers de la critique littéraire, Frédéric Beigbeder, 44 ans, obtient pour sa part une nouvelle consécration avec «Un roman français», son récit autobiographique, paru le 18 août chez Grasset. Fatigué des nuits de défonce dans les boîtes de nuit parisiennes, l’ex-jet-setter livre le récit sensible de son enfance béarnaise. Quelques minutes après l’annonce des résultats, le romancier s’est dit lundi «très heureux» de se retrouver sur la même liste «que Louis-Ferdinand Céline et Georges Pérec ». Auteur comblé de « 99 francs » en 2000 (400.000 exemplaires vendus et une adaptation au cinéma en 2007), Frédéric Beigbeder a déjà obtenu le prix Interallié 2003 avec « Windows on the World ». Le prix Renaudot de l’essai a été décerné a Daniel Cordier pour «Alias Caracalla» (Gallimard) et le Renaudot du livre de poche a été attribué à Hubert Haddad pour «Palestine». [LIRE la critique du livre]  [LIRE la critique du livre] » Lirez-vous le prix Goncourt cette année ?

Publié par la rédaction le 9 juillet 2009 à 15:21

Hadopi 2 : «Quelle honte»

Le Sénat vient d’adopter une nouvelle version d’Hadopi .Pour beaucoup d’entre vous, le texte est inadapté. Le volet «négligence caractérisée» est le plus critiqué : celui-ci prévoit que si l’adresse IP d’une box depuis laquelle des téléchargements illégaux ont été effectué est détectée, l’abonné titulaire sera exposé aux sanctions. Et ce, même si cette box a été piratée. «C’est déjà relativement simple pour un pirate de falsifier son adresse IP via une connexion classique»,soupire Lufrenant. The Vilain001 vient confirmer son propos : «Avec ou sans loi, je continuerai à télécharger (…) voilà trois ans que je me connecte chez mon voisin qui ne protège pas sa ligne.» «Si je me fais pirater ma carte bleue (…) ma banque peut-elle m’accuser de négligence caractérisée dans l’usage de ma CB ?», s’interroge DOM55. Et Messire001 d’ajouter que, pour éviter les pirates, «il ne nous reste qu’à débrancher notre box en partant le matin, comme ça, plus de téléphone, plus de message. Et le soir, de surveiller toutes les dix minutes si les diodes de la box ne clignotent pas à toute vitesse alors que l’on ne surfe pas». «C’est à n’y rien comprendre» Pour d’autres, interdire le téléchargement est tout simplement une ineptie. «Si des musiques sont créées, c’est pour qu’elles puissent être entendues et connues, comme à la radio», explique jimili qui a sa propre idée sur la question. «Je pense qu’une telle loi devrait être pour les titres récents (moins de deux ans), le reste pouvant tomber dans le domaine public.» «Quant à dire que c’est du vol, complète Richard12, c’est à n’y rien comprendre. C’est comme si vous aviez des chaînes payantes en clair sur votre téléviseur mais vous n’aviez pas le droit de les regarder.» Quelques internautes, comme lejus635 , prennent cependant la défense du texte. «Il ne viendrait à personne l’idée de prendre chez un commerçant un CD ou un DVD sans le régler, alors pourquoi l’autoriser sur le web» «C’est incroyable, s’agace Galenic. Faites de la musique ou du cinéma, alors vous pourrez commenter la loi Hadopi…» Retrouvez l’intégralité des commentaires des lecteurs du figaro.fr : Hadopi 2 au Sénat : ce que dit le nouveau texte Suivez le Figaro sur Facebook et sur twitter : @le_figaro LIRE AUSSI » DOSSIER SPECIAL - La loi anti-piratage

