Publié par la rédaction le 7 février 2010 à 15:53

Nucléaire : l’Iran souffle le chaud et le froid

Voici un article d’actualité qui vous parle de Nucléaire : l’Iran souffle le chaud et le froid :

A quoi joue l’Iran ? Les autorités de la République islamique ont multiplié cette semaine les déclarations contradictoires, prêtes mardi dernier à coopérer avec la communauté internationale, menaçantes dimanche. «Maintenant, Dr Salehi, commencez à produire de l’uranium à 20% avec nos centrifugeuses», a ainsi lancé Mahmoud Ahmadinejad dans une allocution. «Peu de temps» pour un accord En octobre dernier, le président iranien avait rejeté une proposition du groupe des Six (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) de faire enrichir l’uranium iranien à l’étranger. Les occidentaux comptaient ainsi contrôler le processus pour éviter qu’il ne serve à la fabrication d’une arme nucléaire. Mais l’Iran avait fixé en retour un ultimatum aux Six, pour qu’ils acceptent avant fin janvier de lui livrer du combustible à ses conditions. Face à la perspective d’un durcissement des sanctions internationales, Mahmoud Ahmadinejad avait semblé cette semaine infléchir sa position, en se disant prêt à accepter la proposition internationale. Le président iranien a donc fait volte-face dimanche, en ordonnant le démarrage de la production d’uranium hautement enrichi au directeur de l’Organisation de l’énergie atomique iranienne, Ali Akbar Salehi. Celui-ci a précisé la menace : si les Six «font des propositions avec des conditions déraisonnables, nous lancerons la phase d’enrichissement», a-t-il déclaré, sans préciser ce que signifient «peu de temps» et «conditions déraisonnables». «Téhéran a la capacité d’enrichir l’uranium» Le Guide de la république Ali Khamenei, notoirement réticent à l’idée d’un accord, pourrait bien dans l’intervalle avoir pressé Mahmoud Ahmadinejad de revenir à plus d’intransigeance. Samedi, le président du Parlement iranien Ali Laridjani, proche du Guide suprême, avait déjà durci le ton en accusant les Occidentaux de chercher à «tromper l’Iran» pour lui «enlever son uranium enrichi». «La porte reste ouverte aux discussions, nous ne l’avons pas fermée», a affirmé Mahmoud Ahmadinejad dimanche. Mais il a ajouté qu’un éventuel échange de combustible nucléaire entre Téhéran et les grandes puissances devrait être «inconditionnel». Pour appuyer son propos, il a affirmé que Téhéran était désormais capable d’enrichir de l’uranium par la technologie laser. Suite à cette annonce, le ministère britannique des Affaires étrangères a fait part de sa «profonde préoccupation», rappelant que si l’Iran mettait sa menace à exécution, «cela violerait de manière délibérée cinq résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU». Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a quant à lui appelé la communauté internationale à s’unir «pour faire pression sur le gouvernement iranien». « Je crois que les sanctions et la pression peuvent encore marcher», a-t-il déclaré, «mais nous devons travailler tous ensemble». LIRE AUSSI » L’Iran disposé à envoyer de l’uranium enrichi à l’étranger » ANALYSE VIDÉO - Comment comprendre le jeu de l’Iran sur le nucléaire » L’Iran lance un «ultimatum» aux Occidentaux » Un vaste dispositif de sanctions vise Téhéran

Vous venez de lire une partie de cet article extrait de : Le Figaro

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