Publié par la rédaction le 12 février 2010 à 21:51

Ikea : la direction campe sur ses positions

Voici un article d’actualité qui vous parle de Ikea : la direction campe sur ses positions :

Les salariés d’Ikea ne décolèrent pas. Ils contestent, depuis plus d’une semaine, la politique salariale menée par le groupe suédois en France, par le biais de grèves et de débrayages que la direction qualifie d’«historiques». Jeudi, à l’issue de la dernière réunion de négociation consacrée aux hausses de rémunérations, directions et syndicats campaient toujours sur leur position : une exigence de 4% de hausse collective des salaires côté syndical, contre la proposition d’une hausse de 2%, dont seulement 1% à titre collectif, côté direction. A l’issue de cette rencontre, les syndicats ont appelé à la grève immédiate les quelque 8.800 salariés du groupe dans l’Hexagone. Une première pour Ikea, dont l’image d’«employeur social» risque de se voir écornée. Au coeur de ce conflit social, Nathalie de Lopinto, directrice des ressources humaines d’Ikea France, a accepté de répondre aux questions du figaro.fr. Etes-vous prêts à revoir à la hausse les propositions rejetées jeudi par les syndicats ? La proposition que nous avons formulée cette semaine, à savoir une augmentation globale de 2% des rémunérations, dont 1% à titre collectif, nous paraît satisfaisante compte tenu de la crise économique. Elle situe en effet les augmentations salariales de cette année au même niveau que celles de l’année dernière. Ikea a par ailleurs toujours associé des avantages sociaux à celui de la rémunération : les salariés bénéficient d’un 13e mois, d’une prime d’intéressement, d’une participation ou encore d’une mutuelle d’entreprise. Quand rencontrez-vous à nouveau les partenaires sociaux ? Nous avons proposé aux syndicats de les revoir lundi en fin de matinée, pour une réunion uniquement consacrée à d’autres thèmes que celui de la rémunération, et qui ont été évoqués par eux au cours de cette semaine : la tenue d’entretiens individuels et les plans de formation. Nous avons entendu la revendication salariale portée par les salariés. Mais nous avons également entendu leur préoccupation à propos d’autres points de la politique des ressources humaines. Ikea a grandi très vite ces dernières années : sept magasins ont été ouverts, et 2.000 personnes embauchées. L’accompagnement des salariés a de ce fait besoin d’être renforcé. Craignez-vous une mobilisation de forte ampleur ce week-end ? Selon les magasins, les échos que nous avons sont disparates. La mobilisation à prévoir est difficile à évaluer. Mais samedi, nous nous apprêtons à fermer des magasins. Nous sommes très attachés à l’accueil que nous pouvons offrir à nos clients. La prochaine réunion consacrée aux rémunérations aura lieu le 25 février. S’il le faut, nous l’avancerons. LIRE AUSSI : » Le conflit social se durcit chez Ikea

Vous venez de lire une partie de cet article extrait de : Le Figaro

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