Publié par la rédaction le 4 juillet 2009 à 20:03

Hénin-Beaumont : un 2e tour sous pression dimanche

L’attente touche à sa fin à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Les électeurs de cette commune de 27 000 habitants au cœur de l’ancien pays minier, appelés aux urnes dimanche pour le second tour des municipales, auront le choix entre la liste FN de Steeve Briois et Marine Le Pen et la liste divers gauche de Daniel Duquenne. Arrivée en tête au premier tour avec 39,34 %, la liste FN affronte la liste de gauche arrivée deuxième - elle avait recueilli 20,19 % - et soutenue par la quasi-totalité des partis politiques, du Nouveau Parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot jusqu’à l’UMP en passant par le PS et le MoDem. L’acteur Dany Boon, réalisateur du film Bienvenue chez les Ch’tis, le plus grand succès cinématographique de ces dernières années, a lui aussi demandé hier aux Héninois de «voter contre le FN». «Quoi qu’il se soit passé dans votre ville, quelles que soient vos colères et vos frustrations, rien ne justifiera jamais de voter pour un parti d’extrême droite», a déclaré l’artiste à l’adresse des habitants d’Hénin-Beaumont. La tête de liste du FN, Steeve Briois, a réagi en invitant l’acteur à «quitter Los Angeles pour venir s’installer et vivre à Hénin-Beaumont, chez les Ch’tis, à y payer des impôts locaux avant de s’immiscer dans une situation locale qu’il ne connaît pas.» Quelque deux cents membres d’organisations de gauche rassemblées dans un collectif baptisé «Ouvrez les yeux» se sont rendus hier à Hénin-Beaumont et ont manifesté contre le FN devant la mairie, puis dans les rues du centre-ville. Le candidat de gauche, Daniel Duquenne, les a brièvement salués avant de se retirer. Tempête médiatique Tout au long de la semaine, les ténors de l’UMP et plusieurs ministres ont appelé à voter contre le FN, suscitant l’irritation de certains de leurs électeurs à Hénin-Beaumont. Jean-François Copé s’est déclaré partisan d’être «absolument intraitable». Xavier Bertrand a appelé à voter pour la gauche «sans conditions, sans qu’il y ait quelque tractation que ce soit». Après avoir indiqué qu’elle «n’irait pas voter» au second tour si elle résidait à Hénin-Beaumont, Valérie Pécresse s’est rétractée quelques heures plus tard. «En tant que femme politique mon engagement a toujours été de lutter contre le Front national. Tout, sauf le Front national», a-t-elle affirmé. Christine Largarde a ajouté qu’elle voterait «sans aucun état d’âme» pour la gauche si elle habitait dans cette ville de l’ancien bassin minier. «Et je ferais vigoureusement campagne», a ajouté l’hôte de Bercy. L’influence de cette tempête médiatique sur le scrutin demeure incertaine. Un «effet boomerang» n’est pas à exclure. Certains propos à l’emporte-pièce pourraient être ressentis par les Héninois comme l’expression d’une condescendance sociale. Le contraste est net entre ces déclarations catégoriques et la prudence teintée de gêne des leaders socialistes du Nord-Pas-de-Calais, qui ont longtemps soutenu l’ex-maire PS de la ville aujourd’hui mis en examen, incarcéré et révoqué. Tout en soutenant Daniel Duquenne, le président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, Daniel Percheron (PS), a indiqué dans le quotidien Nord Éclair qu’en cas de victoire du FN la région «respectera le suffrage universel». » Le FN se bat contre le front républicain » Le dilemme des électeurs UMP

Publié par la rédaction le 1 juillet 2009 à 11:20

Loi Hadopi : baptême du feu pour Mitterrand

Immédiatement dans le grand bain. Le président de la République comme le premier ministre ont tout fait pour éviter à Frédéric Mitterrand les affres de la loi Hadopi, dossier qui a terrassé deux ministres. Mais le nouveau ministre de la Culture et de la Communication ne pourra pas éviter le sujet. Déjà le projet de loi qui sera présenté le 13 juillet prochain devant les sénateurs par la Chancellerie effraie, et plus personne n’ose affirmer que le nouveau texte ne présente pas de risque juridique. Le gouvernement l’a soumis au Conseil d’État, comme l’a rapporté La Tribune, en lui demandant d’être particulièrement vigilant sur la constitutionnalité de certains points soulignés alors par le rapporteur. Ainsi, la proportionnalité des sanctions et la graduation de ces dernières qui vont de l’avertissement à la coupure de l’abonnement à Internet en passant par l’amende. De même s’est-il inquiété de l’articulation entre l’instance Hadopi et le juge judiciaire qui aura à sanctionner les internautes indélicats. Enfin, certains s’inquiètent de la validité juridique du délit pour défaut de surveillance qui consiste à punir les détenteurs d’ordinateur utilisés frauduleusement par un tiers. Officiellement, le texte serait cadré, mais, selon un proche du dossier, «tout le monde pensait que c’était le cas les deux fois précédentes». Rassembleur Cela inquiète les parlementaires qui regardent le dossier avec une prudence de Sioux. «Il faut un texte sobre et que l’on reconnaisse comme transitoire», affirme Patrice Martin-Lalande, le député UMP du Loir-et-Cher, rapporteur spécial du budget médias et auteur de plusieurs amendements durant le débat Hadopi. Il préconisait notamment l’amende plutôt que la suspension de l’abonnement. Pour ce dernier, il est important que le gouvernement «ouvre le dialogue avec tous les députés de l’UMP et du Nouveau Centre» et réfléchisse à la nécessité de garder la notion de défaut de surveillance afin de dissocier les cas du délit très grave de contrefaçon. Enfin, pour Patrice Martin-Lalande, il est important d’«encadrer la sanction de suspension de l’abonnement afin qu’elle ne soit utilisée que pour les cas les plus graves». Devant l’ampleur du dossier, Frédéric Mitterrand ne pourra pas rester sans prendre position. D’autant que la mise en place des offres légales, l’autre volet de la lutte contre le piratage des œuvres sur Internet, est loin de faire l’unanimité. Peu de professionnels devraient demain signer l’accord préparé par le CNC sur une nouvelle chronologie des médias qui fixe les dates d’exploitation des films sur les différents supports. Le Syndicat de la vidéo dit qu’il est hors de question de signer le texte en l’état. Il en est de même pour la société d’auteurs, la SACD, ainsi que la fédération des télécoms qui estiment le texte rétrograde. Quant aux organisations du cinéma, elles sont opposées au texte tant que certaines modifications ne seront pas apportées. Seules les chaînes de télévision seraient signataires. Il appartient maintenant au nouveau ministre de se montrer rassembleur s’il ne veut pas porter l’échec d’un projet présidentiel. » Mitterrand : «Je n’ai pas trahi la mémoire de mon oncle» » Les dossiers qui attendent Frédéric Mitterrand » Comment Frédéric Mitterrand a gagné l’amitié de Sarkozy » Le panthéon personnel de Frédéric Mitterrand » DOSSIER SPÉCIAL - La loi Hadopi

