Publié par la rédaction le 5 janvier 2010 à 6:39

H1N1 : la France résilie ses commandes de vaccins

Voici un article d’actualité qui vous parle de H1N1 : la France résilie ses commandes de vaccins :

La France revoit son plan anti-grippe A. Le gouvernement, qui avait lancé l’été dernier l’achat de 94 millions de doses de vaccins en prévision de l’épidémie de grippe A, vient en effet de résilier les commandes de 50 millions de doses de vaccins. «Ces commandes n’avaient été ni livrées ni payées, elles sont donc résiliées », a expliqué lundi soir la ministre de la Santé Roselyne Bachelot sur TF1. «Si c’était à refaire, je referais exactement la même chose », a affirmé la ministre, se défendant d’en avoir fait «trop ou pas assez». Elle a néanmoins insisté sur l’économie que va permettre selon elle la résiliation annoncée des commandes : «Plus de 350 millions d’euros», soit une «économie de plus de la moitié» de la somme totale. Estimant par ailleurs qu’il ne faut «pas relâcher la garde sur la vaccination», elle a annoncé que les médecins généralistes volontaires, autre sujet de polémique, pourront vacciner dans leur cabinet à partir de la semaine prochaine. La vaccination va également se poursuivre dans les centres de vaccination et doit continuer jusqu’à septembre prochain. Lundi, selon le ministère de l’Intérieur, le cap des 5 millions de Français vaccinés contre la grippe H1N1 devait seulement être franchi. Le PS exige les chiffres exacts des commandes L’intervention de la ministre répondait à la déferlante de critiques qui s’est abattue lundi sur le gouvernement, mettant en cause sa gestion de la campagne de vaccination contre la grippe H1N1. La nouvelle, dimanche, de la revente à l’étranger d’un certain nombre de vaccins excédentaires avait mis le feu aux poudres. Le PS, puis le Nouveau Centre, le NPA et le PC ont alors dénoncé une «gabegie» financière, au profit des laboratoires pharmaceutiques. Montrés du doigt, ces derniers (GSK, Sanofi Pasteur) se sont dits prêts à rediscuter leurs contrats avec le gouvernement. Malgré l’annonce de Roselyne Bachelot, l’opposition ne désarme pas. Le député PS Jean-Marie Le Guen, qui avait été le premier à réclamer une mission d’information parlementaire sur la gestion gouvernementale du plan de vaccination, estime que «c’est un fait avéré que notre pays est celui qui a dépensé le plus pour vacciner le moins». Le député de Paris continue d’exiger que «le gouvernement fournisse les chiffres exacts sur les commandes et les montants donnés en exemple». Dans la journée, le PS avait été plus loin en réclamant une commission d’enquête parlementaire, plus contraignante qu’une mission. François Bayrou (MoDem) s’était en revanche refusé «à jeter la pierre au fait qu’on ait pris des précautions». Un argument brandi depuis dimanche par la majorité pour justifier les commandes de cet été. Au cour de la réunion hebdomadaire des dirigeants de l’UMP à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a rappelé selon un participant que le pays a connu par le passé «beaucoup de crises sanitaires» et se doit de respecter le «principe de précaution». Message relayé par le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre, qui a évoqué les polémiques comme le scandale du sang contaminé et plus récemment, la canicule meurtrière de 2003. Pour Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l’UMP, la volte-face du gouvernement lundi soir montre que «la polémique lancée par le Parti Socialiste était à la fois inutile et malveillante». » DOSSIER SPECIAL - Tout savoir sur la grippe A

Vous venez de lire une partie de cet article extrait de : Le Figaro

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