Voici un article d’actualité qui vous parle de Toyota : Barack Obama hausse le ton :

«Un constructeur extraordinaire, malgré ce pépin». C’est ainsi que Barack Obama parle de Toyota dans une interview au magazine Bloomberg BusinessWeek, publiée vendredi. Pourtant, derrière ces propos se cache une prise de position plus dure sur les déboires que traverse le géant Japonais aux Etats-Unis. Le président américain, qui s’exprime officiellement sur le sujet pour la première fois, est clair : «Il va y avoir une enquête». «Lorsque la sécurité publique est en jeu, chaque constructeur a une obligation de réagir rapidement et résolument dès que les problèmes sont identifiés», précise Barack Obama. Cette prise de position très ferme vient s’ajouter à celle du Congrès qui réclame une audition du patron de Toyota, Akio Toyoda, à la fin du mois. Des porte-parole du constructeur ont assurés que ce dernier allait faire le déplacement aux Etats-Unis. D’après la presse japonaise, il devrait profiter de ce voyage pour annoncer la publication de tous les défauts découverts sur les voitures Toyota, y compris les plus mineurs, comme une portière qui se ferme mal. Une transparence toute nouvelle dans l’automobile. Les déboires continuent Ces annonces interviennent alors que la série noire se poursuit pour Toyota. Par la voix d’un de ses porte-parole, Mieko Iwasaki, le constructeur japonais annonce ce samedi le rappel de 10.000 camionnettes pick-up de modèle Tacoma sur le marché nord-américain. En cause cette fois : une fissure «susceptible d’entraîner une rupture de l’arbre de transmission» sur des véhicules portant deux numéros de lots particuliers. Près de 8.000 voitures sont concernées aux Etats-Unis, 1.500 au Canada, 200 au Mexique, et le reste à Hawaï et dans d’autres îles. Akio Toyoda s’est rendu ce samedi chez un concessionnaire à Tokyo où sont effectuées des réparations sur des Prius. «A partir de maintenant, il n’y aura plus de problèmes», a-t-il assuré. Des airs de protectionnisme Le problème est en tout cas en train de prendre une tournure diplomatique. Le gouverneur de Tokyo, Shintaro Ishirara, a accusé ce vendredi les Etats-Unis de se servir de cette crise pour «asséner un coup de poing» au Japon. Selon lui, les américains jalouseraient la réussite de Toyota sur leur sol. «Je crois que c’est dans la nature des Américains d’être fâchés contre un Japon qui les a si rapidement devancés en matière d’automobile, un domaine qu’ils ont pourtant inventé. S’il y avait eu des problèmes avec Ford ou General Motors (GM), on n’en aurait peut-être pas fait un tel plat» a-t-il déclaré. Ce point de vue est aussi partagé par plusieurs observateurs, dont le site spécialisé dans l’automobile, Edmunds.com. Ce dernier publie une étude dans laquelle il estime que cette crise pourrait faire perdre à Toyota sa place de numéro deux aux Etats-Unis en 2010 au profit…de Ford. Pour le moment, Toyota possède 17% de parts de marché contre 15% pour l’américain. De même, l’intérêt marqué de l’administration américaine pour cette affaire témoignerait de la volonté de Washington de booster les ventes de GM et Chrysler. Pour rappel, le gouvernement américain détient plus de 60% du capital des deux groupes. Une prise de participation réalisée au plus fort de la crise, lorsque le gouvernement a du dépenser plusieurs milliards pour les sauver de la faillite. Les Big Three seraient déjà en train de récupérer les clients perdus par Toyota à grand renfort de promotion sur leurs véhicules… LIRE AUSSI » JAL et Toyota illustrent les déboires du Japon
Vous venez de lire une partie de cet article extrait de : Le Figaro