Publié par la rédaction le 11 juin 2009 à 23:25

Rêvée par Luc Besson, la Cité du Cinéma ouvrira ses portes en 2012

Le producteur et réalisateur de cinéma Luc Besson a lancé jeudi sur le site d’une ancienne centrale thermique EDF à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) la Cité du Cinéma, un studio à l’hollywoodienne… Source : La Dépêche - Articles similaires

Publié par la rédaction le 11 juin 2009 à 13:07

Joey Starr placé en garde à vue

13H04 Le Grand Direct de l Actu - Jean-Marc MORANDINI Radio Info Sport Decouvertes Entre nous Saisissez un mot-clé Télécharger le FlashPlayer à cette adresse Accueil Europe 1 > Info > Actualité France > Faits divers Joey Starr placé en garde à vue Cree le 11/06/09 - Derniere mise a jour a 12h40 Le rappeur est soupçonné d’avoir attaqué une voiture dans laquelle se trouvaient cinq personnes à coups de hache. Max PPP plus d’info Starr | violence Nouveau ! Toute l’actu en temps reel ! Telechargez MyNewsBar 0 Je vote C onvoqué par les policiers, Joey Starr s’est rendu jeudi matin dans un commissariat parisien et a été immédiatement placé en garde à vue. Le rappeur est soupçonné dans une affaire de “violences et dégradations”, remontant au début du mois de juin, à proximité d’une boîte de nuit du quartier de la Bastille. Didier Morville s’en serait alors pris à cinq personnes dont il aurait frappé la voiture à coups de hache avant de prendre la fuite. Le chanteur aurait réagi à des insultes. Il n’avait pas pu être entendu immédiatement par la police puisqu’il avait été hospitalisé entre-temps. Ce n’est pas la première fois que Joey Starr doit répondre d’accusations de violences. Treize condamnations figurent à son casier judiciaire. Joey Starr a notamment été jugé en février dernier pour avoir porté des coups à son ancienne compagne. Il avait écopé de trois mois de prison et à 2.000 euros d’amende. Aucun commentaire n’a encore été déposé pour ce contenu. Toutes les rubriques Actualité France Actualité Internationale Actualité Economie et Société Actualité Politique Archives Toutes les sous-rubriques Economie Faits divers Justice Politique Santé Société Toutes les Periodes Cette semaine Ce mois-ci Actualité France | Politique

Publié par la rédaction le 13 mai 2009 à 11:30

Lancement du Festival de Cannes 2009 !

Aujourd’hui c’est Cannes ! Comprenez par là que aujourd’hui Mercredi 13 Mai 2009 est le premier jour de lancement du festival de Cannes 2009.. C’est la fête du Cinéma !
Sortez vos paillettes et coiffez vous de votre plus beau chapeau .. ça va dégainer sec sur la croisette de Cannes !
Cette 62ème édition du Festival [...]