Voici un article d’actualité qui vous parle de Antoine Gallimard : «Le livre numérique est un livre à part entière» :

Patron d’une maison d’éditions prestigieuse, Antoine Gallimard voit dans l’arrivée du livre numérique la fin d’un monde protégé depuis la fin de la seconde guerre mondiale. «La grande angoisse c’est le piratage. Quand nous avons vu ce qui est arrivé dans la musique, dans le cinéma nous nous demandons si nous allons connaître ce fléaux. Mais le livre numérique pose d’autres questions : «qui va le contrôler, quels sont les réseaux de distribution, quels rôles pour les fournisseurs d’accès, les Google - qui ne respecte pas le droit d’auteur, qui prend vos contenus dans la poche - les Apple et autres. Il y a une cohorte de gens qui arrivent et on ne sait pas trop ce qui va se passer». Face à cela, les éditeurs français ont créé trois plateformes numériques : Eden (Gallimard), Numilog, et eEditis. «Le gouvernement veut qu’il n’y ait qu’une seule palteforme. On essaie de se regrouper. Qu’il y ait au moins une interopérabilité entre les plateformes et qu’il y ait une vitrine unique pour les libraires et les lecteurs». Le grand combat actuel d’Antoine Gallimard est d’aligner la TVA de 19,6% supportée par le livre numérique sur celle de 5,5% du livre physique. «Il y a très peu de chance pour que la fiscalité soit alignée car Bruxelles considère que quand le livre est téléchargée c’est un service, et il faut lui appliquer une TVA des services. Mais, il y a une réunion des ministres de la culture européens dans une semaine à Bruxelles qui est très importante. Je lance une pétition avec mes confrères européens pour que le livre numérique soit reconnu comme un livre à part entière». Revenant sur la polémique provoquée par le député UMP Eric Raoult, qui a demandé à Marie NDiaye, prix Goncourt édité par Gallimard, de respecter un droit de réserve, Antoine Gallimard estime que «Marie a raison quand elle dit que c’est monstrueux d’aller chercher des enfants à l’école pour les renvoyer dans leur pays et en même temps, la France est tout de même une bonne mère. Il y a eu à la fois une vraie provocation de ce député et Marie a raison quand elle dit qu’elle n’est pas un préfet. Il y a une liberté de ton et d’expression».
Vous venez de lire une partie de cet article extrait de : Le Figaro